ÉRATO
Qui
est le plus vif…
Du
soleil dans sa brassée dorée
— Versée
sans arrêt par la baie —
… Des
violons et des hautbois de Vivaldi
… Du
colibri
— En
vol stationnaire
Face
au mur de lierre —
… Des
mésanges
— En
plongée vers le tournesol —
… De
la lumière
— Faisant
rayonner les branches et les feuilles
De
ce jardin d’hiver ?
Qui
est le plus vif
De
tout cela ?
— Qui
me laisse sans voix…
Ou
serait-ce le souvenir d’hier…
Onde-fusée
Dressée
Profonde
Fière
Abandonnée
Puissamment
ondulée
Moi
ouvrant le bal
De
notre priapée
Phénoménale-sentimentale
Du
début à la fin
Si
belle
Si
aisée
Si
parfaitement rythmée
Si
follement accordée ?
Si
je voulais chercher
J’en
perdrais cette félicité…
Donc,
je ne cherche pas —
« Chercher la raison
De
ce qui vous fait pour ainsi dire léviter
— Il
faut l’éviter »
Dit
d’ailleurs justement un vieux dicton
— Du
Caucase —
Qui
frôle l’antanaclase…
Les
dictons ont parfois du bon
Le 13 janvier 2018
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2018
 |
Eustache Le Sueur
Les Muses Melpomène,
Érato et Polymnie
(vers 1652-1655)
|
OUTRE-CIEL
Chère
amie,
Nos
recherches sur l'amour et le merveilleux prouvent que l’ascétisme
n'est d'aucune utilité pour retrouver l’outre-Ciel — appelé,
selon les différents systèmes religieux, satori, illumination,
extase, épiphanie etc. — par cette expérience béatifique du silence
et ce saisissement soudain par l’imprédictible et indicible
expérience de la jouissance
du Temps, —
à
laquelle l’accord des puissances et des délicatesses réciproques
et partagées, dans l'amour charnel, et, finalement, l’extase
harmonique mènent
bien plus sûrement et bien
plus
élégamment.
…
Personne
ne m’en demande et je n'ai pas de méthode éducative à proposer à
ce monde d’injouissants
anesthésiés-enragés, tenus ou excités par des endoctrineurs
endoctrinés et fanatisés —
dans
lesquels j’inclus évidemment, et avec une mention spéciale, les
adorateurs de la Sainte-Phynance —
: à vingt-cinq ans, je croyais à la nécessité de l’analyse : je
persiste évidemment
à
penser que l'analyse est dans bien des cas nécessaire. Mais dans un
monde qui offrirait des possibilités de créer des situations
sensualistes, contemplatives, galantes et qui offrirait des modèles
de ce genre. La question est plus que jamais à l'ordre du jour.
W.
Reich, à son époque, le croyait aussi : d’autres que lui ont
décidé qu’une deuxième Guerre Mondiale ferait mieux l’affaire.
Le
14 janvier 2018
Rappel
« La
philosophie peu démontrée d'Héraclite a une valeur artistique plus
grande que tous les théorèmes d'Aristote. » Nietzsche.
«
Il n'est pas de condition plus enviable ici-bas que celle des amants
libres de contraintes, à l'abri de la critique, n'ayant pas à
craindre la séparation, désireux de ne jamais se quitter, éloignés
du vulgaire, faits pour s'entendre, pleins d'un réciproque amour.
Que
Dieu leur donne l'aisance, une demeure, une vie paisible ! Que leur
union se garde sur ce qui plaît à Dieu... » Ibn
Hazm
ÉLOGE
DE LA JOUISSANCE
ou
INCITATION
À
L’A-DÉBAUCHE
De
la philosophie envisagée comme œuvre d'art
Tel
pourrait être, en résumé, le titre du tableau que peint
l'Avant-garde sensualiste.
Les
“artistes” ont cependant pris soin d'éradiquer autant que faire
se peut les herbes maléfiques de leur Jardin
afin que leur tableau soit le plus aimable possible...
