lundi 15 octobre 2012

DE L'UNIVERS LE BATTEMENT...






Les baisers goulus
À n'en plus finir
Les délices infinies de s'embrasser
Tout en se caressant
De se caresser
Tout en s'embrassant
L'embrasement de votre corps
Que l'on sent
Par tous vos pores
Comme une subtile exsudation
Comme le retour de l'océan
Primordial
Votre sexe au mouillage
Et puis les vagues
Du corps les ondulations
Et l'eau de la source de votre bouche
Encore
Les baisers goulus
À n'en plus finir
Le réchauffement climaxique
Que je sens sous mes mains
Avec les mêmes métamorphoses
Les mêmes courants marins
Qui me possèdent et
La même houle
Qui m'enjoint
Dans un clonus tendre
Puissant
Irrépressible
Qui
Sans cesse
Me dresse
Sans appel
Dans un appel pressant
Qui a tout son temps
Vers vous
Sous vos caresses ardentes
L'abandon
Et l'appel du grand large
L'ouverture aux grandes marées
Toujours un peu repoussés
Pour faire durer
L'excitation
Avant la grande expédition
La mise à l'eau
La pénétration dans les vagues
Et les courants
Enfin l'irrépressible traversée
La formidable tourmente
Les extraordinaires grandes marées
Les cyclones
Les ouragans
Les célestes déchaînements
Avec cette application divine
Perdus dans les tourbillons —
À toujours trouver
Au cœur du maelström
Le centre de la Terre
L'œil du cyclone
La grande éclaircie
L'enlevée des magies
L'extase infinie
Qu'à peine atteinte
On laisse resplendir
Comme une étoile
Au cœur de laquelle on baigne
Que l'on aurait fait naître
Où l'on reste là
Calmes soudain
Dans l'explosion
De notre supernova...

Passé ce chapitre explandissant de l'histoire de l'exploration 
De notre constellation
On reprend notre course
Vers d'autres confins
Interstellaires
Toujours le même en fait —
Où l'on s'enfonce toujours plus loin
Jusqu'à la naissance des mondes
Là où naît de l'univers
Le battement
Vous et moi en somme —
Et aussi
Là où naissent les Hommes
Dans la pulsation primordiale
Qui s'y débonde
Totalement
Et puis explose
Et nous emporte…
Toujours …
Sans cesse…
En reprenant…
Jusqu'à notre épuisement

J'avais trouvé comment gonfler les voiles…
Cela nous amusait…
Annihilés sur la plage
Où cette tempête sidérante nous a laissés
On ne peut plus du tout en parler...











Le 12 septembre 2012.












R.C. Vaudey. Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2010-2012