Paume
ouverte
Soleil
au creux
Entre
mes doigts
Éclairs
merveilleux
Allongé
sur la Terre
— Qui vogue
dans l'Infini, l'Éther —
Adossé
sur son talus herbeux
Caressé
par son silence somptueux
Que
rythme seulement
De
ses branches, de ses herbes, de ses cimes le bruissement heureux
Je
joue dans
Et avec un soleil
Vaguement
venteux
Chaud
Qui
me rend bienheureux
Grand
souffle d'aise
Dans
brise caressante
Quand
brusquement
(Alors
que je quitte le petit ballet des yeux
— Que
me font sur leurs longues tiges élégantes
– En avalanche – de petites fleurs blanches)
Je
me perds
— Grâce plus qu'insigne —
Dans le vert
— Grâce plus qu'insigne —
Dans le vert
Intense
de la vigne…
…
Vierge
de moi-même
Je renais soudain au monde
…
Je renais soudain au monde
…
Plus tard, après la beauté suprême,
Le 15 septembre 2016
. .