samedi 31 octobre 2020

Éclair de Paradis

 

 

 

Dans la nuit

La lune pleine

Comme une merveille

Dans laquelle tout resplendit



Un éclair d’illumination…

De nouveau le Paradis —



 

 

Le 30 octobre 2020

Journal d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2020



 

lundi 26 octobre 2020

Joie et silence — Œuvre mystique

 

 

JOIE ET SILENCE

 

Au réveil

Je vous trouve

Fraîche et aérienne comme un ange



À nos baisers et à nos caresses

Seuls

Et à cet amour qui nous unit

Nous devons cette ouverture

De nos âmes

À la beauté de la vie

Non comme Idée

Ou comme théorie

Mais comme sentiment intense

Qui s'impose dans le silence



Dieu sait pourtant si





Le 25 octobre 2020



Journal d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2020






ŒUVRE MYSTIQUE

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Cette fois, il faudra comprendre mystique au sens de caché.

Fruit d'une expérience incommunicable, voilà une œuvre qui doit disparaître de la scène du monde. Tel qu'il est. 

 

 C'est la lecture de quelques pages de Trois filles et leur mère de Pierre Louÿs qui m'a fait comprendre à quel point l'expérience contemplative — galante est inaccessible, même intellectuellement, à l'injouissant, puisqu'on y lit et qu'on y découvre ce qui rend l'imbécile heureux.



Il faut admettre qu'une expérience particulière de l'existence et de la sensibilité vous ait rendu étranger à la vulgarité et à l'insensibilité du monde de ceux qui sont étrangers au monde, mais parfaitement adaptés au réel, tel que la névrose des êtres l'a fait, — et qu'il la reconduit en retour.



Je crois aussi qu'il ne faut pas chercher à déstabiliser des représentations intellectuelles qui reposent sur une telle misère vécue, qu'on la considère sous ses aspects caractériel, culturel, sentimental ou autre.



L'existence a déterminé la conscience et la sensibilité des êtres qui font cette époque : leur milieu d'origine, la lutte qu'ils ont menée et qu'ils mènent pour être ce qu'ils sont, leur avenir prévisible ou non : tout concourt à faire d'eux ce qu'ils sont.



Mais il est vrai que j'aurais pu tout aussi bien lire quelques pages de L'amant de lady Chatterley, et me sentir peut-être moins singulier.



 

 

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vendredi 23 octobre 2020

ILLUMINATION D’AUTOMNE

 

 

Au réveil

Le monde est une caresse

Qui nous rend’or

Pour un long moment



L’après-midi

Dans la féerie de l’automne flamboyant

Nous sommes soudain saisis

Assis sur le petit banc —

Par le chant des oiseaux

Et le Silence…



La Vie s’invite alors

Dans l’Illumination

De ce pur Instant



Le monde est un trésor

Caressant

Qui s’offre à peu de gens







Le 22 octobre 2020

Journal d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2020

 

 

 

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lundi 19 octobre 2020

Chères lectrices, chers lecteurs

 




Afin que nos abonné)e(s ne reçoivent trop de messages simultanément, le Bureau des recherches sur l’amour et le merveilleux pourrait se trouver en accès restreint aux seuls rédacteurs, — dans les prochaines semaines.



Cependant celles et ceux qui désireraient lire les nouveaux articles pourront se rendre sur le Deuxième Bureau des recherches sur l’amour et le merveilleux (ici), où ils seront disponibles en accès libre.



Prenez soin de vous.



Le Bureau.

 

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dimanche 18 octobre 2020

En présence du Ciel… de nouveau

 

 

 

Au retour du premier concert

Depuis décembre…



Dans la collégiale du Palais

Où chacun porte un masque

Je dois imposer cet engagement pris

À une vieille tête brûlée butée

Et j'y parviens à force d'autorité



On me salue pour cela

Je crains que ce demi-esclandre

Ne nous gâche la soirée



Un violoncelle

Une soprano

Un théorbe

Voilà nos vaisseaux

Pour le baroque précoce



Des airs italiens

Peu joués

Ou inconnus

Le voyage commence doucement

Jusqu'au Ricercar d'Ortiz

Où là j'applaudis

Et où l'assemblée me suit



Elle n'osait pas  

Et n'attendait que cela



Venu choqué

Réellement renversé

Blessé d'avoir failli me faire écraser

Une fois encore —

Par ce portail dégondé

Je suis littéralement bouleversé

Emporté dans un maelström d'émotions



La soprano — juste devant moi — le voit

Mes sourires

Mes pleurs

Ma joie

Elle semble n'avoir d'yeux que pour moi :

Pour elle aussi c'est la première fois :

Elle nous le dit



« De nouveau en présentiel »

Ajoute le théorbe



Le mot nous fera rire

Au retour

Mais là

Entre Barbara Strozzi

Et Frescobaldi —

Je me sens plutôt en présence du Ciel

Moi aussi

De nouveau



Après trois ou quatre rappels

Le public est debout



Nous sommes tous merveilleusement émus



C'est un concert que j'aurais préféré évité

Et que je n'oublierai jamais





Je ne suis pas Xi Kang

Moi pourtant si proche de lui —

Lorsqu'il dit que la musique

N'a ni joie ni tristesse



Il faudrait pour qu'il en fût ainsi

Que nous naissions hors du corps de notre mère

Quand nous ne sommes pendant neuf mois

Que le cœur battant de ses propres sensations

Et ces associations de sons et d’émotions

Nous imprègnent



Le devenir prime sur le surgissement :

Ainsi se transmet

Aussi —

L'or du Temps







Le 18 octobre 2020

Journal d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2020

 

 

 

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