Chère
amie,
Voici
le poème promis :
Il
y a
— Juste
là —
Devant
moi
Un
endroit de douceur céleste…
Une
petite terrasse
Où
repose un chat…
Où
une paix vous saisit
Comme
une chance divine
Qui
vous entraîne dans l’Infini
Le
1er août 2020
Journal
d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2020
Le
mystique — de retour dans la Lumière — ne peut plus rien dire.
Aboli-accompli.
Au
mieux, revenu dans ce monde, il remercie.
Il
poétise.
L’homme
religieux prie, supplie. Quémande. Implore. Se
mortifie.
Sans succès.
L'athée
erre.
L’ignore.
Sec,
tout se refuse toujours à lui. Il est sans plus aucune limite. Mais
les lendemains de fête sont terribles.
Le
philosophe déblatère. Qu’il affirme ou qu’il nie, qu’il
pleure ou qu’il rie, il injouit.
À
défaut d’illumination, on voit ainsi de pauvres hères qui errent
: rois, tyrans, courtisans, conseillers des grands, exploiteurs des
petits, Rastignacs, rastaquouères, rien de ce qu'ils bafouillent —
avec ou sans style — n'intéresse l'éveillé.
Seuls
les poètes…
Et
encore, pas tous…
On
voudrait pouvoir avoir l'art de Lin-tsi d'amener les gens à
l'illumination d'un grand coup de bâton ou de chasse-mouches…
À
défaut de l’émouchoir ou du bâton de Lin-tsi, j’utilise Bach.
Avec encore moins de réussite que lui.
Faute
de pouvoir le faire moi-même, j’envoie
Hopkinson
Smith
et
son luth pour jouer sa chaconne à tous les « gentils seigneurs
et
à toutes les belles dames » de cette planète, en espérant
qu’il s’en trouvera une ou un que
cela pourra émouvoir, et qui, d’un coup, rejaillira dans l’Éclat et la Lumière.
Mais, vraisemblablement,
comme l’écrivait déjà Wang Tsi, au septième siècle, dans son
poème Jeu de
luth, nuit de lune
Accordé
à la lune ,
Je
joue pour un nuage :
Eaux
ni montagnes ne résonnent
À
l’oreille des sourds
Enfin,
que cherche-t-on ? À fixer des vertiges et des illuminations.
À
éveiller les déesses et les dieux qui s’ignorent.
À
les rendre à leur réfulgence première.
Mais
si c’est une élection, elle n’est pas le résultat d’un
scrutin.
Que
l’on nous aime ou non, qu’importe.
Que
l’accide toujours nous fuie, et que nous reposions souvent dans l'irradiance : voilà le point.
À
vous,
R.
C. Vaudey
.