mardi 24 décembre 2019

L’art à sa plus simple expression… qui est l’amour — Chant de printemps (version complète)






L’art à sa plus simple expression… qui est l’amour


Dans la douceur du jour
Nous retrouvons l’art de l’amour
Et l’amour de l’art — tout aussi bien…
Et en retour…


On convoque Restany
Et son Manifeste du Rio Negro
Klein
Et ses Zones de sensibilité picturale immatérielle —
Romain Rolland, Freud et moi-même
Pour définir l’art sensualiste-mystique-naturaliste
Du siècle commençant
Et les Zones immatérielles de sentiment océanique
De notre Paradis des contemplatifs — galants
Tout un poème… —
Art sensualiste
Mystique
Naturaliste
Où l’ego de l’artiste s’efface
En grande partie —
Pour se contenter
Dans tous les sens du terme —
De protéger la Beauté naturelle
Et où ce n’est plus le spectateur
Le regardeur —
Qui fait la nature du tableau
Proposition inaugurale de l’art moderne au XXe siècle —
Mais bien plutôt le tableau de la Nature qui défait
Poétiquement
Contemplativement —
Le spectateur…
Le regardeur…
Proposition liminaire de cet art sensualiste
Qui ouvre le XXIe siècle…




C’est un développement merveilleux
Et pour nous très inattendu —
De tout le mouvement de la poésie moderne
Mais pas seulement —
Qui s’impose à nous comme un soudain éblouissement
Et qui d’un même mouvement
Réduit le lourd divertissement de l’injouissant
Spectaculaire-marchand —
À néant


Ah ! La beauté ineffable de l’Immatériel
Et les grandes extases de silence plein
Qu’elle vous offre en vous rendant à l’Éternité dans l’instant même
Comme elle révèle bien
Le néant de la bouffissure du vide mondain
Cacochyme —
Qui s’entraîne de lui-même
Et le monde avec… —
À l’abîme


Après la clef de l’amour
Qu’en amants-musiciens et en inventeurs très inspirés
Et édéniques
Nous avions trouvée —
C’est cette fois la clef de l’art de ce temps
Qui s’offre à nous soudainement
Mais par une voie tout aussi harmonique…


Voilà donc le Palais du Ciel
Des béatitudes et des grâces
Que nous défendrons —
Qui s’offre à nous poétiquement
Et théoriquement
Dans une même vision
Et le miracle c’est que l’on nous y aide… d’une bien belle façon…


Après tout qui sait si nous ne finirons pas
Vous et moi —
Comme Pyrrhon :
Après avoir appris
Nous aussi —
Des gymnosophistes de l’Inde
Et de quelques autres poètes
Plus ou moins extravagants
De retour sur nos terres
À la suite de nos courses et de nos dérives —
Y vivant du monde le plus simplement…
À l’écart de la place publique
Sereins
Contemplatifs
Ténébreux
Bucoliques
Et estimés de nos concitoyens, cependant ?


Enfin, nous verrons…







Le 20 décembre 2019
R. C. Vaudey
Journal d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019






« L’amour sera. Nous réduirons l’art à sa plus simple expression qui est l’amour… »
André Breton
Poisson soluble




Chant de printemps




Il arrive aussi
Que je vous ouvre le Paradis
Et que
En vrai galant —
Je vous laisse passer devant


Le fond de votre cœur
M’en est toujours reconnaissant
Je le sais à votre chant
De printemps
Après…
Pendant…

Ces moments transcendants
La vie prosaïque voudrait les oublier si vite
Qu’il faut toujours placer leur célébration
Au centre de l’existence
Quoi que le reste du monde en pense…
Évidemment


Ce pauvre monde dont la vie est rythmée
Par tant de billevesées !










Le 22 décembre 2019
R. C. Vaudey
Journal d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019





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samedi 21 décembre 2019

Air d'innocence








Chère amie,


J’ai vu l’information dont vous me parlez.


