mardi 22 septembre 2015

QUI REGARDE EN HÉROS suivi de AURORE






Héros


Qui regarde en héros
Parfois tous ces puits d'ombre
Laisse passer les leurs
Chacun n'y pouvant rien
L'éclatant soleil
Anyway
Jaillit

C'est une course folle
Un galop
Un disque qui brille
Le vent la terre l'eau
Et cet homme réunis
Une profusion de fleurs
Au retour envahit
Mille jeunes filles se retournent
Et rient
À quoi bon le bon parfum
Du visage qui sourit
La vie resplendit
Les filles sont des fruits
Qu'elles vous offrent à l'envi

Qui regarde en héros
Parfois tous ces puits d'ombre
Laisse passer les leurs
Chacun n'y pouvant rien

Douce irisée de bonheur
Que ta propre force a ravie
Tu goûtes le charme de ton heure
Ta beauté ma force ma belle humeur
Mes extases t'émeuvent
Les tiennes sont ta vie
Sentir plus étonnerait
Tout y est
C'est la vie

Là-bas un peu de bleu de blanc et de rose

Qui regarde parfois en héros
Tous ces puits d'ombre
Laisse passer les leurs
Chacun n'y pouvant rien

Là-bas un peu de bleu de blanc et de rose

La force et le bonheur tendrement survolent le monde
La force et le bonheur
Et la jeunesse aussi
Tendrement enlacés
Au regard étonné
Émouvant
Ému que caresse un cœur
Fier encore ou toujours
Ou à jamais
Normalement 
 Paumes ouvertes et lèvres tendres





À Frédérique
Terre crue

10.6.1990








Aurore


Suit sur l'Aurore évidemment
Un nid de petites formes
Qui chuinte à mi-temps
C'est si particulier tout cela
Les ors et les pierreries
Le luxe des formes la beauté
Des oiseaux aussi
La petite route se glisse
Au soleil
Entre les plaines de riz
Et les arbres aux fruits verts pleins d'eau
Tout au bout montent des vagues
La plage l'eau
Une fête de merveilles avec des camelots
Suivent le soir et les tam-tams
Après les grands plongeons
Fauves
Les envolées puissantes
Les bonds inattendus
La lassitude heureuse
Féline allongée
Au bord de l'eau
Et quelques bouffées fortes
Illuminant
Ce qui est déjà embrasé

Les beautés mutines
Passent
Que caressent mille bontés
Mille douceurs
Et tout est donné

Ailleurs au loin des existences
S'inquiètent
La nuit viendra avec cette vague
Encore
Qui prendra jusqu'au matin
Qui soulève les hanches
Et tangue au lointain
Au tréfonds de l'âme
Cette onde autour qui l'embrasse
Qui s'enroule
Que l'on regarde faire

Les beautés s'agenouillent
Ou prennent le courant
De l'air

Suivent sur l'amour évidemment
Mille douceurs
Mille attendrissements





Népal, Kérala et cætera
(Septembre 1988)



.