Dans la nuit
La lune pleine
Comme une merveille
Dans laquelle tout resplendit
Un éclair d’illumination…
De nouveau le Paradis —
Le
30 octobre 2020
Journal d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2020
Dans la nuit
La lune pleine
Comme une merveille
Dans laquelle tout resplendit
Un éclair d’illumination…
De nouveau le Paradis —
Le
30 octobre 2020
Journal d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2020
JOIE ET SILENCE
Au réveil
Je vous trouve
Fraîche et aérienne comme un ange
À nos baisers et à nos caresses
Seuls
Et à cet amour qui nous unit
Nous devons cette ouverture
De nos âmes
À la beauté de la vie
Non comme Idée
Ou comme théorie
Mais comme sentiment intense
— Qui s'impose dans le silence
Dieu sait pourtant si…
Le 25 octobre 2020
Journal d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2020
ŒUVRE MYSTIQUE
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Cette fois, il faudra comprendre mystique au sens de caché.
Fruit d'une expérience incommunicable, voilà une œuvre qui doit disparaître de la scène du monde. Tel qu'il est.
C'est la lecture de quelques pages de Trois filles et leur mère de Pierre Louÿs qui m'a fait comprendre à quel point l'expérience contemplative — galante est inaccessible, même intellectuellement, à l'injouissant, puisqu'on y lit et qu'on y découvre ce qui rend l'imbécile heureux.
Il faut admettre qu'une expérience particulière de l'existence et de la sensibilité vous ait rendu étranger à la vulgarité et à l'insensibilité du monde de ceux qui sont étrangers au monde, mais parfaitement adaptés au réel, tel que la névrose des êtres l'a fait, — et qu'il la reconduit en retour.
Je crois aussi qu'il ne faut pas chercher à déstabiliser des représentations intellectuelles qui reposent sur une telle misère vécue, qu'on la considère sous ses aspects caractériel, culturel, sentimental ou autre.
L'existence a déterminé la conscience et la sensibilité des êtres qui font cette époque : leur milieu d'origine, la lutte qu'ils ont menée et qu'ils mènent pour être ce qu'ils sont, leur avenir prévisible ou non : tout concourt à faire d'eux ce qu'ils sont.
Mais il est vrai que j'aurais pu tout aussi bien lire quelques pages de L'amant de lady Chatterley, et me sentir peut-être moins singulier.
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Au réveil
Le monde est une caresse
Qui nous rend’or
— Pour un long moment
L’après-midi
Dans la féerie de l’automne flamboyant
Nous sommes soudain saisis
— Assis sur le petit banc —
Par le chant des oiseaux
Et le Silence…
La Vie s’invite alors
Dans l’Illumination
De ce pur Instant
Le monde est un trésor
Caressant
Qui s’offre à peu de gens
Le 22 octobre 2020
Journal d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2020
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Prenez soin de vous.
Le Bureau.
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Au retour du premier concert
Depuis décembre…
Dans
la collégiale du Palais
Où chacun porte un masque
Je dois imposer cet engagement pris
À une vieille tête brûlée butée
— Et j'y parviens à force d'autorité
On me salue pour cela…
Je crains que ce demi-esclandre
Ne nous gâche la soirée…
Un violoncelle
Une soprano
Un théorbe
Voilà nos vaisseaux
Pour le baroque précoce
Des airs italiens
Peu joués…
Ou inconnus…
Le voyage commence doucement
— Jusqu'au Ricercar d'Ortiz
Où là j'applaudis
Et où l'assemblée me suit
— Elle n'osait pas
Et n'attendait que cela
Venu choqué
Réellement renversé
Blessé d'avoir failli me faire écraser
— Une fois encore —
Par ce portail dégondé
Je suis littéralement bouleversé
Emporté dans un maelström d'émotions
La soprano — juste devant moi — le voit…
Mes sourires
Mes pleurs
Ma joie
Elle semble n'avoir d'yeux que pour moi :
Pour elle aussi c'est la première fois :
Elle nous le dit
« De nouveau en présentiel »
— Ajoute le théorbe
Le mot nous fera rire
Au retour…
Mais là
— Entre Barbara Strozzi
Et Frescobaldi —
Je me sens plutôt en présence du Ciel
— Moi aussi…
De nouveau…
Après trois ou quatre rappels
Le public est debout
Nous sommes tous merveilleusement émus
C'est un concert que j'aurais préféré évité
— Et que je n'oublierai jamais
Je ne suis pas Xi Kang
— Moi pourtant si proche de lui —
Lorsqu'il dit que la musique
N'a ni joie ni tristesse
Il faudrait pour qu'il en fût ainsi
Que nous naissions hors du corps de notre mère
Quand nous ne sommes pendant neuf mois
Que le cœur battant de ses propres sensations
Et ces associations de sons et d’émotions
Nous imprègnent
Le devenir prime sur le surgissement :
Ainsi se transmet
— Aussi —
L'or du Temps
Le 18 octobre 2020
Journal d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2020
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