jeudi 5 janvier 2012

Accord...




Le problème dans la volupté, ce n'est pas la puissance individuelle — ou la délicatesse : c'est l'accord des puissances ; l'accord des délicatesses. Et l'abandon à la puissance, l'abandon à la délicatesse ; comme l'abandon à l'accord.
Vos cœurs mis à nu…
Il y a cinquante ans, un poète — que l'on qualifie ordinairement de mineur, et qui écrivait des ritournelles — l'avait chanté : « S'il n'entend le cœur qui bat, le corps non plus ne bronche pas ! »
En cinquante ans, cette si simple considération semble s'être perdue, dévastée, comme le reste, par les gesticulations — littéraires, « philosophiques », « artistiques » — de l'injouissant contemporain, régressif, pervers polymorphe.
Un autre poète — qualifié, lui, de majeur — l'avait prédit : « Le désert croît »


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