I
À
Saint-Pétersbourg
On
fait juste un aller-retour…
Le temps d'être conquis
Par
les voix de la vieille Russie…
II
Ça
vient par bouffées
De
bonheur intense…
De
Joie incontrôlée…
Dois-je
le dire…
Je
caresse la pierre des murs du couloir
J'embrasse
mentalement la cour
Je
bénis l'arbre qui la couronne…
Ça
vient je ne sais ni pourquoi ni comment…
Cette
gratitude infinie
Envers
chaque détail de notre vie…
Le
soir
Je
me fais cueillir par le violoncelle baroque
De
la sonate de Marcello
Et
plus exactement par la violoncelliste
Qui
Sans
discontinuer
Et
sans faiblir
— Habitée
Par
la même émotion qui m’étreint
– Et
qu'elle déploie tandis qu'elle s'y envole —
Me
fait fait jouir…
Musicalement…
Dans
les pleurs…
— Finalement
de bonheur
Assis
en face d'elle
Elle
le sent…
Elle
le voit…
Et
dans cette transe mélomane
Nos
extases harmoniques
— Pour
elle, virtuose…
Pour
moi…
je ne sais comment dire la
chose…
—
S'entrelacent
Et
s’exaltent
Jusqu'à
l’acmé final
Qui
jaillit chez moi comme un immense bravo…
Aujourd'hui,
je me fonds
Dans
vos caresses enchanteresses…
Nous
avons l'un pour l'autre
Les
plus excessives des délices
Des
blandices de l'amour charnel…
Pour
vous
Un
amour extrême
Miraculeusement
onctueux et fondant
Pour
moi
Une
délicatesse émue
Comme
un sceptre de roi
Qui
nous ouvrent aussitôt
Les
portes de la pure délectation
De
l'amour et du Temps…
À
laquelle nous nous abandonnons
De
tout notre cœur
Ardemment
Tendrement
Débordés
et guidés seulement
Par
nos jouissements
Et
nos sentiments
Jusqu'à
l’acmé final
Qui
jaillit comme nos cris
— Qui
sont les infinis bravi de la vie à la vie —
… De
sorte que lorsque nous nous réveillons
Nous
restons longtemps
Sans
plus pouvoir parler
Sans
plus pouvoir penser…
L'extase
encore à l'âme —
Qui
peut dire que je ne dois
Mon
bonheur aux dames ?
R.C.
Vaudey
Le 3 août 2018
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2018
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