Où
nous retrouvons le Temps sans y penser
Où
nous retrouvons l'extraordinaire liberté
— Si
longtemps volée…
Ne pas pouvoir en parler
Ne
pas pouvoir l'évoquer
La partie de campagne
— Des
rizières…
D'ici…
—
Comment
oser la présenter…
Même maintenant
Où
nous pouvons vivre le soir comme dans la fournaise
Où
nous retrouvons l'extraordinaire liberté
— Si
longtemps volée…
La légèreté ondulante de nos amours de braise
Nos
immenses cris de joie à la vie…
Nos
bains de minuit
— Gelés
dans l'eau à 30 degrés… —
Moi
Les
après-midi
Interminablement
allongé
Les
bras étirés contre ma tête
Ébahi
Ébloui
Comme
jamais je n'aurais pu l'imaginer
Par
le miracle de cette vie…
Restant
là
Sans
voix
Envahi
par son soudain dévoilement divin
Faisant
Pour
la première fois
Cette
expérience-là
Du
miracle de ma vie
Puis le soir dans l'amour dans la fournaise
Où
nous vivons cette immense aise
Nus
Sur
la soie de nos tapis
Volants
Sur
l'antique lin de notre lit
Alanguis
Sur
le miracle de l'amour la liberté la poésie
La
pensée caressante aux prisonniers
Comme
au loin dans la nuit l'honneur
des opprimés
— Payer pour voir…
Vous
savez ce qu'il en est… —
D'ici
Vivre comme la fournaise
Dans le Temps
Sans y penser
L'extraordinaire liberté
— Si
longtemps volée…
Le
6 juin 2015
Illuminessences
(Journal d'un Libertin-Idyllique)
2015
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