jeudi 19 décembre 2013

Vagues






Vagues d'équinoxe au solstice





Vous êtes particulièrement resplendissante
Ce matin
Dans la grisaille et le crachin
Tiède
De décembre
Et du monde avec

Hier
Il y avait de moi
Vous délivrant pour ainsi dire
De votre rhume
En “marabout” de “l'acupuncture interne”
Comme nous en plaisantions tendrement
Ce matin
Ces puissantes vagues d'équinoxe et d'écume
Qui me venaient
Incessamment
Dans un enroulement complet
Puissant et sans appel
De mon bassin et de mes hanches
Mus de l'ampleur de tout mon corps
Les mêmes
Sans aucun doute
Que l'on voyait
Encore
Ailleurs
Battre immensément
Les phares et les falaises
Couvrant
Dans un jaillissement d'écume blanche
Comme d'une immense tendresse
L'immensité des plages
Où elles s'étincelaient
Finalement
Et qui pour moi
Ici
Dans notre amour
Me déroulaient d'aise
Dans la puissance et le battement
Incontrôlé et mugissant
De tout mon être
Se délectant
Ravi et gourmand
Impétueusement
De la puissance
Et de la tendresse
De ce mouvement

À battre ainsi
Tempétueusement
Nos phares et nos falaises
De cette grande vague d'équinoxe
Il fallait bien qu'à un moment cesse
Notre résistance à tant de force
Et que les sentant sous moi soudain céder
Je couvre
En vous suivant
Dans l'instant même
Dans un interminable coup de semence
D'un jaillissement d'écume blanche
Et comme d'une immense tendresse
Vos plages dorées
Immenses …
Tu sais
Celles
Toujours
Toi et moi
On s'étincelle







Le 10 décembre 2007




Journal d'un Libertin-Idyllique