samedi 14 juillet 2018

Le plus beau concert — Le plus bel amour









Hier :
L'expérience extraordinaire
Bouleversante de la Beauté
Insupportable à en pleurer
Tandis que Heather Newhouse chantait
Là où nous n'aurions pas été
Sans votre perspicacité —
Qui clôturait un jour commencé dans l’appréhension
Mais où tout s’était miraculeusement arrangé
Avec l’assurance des carrosses millésimés
Enfin couverts grâce au crochet


Aujourd'hui :
Le monde effacé
Par l'onde gigantesque
De nos amours chevaleresques
Tout aussi bien que centauresques
Belles à en pleurer —
Qui m'ont littéralement annihilé
Où étais-je
Lorsque je n'étais plus
Entre le moment où je suis retombé de notre éteinte
Où ma vie s'est éteinte
Et celui où je me suis réveillé
Ne sachant plus ni qui j'étais
Ni même ce qu'était être
Ni où j'étais
Ni même ce qu'était un lieu terrestre —
Allant ainsi jusqu'à ignorer ce qu'était la vie
Puis avec cette joie incommensurable
Lorsque la mémoire m'est revenue
Et particulièrement celle de la façon
Dont je l'avais perdue
De retrouver la mienne ?


Héloïse
Comment vous dire que je vous aime ?


Pour finir
Dans la nuit
J’entends par hasard un crooner
Chanter non pas Mozart ou Vivaldi
Mais un vieil air des Beach Boys
Qui, enfant, me plaisait tant
Alors même que je n'en comprenais rien
Qui dit
God only knows what I'd be without you

 

Aujourd'hui,
Nous sommes maintenant le 14 juillet —
Allongé dans notre grand lit douillet
Je ressens intimement
Infiniment
Exactement
Le sentiment que cet air transcrit
Et je bénis la vie de m'avoir permis
De me permettre
Étonnamment dans cet âge —
De le ressentir toujours davantage


Que ne suis-je un chanteur
Comme Michael ou comme Heather
Pour vous chanter d'une voix pure ou de velours :


Héloïse
Je vous aime à l'Infini
Et pour toujours






R.C. Vaudey
Le 14 juillet 2018
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2018 








.