Aujourd'hui, l'argent est le Dieu. L’économisme est sa religion. Et la marchandise est son fétiche.


Debord, dans la thèse 67 de La société du Spectacle écrivait ceci, un peu daté sur les moyens (porte-clés publicitaires etc.), qui ont changé, mais pas sur le fond : 

« La satisfaction que la marchandise abondante ne peut plus donner dans l’usage en vient à être recherchée dans la reconnaissance de sa valeur en tant que marchandise : c’est l’usage de la marchandise se suffisant à lui-même ; et pour le consommateur l’effusion religieuse envers la liberté souveraine de la marchandise. Des vagues d’enthousiasme pour un produit donné, soutenu et relancé par tous les moyens d’information, se propagent ainsi à grande allure. Un style de vêtements surgit d’un film ; une revue lance des clubs, qui lancent des panoplies diverses. Le gadget exprime ce fait que, dans le moment où la masse des marchandises glisse vers l’aberration, l’aberrant lui-même devient une marchandise spéciale. Dans les porte-clés publicitaires, par exemple, non plus achetés mais dons supplémentaires qui accompagnent des objets prestigieux vendus, ou qui découlent par échange de leur propre sphère, on peut reconnaître la manifestation d’un abandon mystique à la transcendance de la marchandise. Celui qui collectionne les porte-clés qui viennent d’être fabriqués pour être collectionnés accumule les indulgences de la marchandise, un signe glorieux de sa présence réelle parmi ses fidèles. L’homme réifié affiche la preuve de son intimité avec la marchandise. Comme dans les transports des convulsionnaires ou miraculés du vieux fétichisme religieux, le fétichisme de la marchandise parvient à des moments d’excitation fervente. Le seul usage qui s’exprime encore ici est l’usage fondamental de la soumission. »




Pour continuer à filer la métaphore, on pourrait dire que Greta Thunberg, en prophétesse d’un nouveau paradigme — de nouvelles divinités, pourrait-on dire, que l’on pourrait appeler en plaisantant – si la situation se prêtait à la plaisanterie – les dieux zéro-carbone et zéro-déchets — annonce, ou, au moins, prêche la domination sans partage de ces nouveaux principes supérieurs et la fin du règne du dieu Argent, accusé de saccager le royaume et de mener l’Humanité à sa perte, — dieu Argent dont les temples et les rituels, productivistes-consuméristes, s'élèvent dans le ciel bâtis pour et par l'exploitation des mines de l'or noir des souffrances et des caprices névrotiques des injouissants contemporains (Manifeste sensualiste).


Aujourd'hui, en effet, qu'importent le carbone et les déchets pourvu que l’homme réifié puisse afficher la preuve de son intimité avec la marchandise. Les dieux zéro-carbone et zéro-déchets sont méprisés (on commence cependant à sacrifier un peu à leur culte), de sorte que les fétiches marchands sont élevés sur leur sacrifice et sur celui de tous leurs attributs (richesse du vivant, équilibres naturels, beauté des paysages, vitalité des sols etc.)



Mais ces nouveaux principes supérieurs, qui s'affirment maintenant comme seuls capables d'assurer un futur à l'Humanité, sont totalement antinomiques avec l’ancienne idole : s'ils devenaient vraiment le nouveau paradigme, les adorateurs du dieu précédent (l'argent) et leurs fétiches (marchandises plus ou moins prestigieuses en tous genres) seraient voués aux gémonies, leurs rites (consommation ostentatoire, accumulation etc.) interdits, condamnés, punis, leurs lieux de culte, détruits ou transformés. Eux-mêmes risqueraient leur vie.


C'est la profondeur des bouleversements qu’entraînerait ce renversement des valeurs qu’a bien sentie, intuitivement, le président de cette association — en souhaitant l’assassinat de la jeune et messianique Greta.