Réconcilier
les sexes dans un libertinage heureux et “ravissant” est le but
élégant que l'Europe offre, avec l'Avant-garde sensualiste —
en fin mot de l'histoire de son nihilisme et en dépassement de l'ère
de la métaphysique du sado-masochisme —,
aux femmes et aux hommes de cette planète. Dont on se souviendra...
(Avant-garde sensualiste 4 Juillet 2006 / Janvier 2008)
Réconcilier
les sexes dans un libertinage heureux et “ravissant” :
je croise une jeune femme de trente-cinq ans ; mon air élégant
la fait se rapprocher de moi ; d’une chose à l’autre, elle
en vient rapidement à se confier : elle veut un enfant ;
elle ne croit pas en la stabilité de son compagnon, de quinze ans
son aîné ; elle me dit : nous, les femmes, nous dépendons
des hommes pour avoir un enfant (plus tard, je rapporte la chose à
Héloïse
:
elle me répond tout à trac, telle un vieux bandit du Tch'an :
oui, c’est le principe même de la reproduction sexuée… ) ;
elle voudrait aller en Espagne pour se faire inséminer ; je lui
dis que puisque le coït ne semble pas lui répugner et qu'elle n'est pas stérile, il est étrange
qu’elle
veuille
faire un enfant avec la Technique ; je lui demande si elle
aurait aimé, elle, ne pas avoir de père ; elle me répond de
façon si affirmative que je comprends qu’elle a été violée par
son père (elle ajoute, à demi-mot, son grand-père) ; je
voudrais lui présenter des excuses au nom des hommes sentimentaux
; je m’abstiens quand elle me dit que son beau-père l’a
réconciliée en partie avec le genre masculin ; elle me dit
qu’elle ne veut pas que dans dix
ans le géniteur irresponsable de son
enfant vienne faire valoir ses droits.
Comment
pourrait-elle comprendre l’amour contemplatif —
galant. Je ne lui en parle évidemment pas.
La Technique « supplée » au dépassement
analytique — difficile et douloureux — des traumas terribles de
l’enfance ; elle s’appuie sur la Séparation, bien réelle — dans ce cas, celle existant entre les
femmes et les hommes —,
pour l’intensifier encore. Debord — dans La
société du spectacle :
« Le système économique fondé sur l'isolement
est une production circulaire de l'isolement.
L'isolement
fonde la technique, et le processus technique isole en retour. »
À vingt-cinq ans, voulant mettre en place une alternative pratique à
cette production circulaire de l’isolement —
à la critique de laquelle nous avons simplement ajouté depuis
qu’elle était aussi et
surtout
une production circulaire de l’injouissance —,
nous pensions pouvoir créer des milieux
parallèles où l’isolement bucolique, l’analyse reichio-primale
et une forme de solidarité nous permettraient d’offrir des
conditions d’épanouissement incomparables aux jeunes adultes, que
nous étions, et aux enfants : ce monde et ce rêve ont explosé,
—
et
encore ne sommes nous qu’au début de l’explosion.
Qu’aurions-nous
été : des sortes d’Amisch, immodestes, irréligieux et finalement
aristocrates, cernés par les injouissants en furie.
Certains
de ceux qui nous accompagnaient ont fini médecins, junkies, d’autres
animateurs culturels et/ou profs de philo : nous, nous avons
découvert
l’amour contemplatif —
galant,
dont
l’ignorance aurait de toute façon gâché toutes ces entreprises.
Pourrais-je,
aujourd’hui —
cette
merveilleuse et indispensable découverte de l’amour contemplatif —
galant
faite —,
imaginer
la réalisation de
ce rêve ? Peut-être… pour des gens qui seraient aussi et
surtout des musiciennes et des musiciens baroques, des divas et des
chanteurs dont chacune et chacun posséderait, bien isolée des
autres, sur une propriété de plusieurs centaines d’hectares, sa
gentilhommière —
l’abbaye
de Thélème, dont j’ai parlé dans le Manifeste,
servant
de lieu de déploiement des fêtes musicales (clic), galantes et
contemplatives, et de cadre
de vie
pour
les
enfants, les
adolescents et tous ceux aimant la compagnie ; mais de toutes
ces mains de poètes, de musiciennes, de chanteuses etc. lesquelles
s’occuperaient de couper le bois ; et où ce beau monde
pourrait-il se déployer ? Et pour combien de temps encore ?
