lundi 6 août 2012

Gentilhomme de fortune


Poésies III



Les idées s'améliorent. Le sens des mots y participe. Le plagiat est nécessaire. Le progrès l'implique. Il serre de près la phrase d'un auteur, se sert de ses expressions, efface une idée fausse, la remplace par l'idée juste. 




Rien n’est dit, et l’on vient à temps depuis plus de trente-sept mille ans qu’il y a des hommes qui aiment, et qui l’écrivent ou le peignent. Sur ce qui concerne les mœurs, le plus beau et le meilleur est à venir ; l’on ne peut se fier beaucoup d’après les anciens, mais seulement d’après les plus  habiles d’entre les modernes. Dont nous sommes.


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Il faut chercher seulement à aimer divinement, et à en parler juste — si on en parle —, sans vouloir amener les autres à notre goût et à nos sentiments ; c’est une trop grande entreprise.


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On trouve, dans les Mémoires de Guy Debord, cette phrase : « — Les gentilshommes de fortune se fient généralement peu les uns aux autres, et ils ont raison. » ; pourtant il arrive que, parmi eux, des dames accordent leur confiance à des hommes, et réciproquement : ces Poésies en sont la manifestation.




Le 6 août 2012