Évidemment, ces nouveaux principes supérieurs pourraient prendre corps dans la nouvelle génération : bien sûr, à cause des bouleversements climatiques et environnementaux en cours ou par l’intérêt manœuvrier que certains peuvent y avoir mais aussi parce que cette nouvelle génération pourrait grâce à eux se donner des voies neuves, et bien à elle, pour canaliser l’exaltation propre à sa jeunesse et, d’un même mouvement, ringardiser, maudire, c’est-à-dire tuer, les générations précédentes, ses parents et ses grands-parents (les « punks » du no future, qui, de festivals en séjours « culturels » en tous genres, se déplacent, tels des nuées de sauterelles, en avion et en sous-location, partout sur la planète, en ruinant tout sur leur passage, et, peut-être même, selon certains, l’avenir de l’Humanité, c’est-à-dire celui de leurs enfants et de leurs petits-enfants, — qui sont censément ceux pour lesquels ils déploient et ont déployé toutes leurs activités.)


Évidemment, personne ne peut être mieux placé que ces enfants et ces petits-enfants pour enterrer ces deux générations. Ils le feront, sans aucun doute. Jetteront-ils leurs goûts, leurs plaisirs, leurs mœurs, leurs loisirs aux poubelles de l’Histoire ? Qui vivra verra.


En tout cas, on le voit déjà : un moment de la non-vie a vieilli ; il ne se laissera pas rajeunir avec des couleurs éclatantes ; et son air d’innocence ne reviendra plus, pourrais-je dire, — en détournant Debord.


De notre côté, avec notre manuel de la vie pauvre et nos goûts communautaires, de l'adolescence, et, aujourd’hui, notre amour contemplatif — galant et notre Paradis, comme œuvre d'art emblématique, je pense 
mais vous savez très bien ce que je pense, et je ne vais pas vous ennuyer davantage.


À vous, affectueusement,




R.C.









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lundi 16 décembre 2019

L'Immatériel, la Pangée, l'amour contemplatif — galant et la jouissance du Temps








Un jour on admire la « Joconde des Géologues »
Quelque part sur le bord d'une petite route
Dans les gorges du Doux


Il y a un peu plus de trois cents millions d'années
Si ma mémoire est bonne —
Les forces telluriques y ont laissé une empreinte
Magnifique
À qui sait la voir —
Et le grès aujourd'hui à cet endroit a deux teintes
Là où une grande flèche blanche
A traversé alors un mille-feuilles de pierre rose
Déjà solidifié


Avec nous son inventeur
Ou peut-être faut-il dire son inventrice ? —
Comme il est d'usage de nommer
Celles et ceux qui découvrent des trésors
Lit pour nous dans ces roches
L'histoire de la Terre
Comme à livre ouvert —


Nous sommes à cet instant des enfants
Sur cette masse magmatique en fusion
Qui avec sa galaxie
Tourne éperdument dans la nuit
Tout en se refroidissant
Et sur la croûte de laquelle nous nous aimons
Et nous passons…


À trois cent soixante degrés
La vue et la vie sont une splendeur
Dans la brume fraîche
De cette après-midi ensoleillée


Le lendemain
Nous traversons le Rhône à pied
Et nous marchons d'un pas décidé
Au milieu d'un pont routier déserté…


Les choses ont bien changé
Sur la Pangée
Morcelée —
Où les animalcules
Qui s'y sont développés
S'affrontent et se bousculent


Que restera-t-il d'eux dans trois cent millions d'années ?


Un autre jour, nous allons écouter les musiciens…
Il n'y sont pas — mais le chœur y est bien —
Tout est aimable
Nous défendons maintenant de l'Immatériel
Les zones poétiques de sensibilité


Le Rio Négro a son manifeste
Nous avons le nôtre — de notre côté —
L'ensemble est cohérent…
Lorsque nous en parlons
Les gens sont contents
Que n'ont-ils aimé de la même façon
Il y a dix sept ans –
Le bel amour que nous leur offrions…




