dimanche 8 mai 2016

Prairie des féeries







Dans le […]
Prairie des féeries
Le 8 mai 2016








Je suis dans le vent
Ivre seulement
Du parfum des lilas entêtant
Et de nos mille oiseaux le chant
Ivre du printemps !

Ai-je dit la légère brise
Qui tourbillonne ces effluves
Capiteux inébriants ?

En fait je ne suis pas dans le vent
Ivre de printemps
Je suis absent
Ou totalement présent
Je ne peux que me taire
Parlant parfois à peine ces quelques mots
À ce petit écran
Qui les note comme il faut

Celui qui parle ne jouit pas du Temps
Et celui qui jouit du Temps ne parle pas

C'est comme ça pas autrement


Retour de brise et d'effluves enivrants
Comme cette grande joie d'enfant
Que je sens en moi s'émerveiller à tout cela


En fait je ne suis pas dans le vent
Ivre du parfum des lilas entêtant
Je suis aux anges
Tout simplement
Qui tourbillonnent dans ce printemps
Comme ils tourbillonnaient dans le monde
Lorsque j'étais un tout jeune enfant

Le tapis du gazon
Où je suis maintenant
Fait d'herbes natives et sauvages
Que parsèment de hautes fleurs jaunes
Simples à cinq pétales
Et de hampes de clochettes mauves
Est un paradis
Tout simplement

Le paradis est ici !

Il faut s'y perdre pour le croire !

Quelques arpents de terre
Où le monde de l'Homme est absent
Et au lendemain de l'amour
Resurgit l’Éden

Et l’Éden de l'amour, alors, parlons en !

Qui pourrait dire la merveille des baisers
Ou des rythmes ondoyés
Glissant d'enchantement
Que vous dérouliez
Tandis que j'explorais
La mine de l'or du Temps
Qui pourrait rendre la somptuosité
De la galerie
De velours et de soierie
Toute tapissée d'envoutement et comme d'éblouissements
Qui mène au merveilleux filon
Et qui pourrait rendre mon abandon
Affirmatif ardent
Tandis que je me déployais en vous énormément
Et vos rythmes superbement guivriants
Qui me caressaient alors extatiquement
Qui pourrait en parler véridiquement ?

Ne rien dire et rejoindre la prairie
Des féeries






Le 8 mai 2016






.