Sous
le violon d’Enrico Gatti
Jouant
l’andante d’une sonate en trio de Tartini
Nous
nous prélassons
— Après
avoir fait
Dans
le printemps et l’après-midi
Ce
que Voltaire conseillait de faire :
Nous
être occupés de notre jardin
Quand
et comment passe-t-on dans l’IMMENSE DIMENSION ?
Par
exemple, après avoir coupé un vieux sureau desséché
Sur
le tapis d’une petite herbe verte et dense
Parsemée
de crocus
… Et
surtout de jonquilles
Plus
tard
— Dans
le soir —
Le
bouquet que l’on en a fait
Nous
sidère par sa simple beauté…
On
en demeure interdit
(Je pourrais rester toute ma vie en arrêt
Devant
un bouquet de jonquilles…
Je
suis resté toute ma vie en arrêt
Devant
ce bouquet de jonquilles…)
Et
voilà !
Comment
viennent de nouveau la Belle Absence…
Le
Paradis…
Et
l’on sent qu'on pleure chaudement…
Sous
le violon de Gatti…
Jouant
les sonates en trio
De
Tartini
Ô
Monde !
Pourquoi
es-tu si beau ? *
Le 5 mars 2019
Journal
d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019
* Post-scriptum
Le
philistin répond : pour exister à nouveau…
La
séparation…
La
production…
La
reproduction…
— Et
son complot… —
L’injouissant
voit la vie comme un immense complot
Pour la production et la reproduction !
Pour la production et la reproduction !
Point de vue d’époque !
Et de fils de pasteur
— D'usurier ou de camelot !
Mais
le monde est seulement peuplé de jouisseurs
Qui
veulent se fondre dans la Beauté
(Les autres n’ont pas lieu…)
Comme le sait le moindre étourneau…
Le
moindre moineau…
Pour
le vivre…
— Qui
méprisent l’espèce vaine
Qui
s’enchaîne
Et se détruit
Aussi sûrement qu’elle se hait
Et se détruit
Aussi sûrement qu’elle se hait
— Sans
méprise
Quant
aux jonquilles
— Auxquelles
je dois tout depuis mon berceau —
Je
leur tire mon chapeau
Idem
.