Avec tout cela, le temps dédié à notre art contemplatif — galant est écourté…
Le désert est le secret de l'amour :
« Consacrez toute votre vie à l'amour et au merveilleux
Et négligez le reste »
Est un propos de poète mystique anachorète
Ou plus justement cénobitique – puisque nous vivons à deux —
Retiré dans sa thébaïde raffinée 
Ne pas l'oublier…


Aujourd'hui l'Avant-garde sensualiste avait vingt-sept ans
Et j'étais pourtant plutôt comme un adolescent !
Tout m'était trop beau
Trop bon
Dans l'amour qui nous unissait
Tandis que je m’étirais fantastiquement 
Bienheureux au Ciel


Dans la nuit
J'écris l'histoire de cet amour…
Ses aventures et son si beau tour…
Inespéré…
Je dis comment il s'est intensifié
Sensualistement
Et tout aussi bien mystiquement
Spirituellement
Tout en se déployant
Matériellement…
Naturalistement…


Toutes ces choses
Qu'à l'époque nous ne pouvions pas même imaginer
Ni espérer —
Puisque personne ne nous avait dit qu'elles existaient…
Et qu'il nous a fallu nous aussi les inventer… 


La Pangée
Elle se disloque dans le temps
Sur la croûte de ce globe en fusion se refroidissant
Tournoyant dans l’espace glacé de la matérialité


L’amour contemplatif — galant
Il nous fusionne dans le Temps
Ce miracle rayonnant de l’Éternel Présent —
 Dans le saisissement muet du directement vécu et de l’ineffable…
Là où s’effacent toutes les fables
Et toutes les représentations…


Comprenne qui pourra…
— Évidemment











Le 15 décembre 2019 
R.C. Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019






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lundi 18 novembre 2019

Suite française et merveilleuse & L'amour absolu







I


Suite française et merveilleuse




Dehors, la neige tombe
Lorsque l'on sort
On entend
Pour la première fois de sa vie
Dans l'absolu silence de la nuit
Les branches qui craquent
Qui cassent
Qui tombent
Ainsi




Tout ploie
Ou cède
Sous cette neige de glace
Et son poids


Dans le petit jardin
Des branches
De vingt centimètres
Longues de plusieurs mètres
Gisent au sol
Plus loin
La route
— Elle aussi
En est jonchée
Le chasse-neige ne peut plus rien
Un bulldozer fraie un étroit chemin
En vain


Dans cette tempête qui n'en finit pas
Vous parlez d'une ambiance apocalyptique
Bien sûr, nous en sommes loin


Je repense à cette nuit d'hiver
Où j'étais seul
Dans les Vosges
Avec l'Unimog qui patinait des quatre roues
Les deux ponts crabotés
Dans le même froid
Et dans la même nuit
Et dans une même ambiance
De fin du monde


Dans les bourrasques
Je n'avais chaîné qu'une roue
À l'arrière
Déjà épuisé d'avoir à le faire


J'avais finalement réussi à monter
Le kilomètre de chemin
Qui me séparait de ma propriété
Mais le lendemain
Dans un mètre de neige
Le pont arrière
Ainsi fragilisé
Avait cassé
Me décidant enfin à quitter définitivement cet endroit
Pour Paris 
  D'abord
Et puis
Une fois la vente réalisée
Pour Goa


Eussé-je pris le temps
De chaîner les quatre roues
Dont chaque chaîne devait peser une trentaine de kilos
Que rien n'aurait cassé
Je serais resté encore quelque temps
Avant de quitter ce lieu
Devenu inhospitalier
Tout le cours de ma vie en eût été changé
Et je ne vous eusse ainsi jamais rencontrée


Je vous avais souvent raconté cette anecdote
Pas si idiote
Mais là
Dans cet épisode
Cataclysmique et glaciaire
Pour la première fois
Vous la comprenez


Les épisodes cataclysmique et glaciaires
Peuvent avoir des suites merveilleuses
On le voit
Pourtant
Craignant pour nos toits
J'aimerais que celui-ci
Cessât
Et que la neige la mît en veilleuse


