mardi 13 mai 2014

EN ARRÊT DANS LA BEAUTÉ




La puissance phénoménale
La vibration intense
Ultra-dense
De la Beauté
Verdoyante
Enivrante
Hallucinante
Dans laquelle on repose
Sur laquelle explosent
Le blanc le rouge des roses
La violine des pivoines
L'or des genêts...
Les saisissements qui vous laissent muet
Qui vous frappent comme une claque
Que rien n'annonçait
Qui arrêtent en un instant
Le petit cinéma bavard
Avec lequel vous vous promeniez —
Que cela vous donne
Par instantanés
Ça parle et ça pense
Et puis, en un instant, c'est arrivé :
Vous restez brutalement coi
Saisi par la puissante Beauté
Qui
Tout autour et en vous
Sourd…
Phénoménale
Dense
Ultra-dense
Hallucinante… –
Médusé... —

Vous aviez autre chose à faire
À penser :
Rien à faire...
Vous ne pouvez plus bouger
Les bras vous en tombent
Vous restez en arrêt dans la Beauté...
Quelque part sur le chemin du monde...

Des extases saisissantes
Il en est d'autres
De l'ordre de celles que l'on peut préparer
Comme l'amour que l'on fait
Mais qui nous emporte cependant
Par ce même bouleversement émerveillé
Toujours hallucinant de nouveauté

L'amour est comme le printemps
Que l'on croit connaître
Et qui vous évapore en un instant
Par des transports inattendus… :
Pour l'un comme pour l'autre
Les connaître c'est se taire...
Bien entendu...

Il n'en allait pas autrement hier
Tandis qu'allongé langoureusement
Je ressentais encore
Les délices
Et de votre corps
Que la veille si délicatement
Je caressais
...
... —
Et de votre ...
...
...
...
...
...
...
... —
Et de votre ...
...
...
Ce qui nous régalait si fort
Que nous devions rester
En arrêt dans la Beauté
Quelque part sur le chemin de la félicité… —

Ce soir il y avait encore
Pour un oui ou pour un non
Nos grands rires et notre joie enfantine
Si bons

L'amour est comme le printemps :
Sans raison
Il vous fait rire dans la Beauté
Du Temps…
Retrouvé…



Le 13 mai 2014




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