dimanche 18 février 2018

Féerie










Déjeuner de soleil
Joie musicale


Face au palmier
C’est l’hiver et l’été
De Vivaldi aussi…
Que nous interprète ici
Monsieur Fabio Biondi


Votre oreille experte
Suit la ligne mélodique
— Tout autour le monde vibre d’ondes bénéfiques


Celles de la musique
Et celles de l’amour
Que nous faisions hier
Qui nous font cette aura
De gaîté et de joie
De gestes arsouilles et délicats
D’airs entendus et tendres
Que nous promenons avec nous
Sans rien y comprendre
Sans rien y pouvoir
Tout autour le monde et son irradiance nous font comme un ostensoir


Donc, nous rions :
Nous vous imaginons avec votre nouveau violon
Reproduisant les prouesses
De L’Été et de son ivresse
D’où nos airs entendus
D’où nos baisers éperdus
D’où notre allégresse
Tout autour le monde sa beauté et son silence nous adresse


Être tous deux mélomanes
Nous rapproche évidemment de l’indicible
Notre seule cible — :
Nous jouissons de concert aux concerts
Nous sommes bouleversés par les mêmes émotions
Les yeux baignés des mêmes larmes
Au même moment
Tout autour le monde semble fait de ces seuls flamboiements


Être tous deux très voluptueusement et très vaguement clinomanes
Nous fait rejaillir
De notre grand lit — et sans coup férir —
Toujours en Homme-Dieu :
Nous jouissons de concert au rythme de votre divin pompoir
Et dans les vagues déferlantes de mon extase en miroir
Bouleversés par la même émotion
Le même merveilleux
Les yeux baignés des mêmes larmes
Au même moment
Que suit parfois un même tendre rire
Tout autour le monde semble n’avoir jamais été fait que pour les amants




Bientôt nous jouerons ensemble
Vous de votre nouveau violon
Moi de mon piano ancien
Ou d'un clavecin
Nous verrons bien… —
Et nous nous perdrons dans les mêmes émotions…


Se perdre dans la même émotion
— Ou dans l’outre-Ciel
Est d’ailleurs tout le charme de notre aventure
Un bonheur vraiment féerique pour deux cœurs aussi fondamentalement solitaires
Tout autour le monde est en guerre


Serons-nous aussi bons musiciens que tendres amants ?
Nous n’en demandons pas tant…


Bien sûr, à ennoblir ainsi toujours l’art d’aimer
Si nous ne le faisions, qui, dans ces jours, le ferait ? —
(Ce qui est aussi dialectiquement vrai  :
À être ainsi élevés jusqu’au Sans-Nom — toujours —
Par l’acte d’amour)
On s’offre la seule vraie noblesse
La noblesse d’aventure —
Le Ciel, des recueils de poèmes de caresses
Une écriture de belle allure
Et donc le sel de la vie
Mais aussi la plus grande des solitudes
Tout autour le monde court et n'a jamais couru qu'à ses méchantes habitudes


Sous le violon maintenant de Corelli
Permettez-moi de vous dire ceci
À vous qui il y a sept ans m’avez tout de même aussi sauvé la vie
Et sans laquelle je ne vivrais donc, et doublement, plus de poèmes… — :


Héloïse, je vous aime








Le 18 février 2018 
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2018



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