lundi 15 avril 2013

Poésie contemplative — galante




Rajah Rajah


Dans la chaleur de l'été
Alangui
Alors que dans un ciel sans pluie
Tonne au loin l'orage
Je remarque
Vaguement
Le mouvement minuscule des existences
Qui lointainement
Passent sur des routes
Et que rythme
La mécanique d'un quotidien
Mécanique

Nous revenons de loin
De l'Inde de Rajah Rajah
Et de ses palais phénoménaux
Et de plus loin encore
Puisque nous descendons de notre lit

Nous sommes dans l'éternelle magie du monde
Que rien n'effleure
L'Originelle
Et nous sommes là
Paressant rêveusement
Promenant
  En les prolongeant –
De coussins en hamacs
D'une terrasse l'autre
– Du “salon de musique” au “salon de peinture” –
(Tandis que le vent de l'orage qui se prépare
Souffle et nous rafraîchit
Et que se font entendre les premiers éclats du tonnerre)
La paix et la grandeur primordiales

Ici
Ailleurs
N’importe où
Aucune importance
Que l'éblouissement du monde
Qui
Immense
Tonne
Et en nous
Résonne

  
Le 25 juillet 2005.




King Fisher


Le soir, la nuit, la canicule
On boit du vin chilien
Confit comme du sucre d'orge
Et de la bière hollandaise
Fraîche comme de la King Fisher…
On écoute Otis Redding
Pour rire
Et l’on rit
(I've been loving you… Cigarettes and coffee...)
Bon comme la théorie situ de l'époque
Où vous n'étiez pas née

On esquisse un slow
Pour rire
Et on ne rit plus
On se poursuit dans le parc
On s'embrasse
Avec
“Love and emotions”…
Et Redding continue
Et nos rires
Et nos émotions avec

La nouvelle Koï est en or
Massif
Flamboyant
Notre amour
Aussi


Le 29 juillet 2005



R.C.Vaudey



Journal d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2004-2005



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