mardi 4 septembre 2012

Correspondance avec un éditeur




Alors que Nietzsche et Lin-tsi arrivaient sur la plage, ils trouvèrent, abandonné sur le sable — à peu près à l'endroit où ils avaient trouvé, quelques jours auparavant, le livre Poésies III —, un des rares exemplaires du numéro 3 du recueil poétique et artistique Avant-garde sensualiste.


L'ouvrant au hasard, Nietzsche lut :




Correspondance, suite.


À Antoine Gallimard.
(Février 2005.)




Nous avons vu avec plaisir que vous veniez de publier les “Lettres des deux amants” qui apportent — je cite la quatrième de couverture — “une contribution aussi bouleversante qu'inattendue au patrimoine mondial de la littérature amoureuse”.
Il faut toujours apporter une contribution aussi bouleversante qu'inattendue au patrimoine mondial de la littérature amoureuse, lorsqu'on le peut, mais vous savez sans doute que nous espérons, de notre côté, que ce patrimoine mondial de la littérature amoureuse pourra à son tour et dialectiquement apporter, lui aussi, une contribution bouleversante mais attendue à la révolution du monde qui se déroule sous nos yeux.




« C'est pas gagné ! » fit Lin-tsi


« Tu m'étonnes… » dit Nietzsche


Et, la brise s'étant levée, chacun prit son frisbee et s’en alla jouer, seul, contre le vent — au jeu préféré des sensualistes… 









Le 4 septembre 2012.