…
De
toute façon, l’extatisme
galant
reste pour la plupart inaccessible : on vient de voir pourquoi,
avec l’exemple de cette jeune femme, —
qui
me peine et pour laquelle je ne peux rien. Et
aussi à cause de
cette haine
des
sens —
et
particulièrement de l’amour génital
hétérosexuel —
qui imprègne la culture occidentale depuis Platon ; Platon qui a non seulement offert une conception dégradée de la contemplation (clic), compatible avec
l’adoration
et la subordination religieuses,
mais
dont La
République
a également
fourni le modèle d’organisation hiérarchique et la sensibilité,
pédérastique,
qui ont structuré l’Église et son clergé, et dominé l’Europe
pendant près de mille ans.
L’extatisme
individuel,
solitaire, lui, en tant qu’il s’enracine dans l’enfance de
l’humanité et dans l’enfance individuelle est une expérience
plus facile à retrouver et connue de tous les humains : on
commence par être un être d’émerveillement et « aux
anges » avant d’être sec — sauf sévères traumatismes pré
et péri-nataux —, et les hommes, avant de se séparer de la nature et des
femmes, et de les soumettre à leur délires d’injouissants — qu’ils
sont devenus par cette domination même —, ont commencé par avoir un
rapport d’amour et un sentiment d’identité avec le monde ;
seule cette castration
mystique,
pour ainsi dire, due à la violence imposée au monde et aux femmes —
que l’esclavagisme, le viol et les violences sexuelles, comme
pratiques habituelles, ont encore aggravée, plus tard —
les a fait passer d’un sentiment de puissance poétique, d’accord
et
d’identité avec le monde, à un
sentiment de
dépression et
à
une relation de soumission, de crainte envers des puissances
« divines », nées de leurs projections névrotiques,
projections névrotiques dues, donc,
à cette castration
mystique,
à cette injouissance, et qu’inaugura le passage du stade de
chasseur-cueilleur à celui d’éleveur.
« À
la vue du chasseur, vue horizontale et égalitaire d'un monde peuplé
d'esprits animaux que l'homme traite en alliés et en partenaires,
succède une vue verticale hiérarchique d'un monde dominé par des
instances supérieures qu'il convient de vénérer et d'implorer.
S'il y a bien toujours échange avec le monde surnaturel, il ne
s'agit plus d'un échange symétrique. Car ce n'est plus l'animal sur
pied que demande l'éleveur, mais la pluie, l'herbe, la tranquillité
qui lui permettront de garder l’accroît de son troupeau. Disposant
désormais d'animaux domestiques qui peuvent lui servir de substitut,
l'éleveur les sacrifie à ses ancêtres, tout en implorant leurs
faveurs. C'est l'essor du sacrifice et de la prière. » [On se
situe dans le cadre d'] « une relation non d'alliance mais
de filiation, non horizontale mais verticale, non de réciprocité
mais de subordination. » La
chasse à l'âme. Roberte
Hamayon
Ce
sentiment d’alliance, d’identité muette et impatronisante avec
le monde, c’est ce que retrouvent tous les poètes et tous les
mystiques du monde, renouant ainsi le fil rompu de leur histoire
personnelle et de l’histoire de l’humanité. Ce qui demeure, qui
doit être exploré et, au moins en partie, déminé, ce sont les
pulsions destructrices
et auto-destructrices
nées de cette castration poétique, mystique, tant individuelle
qu’historique. Les
pulsions destructrices
et auto-destructrices, réactives, secondaires : ce que les
religions appellent le diable.
L’extatisme
galant, lui, est à
venir.
Ce n’est pas une expérience de l’enfance individuelle, —
peut-être
de l’enfance de l’Humanité, si j’en crois ce que rapportaient
les Trobriandais.
