Après
la nage
Dans
la jeune langueur du corps
Au
coucher du jour
Je
pense à l'amour
— Celui
que l'on faisait
Il
y a un ou deux jours
– L'amour
que je découvre
Chaque
fois davantage
Dans
notre grand ermitage
Au-dessus
des nuages —
Et
où vous nous jouiez
Le
plus joli tour…
Qu'aurait
aimé Bernart de Ventadour…
— Qui
ressemble à celui qui se joue
Justement
vers la tour
Qu'enserre
puissamment la vigne
Qui
donne le vin
Qui
donne l'ivresse
Semblable
à celle que donnent les troubadouresses
Dont
je parlais l'autre jour… —
L'amour
où vous m'offrez maintenant
À
chaque fois
Comme
une nouvelle virginité
Comme
un nouvel hymen
… Un
amour qu'on fait donc lascivement
— Délicatement
patienté —
Où
chaque légère avancée
Est
un miracle de volupté
Pour
chacun des deux épousés
Où
tout paraît disproportionné
Mais
où la congruence
Qui
peu à peu se fait
Qui
peu à peu y mène
Par
la confiance
L'expérience
Le
désir exacerbé
— Et
ce raffinement suprême
Savoureusement
eninnocenté —
Nous
redécouvre la pureté
Des
premières amours
Mais
une pureté cette fois déliée
Savamment
expérimentée
Puissamment
endivinisée
Incroyablement
extasiée…
Un
amour où souvent vous m'adjurez
D'interrompre
ma course
Voulant
dans mes bras la terminer
— Ce
que nous faisons toujours… Of course… —
Moi
vous acoquinant
Dans
les prolongements divins
Et
dans une lasciveté
Célestement
affolée…
Vous
à la fin
Déesse
des Apothéoses
Finissant
par obtenir mon expulsion
— Ou
mon retrait – on ne le sait pas… —
De
la Closerie du Shangri-La
Du
fait de ma métamorphose
Par
l'ivresse de la profondeur et des sommets
À
fortes doses
— Réitérées
—
Qui
mène tout droit
— Ça
on le sait —
À
la narcose…
Et
aussi
— On
le sait moins —
À
l'arrêt de la métempsycose…
… Une
bonne chose…
C'est
donc à tous ces jolis tours
Que
nous nous jouions l'autre jour
Que
je pense à la tombée du jour…
…
… Et
moi qui croyais tout connaître de l'amour
Je
me dis que je le découvre sous
son vrai jour…
… Enfin…
Le 19 août 2014
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2014
À
paraître.
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