FLYING CARPET
30 mars 1994
Acrylique sur toile ; diamètre 160 cm
LE
PUR MIRACLE DE L'AMOUR
Comment
rendre
La
douceur sublime
Proprement
irréelle
Nimbée
d'or
De
tendresse folle
La
douceur joueuse et caressante
Qui
nous enveloppait il y a quelques jours de cela
Comment
rendre
La
pure extase de vivre
Dans
la tendresse
Dans
les rires et dans la joie
Dans
les jeux
Où
vous gagnez toujours
Les
jeux de l'amour d’abord
Où
très doux et très courtois
Je
savourais
(Tout
à l'emportée de ma joie)
Le
mouvement
Où
je vous laissais gagner
La
première
De
l'ultime félicité les rivages
Ceux
que l'on ne peut aborder que dans une sorte de grand ravage
Et
des exclamations extrêmes
Tant
on est bouleversé de s’y rejoindre
Vous
me serrant si fort contre votre cœur
Palpitant
Ondulant
et constrictant de bonheur
Moi
goûtant tellement votre victoire
– Dans
ses débordements d'abord
Et
puis dans son long savourement
Sans
paroles
Clonique
et extatique posément –
Que
Tout
à me délecter
Des
sensations divines que me procurait votre jouissance
(De
ses premiers excès à son épuisement émerveillé)
J'en
oubliais presque la mienne
Et
où
À
la fin
Je
vous entendais
Dans
une sorte de lointain
Et
dans un sourire
Me
murmurer ce que vous avez désigné explicitement comme un haïku :
C'est
un assassinat – pur et simple
Si
je ressuscite
Je
porte plainte
Comment
donc rendre
Cette
tendresse
Ces
rires
Cette
joie
Dans
ces jeux
Ceux
que l'on nomme
Si
joliment
Dans
un monde si laid
Les
jeux de l'amour
Dont
je viens de parler
Et
dans les autres ensuite
Ceux
que l'on joue
Caressants
Immergés
Côte
à côte
Dans
la douceur sublime
Proprement
irréelle
Nimbée
d'or
De
tendresse folle
Dans
la douceur joueuse et caressante
Et
où
Vous
gagnez toujours
Faisant
mentir le proverbe
Heureuse
au jeu, heureuse en amour
– À
moins que là également
Très
courtois et très doux
Je
ne vous laisse gagner
La
première
Trop
heureux de savourer votre beauté et votre joie… –
Comment
rendre tout cela ?
À
considérer l’ensemble
Et
son caractère sensualistement surnaturel
Il
me semble que nous devions les laisser tous
À
leurs affaires
Et
jouir de ce miracle
Sans
nous occuper du reste
Car
au vrai nous sommes d’une clique rare
– Si
rare que je n’en vois ni n’en ai vu nulle part
De
pareille
Ni
de si belle –
Qui
a affaire
Nimbée
d'or
Et
de tendresse folle
À
la merveille des merveilles…
Les
grands sentiments sont sans pareils
Les
grands sentiments sont sans paroles…
Le 29 mars 2010.
R.C. Vaudey Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2010-2011
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