Les
enfants ont une sexualité de
lait (orale,
anale, phallique, musculaire etc.) —
que
conservent les injouissants
adultes —,
parce qu’elle correspond aux différents stades de leur
développement physiologique et libidinal : certes, les vagues
d’ondulations
génitales existent chez les très jeunes enfants des deux sexes mais
l’expérience génitale elle-même (la douceur et l’impétuosité
du désir d’être pénétrée et de pénétrer, l’extase
harmonique et
les
éjaculations mystiques
accordées
n’appartiennent pas à l’enfance. Mais à la femme et à l’homme
adultes. (voir le petit film à la fin du texte, ici )
Bref
—
et
nous avons toujours insisté sur ce point qui nous parait être ce
qui constitue la spécificité de ce que nous avons appelé les Libertins-Idylliques, en tant
qu’héritiers du meilleur de l’histoire de l’amour, de la
poésie et aussi de la mystique européennes —,
nos contemporains, comme nos prédécesseurs, retrouveront toujours,
et encore pour un bon moment, plus facilement ce sentiment de
plénitude et d’identité avec l’outre-Ciel
au travers des différentes activités solitaires qui peuvent y mener
qu’à travers l’amour charnel : des millénaires de
patriarcat sado-masochiste rendant la rencontre charnelle, entre les
hommes et les femmes, difficile, voire impossible, empoisonnée
qu’elle est par la duplicité et le masochisme féminins, la
jobardise et le sadisme masculins, l’infantilisme sexuel et
sentimental des deux sexes, à quoi s’ajoute le fait que l’esclavagisme
spectaculaire-marchand et la domination-destruction de la nature par
l’injouissance font que les unes et les autres ont d’autres soucis
et d’autres
problèmes à régler, —
quand c’est malgré tout le seul qui devrait les intéresser.
…
Vous
avez raison : je suis sûrement le contemplatif le plus
querelleur, mais j’ai une excuse : mon maître en la matière
fut Lin-tsi —
que
je lus à vingt ans (Debord n’était pas tendre non plus). Que vous
dire ? Le mysticisme catholique ecclésiastique aime le martyre,
hystérique, souffreteux etc. Il lui a manqué des personnalités
comme celle de Lin-tsi, justement,
plutôt prêtes à bastonner les discursistes qu’à « souffrir
le martyre de Jésus-Christ » —
souffrir le martyre n’étant
pas un
programme implanté dans le logiciel du Tch'an — ;
Lin-tsi, donc, même si lui-même et ses amis n'étaient bien
évidemment
pas assez galants pour un Français de ma trempe. Pour le reste :
L'angélisme
des quiétistes m’exténue.
Les
ascèses des gymnosophistes, hindous (sadhu) ou musulmans (fakirs),
m’inquiètent et m'intriguent ; —
m’amuseraient, si elles ne m’attristaient.
La souffrance et le
masochisme sous-jacents chez Simone Weil me font de la peine.
La
querelle entre Fénelon et Bossuet, qui aboutit au « crépuscule
des mystiques » dans l'aire catholique, m’intéresse :
l'oraison de silence cédant devant l'oraison discursive
et
laissant la place aux injouissants spiritualistes torturés (dont Pascal reste le prototype),
ramène étrangement aux premiers temps historiques de la perte de
l’outre-Ciel,
c’est-à-dire de la perte de la jouissance
du Temps.
Les
conflits entre banquiers puritains (qui, à défaut de jouissance
amoureuse,
poétique ou contemplative, cherchent le « salut »
((pour leurs structures caractérielles dépressives)) dans
le
travail))),
alliés aux banquiers usuraires (qui, à défaut de jouissance
amoureuse,
poétique ou contemplative, cherchent le « salut »
((pour
leurs structures caractérielles dépressives)) dans
l’accumulation)))
contre les tenants, romains, du rigorisme religieux anti-sensualiste,
prêchant l'abstinence et pratiquant, aux yeux des puritains, le
vice, ces conflits qui mènent
toujours le monde ont
pu,
une fois cette défaite des mystiques consommée, se poursuivre sans encombre.
