Au
lit
On
choisit
Les
œuvres que l'on donnera
—
Pour rester dans le vague —
Car
—
Me dites-vous —
Il
faut se méfier
De
ceux
« Au
regard torve »
Qui
ne sont pas finis...
J'admire
la perfection analytique du « pas finis »
Et
je trouve le « torve » drolatique…
Nous
voilà dans les rires…
Et les baisers suivent…
Comme
toujours…
Ce qui est moins courant
—
Mais qui est beau —
C’est
que j’entreprenne de remonter le courant
Si
tôt…
Je m’engage donc dans ce petit chenal
Étroit
et court
Tout
juste mis en eau
Où
tout est à faire
Et
où l’on doit
—
Pour ainsi dire —
Pousser
les murs et le plafond
Puisque
l’on y touche
—
Dès l’abord —
Le
fond…
Tout ce long mouvement
D’accordement
Nous
donne
Bien
des délectations
Jusqu’à
ce que s’enchaînent
Les
premières grandes aspirations
Que
suivent l’emprise au sol
Dans
un étau
Le
relevé du pont
Jusqu’à
celui de la garde
Impassible
Immobile
Mais
emportée par la foule
Qui
vient
En
houle
Sans
aucune cesse
Et
dans une très grande ardeur
La
caresser de ses ferveurs…
Cette fois
C’est
la foule qui cède
Et
demande grâce
Un répit accordé
On
reprend nos envahissements
Jusqu’à
ce que cèdent
—
Bien facilement—
Les
digues
Et
que l’on provoque
Le
chaos devant…
Moi vous suivant…
—
Retardataire —
On
mène ainsi le bal
Jusqu’à
l’abandon de la princesse
Que
l’on prolonge jusqu’à épuisement
On se réveille
Dans
la merveille
L’ultime
flottance
Et
l’on se régale
De
délicatesses
De
l’amour
Dans
la pluie des jours…
.