J'écris ceci à la bougie
Dans le calme sans pareil
Que procure l'absence d'électricité
Dont seule la coupure permet de mesurer
Combien le reste du temps
Nous vivons dans une atmosphère délétère
Électro-polluée

(Note du 18 Novembre : je retire le mal que j'ai dit de la « Fée Électricité » , ici revenue)






Le 14 novembre 2019
R.C. Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019








II



L'amour absolu




Une jeunesse et un bonheur insensés
Voilà ce que l'amour apporte
Qu'accompagne une douceur d'âme
Sans égale


La campagne est hachée
D'arbres et de branches brisés
Les chemins ne sont plus que des chablis
Où l'on ne peut qu'avec peine avancer
Dans une neige dure et gelée


Je relève des bambous géants le bosquet :
Eux ont plié leurs trois ou quatre mètres
Quand les frênes et les chênes se sont brisés


Sur ce point comme sur d'autres
J'aurais préféré ne jamais avoir à approuver Pascal
Tant ce spectacle est désolant
Et ce n'est pas non plus qu'une façon de parler :
Une vraie peine envahit le cœur
Et l'on éprouve
Pour cette tempête de neige stupide
De la rancœur


Au retour, je me retrouve nez à nez avec deux chevreuils :
Tout leur monde en une nuit s'est écroulé
Ils ont cependant été épargnés


Ils me regardent un instant
Et disparaissent
Élégamment
Malgré leur détresse


C'est dans ce monde désolant
Que nous nous aimions
Si ardemment


En batifolant
On parlait de parfums
Certains, disiez-vous, doivent avoir le nez absolu
Comme d'autres ont l'oreille absolue
J'en déduisais d'aimables conclusions
Qui éclairaient enfin ces extases phénoménales
Suivies de ces éblouissements mystiques ineffables
Qui s'emparent de tout mon être
Par elles et par eux redevenu virginal
Que je connais depuis que je vous ai rencontrée


Toutes ces amabilités nous faisaient rire à n'en plus finir
Si ce n'est qu'à nous embrasser


S'embrasser dans cette joie
— Caressé par la douceur de ces sentiments sous-jacents
Est déjà une pure félicité en soi


Mais c'est par l'exubérance et la puissance
L'outrance et la concordance
En touchant souvent le Ciel
Et en voulant toujours le repousser
En dilatant toujours plus avant nos cœurs
En laissant dans le même temps
Le soliste solaire
Jouer ses solos extraordinaires
Qui font comme un écrin de divinité
Que l'on peut seulement laisser pleinement
S'exprimer
Se rassasier
S'extasier
Cette joie d'amour pleine
Et son appétit éperdu de se déployer


Emportés par de tels élans
Et de tels présupposés
Nous ne pouvions que réduire à néant
Notre passé d'amants :
Comparativement, nous ne nous étions encore jamais aimés


C'est du moins la dernière pensée que j'eus
Une fois que le mirifique déferlement de l'amour
Nous eut soulevés emportés éblouis
Ravagés transcendés fait rugir et pleurer
Et infiniment dans la Beauté nous convulser
Bref, sitôt que mon âme
Redevenue
Par tant d'amour illuminé
Virginale
Se fut à l'univers tout entier
Refusionnée
— Me faisant perdre ainsi connaissance
Dans un sommeil digne d'un nouveau-né


Une jeunesse et un bonheur insensés
Voilà ce que l'amour apporte
Qu'accompagne une douceur d'âme
Sans égale
Disais-je pour commencer


Je peux ajouter
Que dans un monde si parfaitement
Et depuis si longtemps
Partout par la haine et le ressentiment
Ou les éléments
Martyrisé
Une chance incommensurable
Voilà ce qu'est la chance d'aimer
Et d'être — de surcroît —
Aimé
D'en avoir le loisir et l'endroit
Et de pouvoir ainsi posséder 
Par surplus
L'amour absolu










Le 16 novembre 2019 
R.C. Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019






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