…
Les
Libertins-Idylliques, les Contemplatifs —
Galants
peuvent être vus comme une résurgence, bien plus raffinée, bien
mieux informée (au moins sur les raisons inconscientes d’un
certain nombre d’attitudes significatives des uns et des autres),
éminemment plus voluptueuse, évidemment, de ce courant que j’ai
appelé le courant du « grand libertinage », celui des mystiques,
des Libertins-Spirituels, de Maître Eckhart, de Sainte Thérèse
d’Avila, de Saint Jean de la Croix, de Madame Guillon et de
Fénelon, de ce courant de l’extatisme qui est toujours
anti-totalitaire et anti-hiérarchique —
ce
que Bossuet avait finalement
compris —, avec ce que cela implique : un mysticisme toujours un peu
christique, tout
à l’opposé de ce que prône La
Fable
des abeilles,
anti-capitaliste et
anti-petit-libertinage (petit-libertinage que Sade a porté à l'incandescence littéraire), bref, une forme suprême de la jouissance, farouchement
indépendante,
parfois d’inspiration
patricienne
(Chevreuse, Guillon, Fénelon
et nous mêmes),
parfois d’inspiration
plébéienne
et communautariste.
…
Dans
le cours de la guerre des sexes qui domine le monde, et même qui
domine toutes les autres guerres en cours, qu’elles
soient de classes, de races ou de religions —
dans
la mesure où toutes les classes, toutes les races et toutes les
religions, qui s’opposent, s’opposent déjà, dans leurs propres
rangs, toutes (prolétariat-sauveur-du-monde
inclus), d’abord
aux
femmes —,
dans
le cours de cette guerre, donc, dont les causes remontent à la fin du
Mésolithique, la découverte de l’amour contemplatif —
galant est très certainement anecdotique — sauf pour nous —,
d’autant plus (mais
quand bien même… )
que nous avons été, dès le début, très clairs avec nos éventuels
sectateurs :
JEUNES
GENS, JEUNES FILLES
Quelque
aptitude au dépassement, au jeu
Et
à l’amour abandonné.
Sans
connaissances spéciales.
Si
intelligents ou beaux,
Vous
pouvez donner un sens à l’Histoire
AVEC
LES SENSUALISTES.
Ne
pas téléphoner ; ne pas se présenter.
Vivez,
aimez, écrivez, créez.
On
peut trouver un public pour l’hédonisme, le masochisme, la
méditation transcendantale, le zen ; le pessimisme le plus noir, la mort en martyr ont leurs adeptes aussi obséquieux que malheureux, de même que le
nietzschéisme de gauche et même celui de droite, mais
on ne peut pas trouver un public pour le contemplatisme — galant ;
ce qui, dans une époque aussi ignoble, au sens premier du terme, est
rassurant : j’imagine les placards que nous allons bientôt
faire imprimer :
Née de
la rencontre d'Héloïse Angilbert et de R.C. Vaudey, l’Avant-garde
Sensualiste est un ensemble d’art anacréontique cultivant un
contemplatisme — galant totalement unique.
Deux
solitaires reconnus, nourris du meilleur de l’Europe, exposent les
résultats de leurs recherches sur l’amour et le merveilleux, et,
bien plus encore, mêlent leurs créations contemporaines aux
collaborations diverses (danse, théâtre, déclamation...).
Invité
par les plus grands festivals (Aix-en-Provence, Ambronay, Saintes,
Utrecht, Innsbruck… ), l’ensemble a réalisé plus de cinq cents
évènements à travers le monde, de Londres à Washington, de
Jérusalem à Rome, de Vienne à Madrid.
Ce
sera très beau à voir, mais je crois que notre public ne
pourra être constitué que des personnages des fictions cinématographiques un peu fleur bleue, — quelque part sur la route de Madison.
C'est
d'ailleurs tout le problème : celles et ceux qui vivent vraiment
l'amour ont autre chose à faire que de s'intéresser aux représentations
que d'autres en donnent ; et celles et ceux qu'il a toujours ignorés ne
s'intéressent pas davantage à ce qu'on en dit.
Avec
mes respectueux hommages,
R.C.
Vaudey
Le
14 janvier 2018
Correspondance d'un Libertin-Idyllique
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