Les
plus beaux jours du monde
Lorsque
nous allions
Dans
nos campagnes
Pare-brise
baissé
Écouter
Telemann
—
Portés
par le souffle léger de l’Amour…
L’amour
coule toujours
Dans
nos corps et dans nos âmes
Bien
après que nous avons déployé
Les
ailes de l’ange
De
la féminitéetdelamasculinitémêlées
Dansé
le hula
hoop
Le
Ouh
là là Houp
Et
bien d’autres gigues et gavottes
Qui
mènent à cette extase
Médusante
Tonitruante
Contemplative
—
galante
Qui
fait passer celles qu’offrent le peyotl
Et
les autres différentes camelotes
Pour
ce qu’elles sont : des transes idiotes
Des
trucs tout juste bons pour des cinéastes
—
Ou
la foule injouissante
Grégaire
et vieillotte…
Et
je revois l’époque
Des
Indes Galantes :
La
société du Spectacle
Défoncée
et balnéaire…
Le
troupeau des “Beautiful People”
“Jet setters”
et autres marioles
—
En
toc
Gonflé à la coke —
Gonflé à la coke —
Auquel
j’appartenais:
À
bien y repenser :
L’Enfer…
Dans
cette société de la montre
Arasée
et anti-poétique
L'Enfer,
c’est les autres…
Et
l’Homme anti-contemplatif et anti-galant
—
Camé
à bloc —
Est
malheureux de ses semblables
Qu’il
doit singer et dominer
Dans
le bruit, la fureur…
et à chaque instant…
Tandis
qu’il gigote
Ou
prend des poses
Incessamment
Dans
le banc
—
Avec
les autres morues, les autres harengs…
La
liberté et l’amour
N’ont
vraiment commencé qu’avec mon exil
Volontaire
Volontaire
Sur
mes terres
— Dans mon nouveau Piémont-Sardaigne —
Et
dans mon vert corps
À
trente-huit ans
—
Comme
Montaigne
Jeunes
filles, Jeunes gens
Quelque
aptitude au jeu, au dépassement
— Et
à l'amour abandonné… —
Sans
connaissances spéciales
Si
beaux ou intelligents
Prenez-en
bonne note :
Avec
ce monde d’injouissants en ribote
Et
de dévots et de cagotes
—
Toujours
tous en tas ou en procession —
Les
premiers principes doivent être hors de discussion :
Ne
vous commettez jamais
Le
27 juin 2017
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017
.