Le
plus beau jour du monde
Est
un jour de novembre
— De
deux mille seize… —
Où
l’ardeur de l’amour a pris considérablement ses aises
C'est
un jour sombre et gris de brouillard
D'où
émergent les taches de couleur
— Étonnamment
jaunes
Ou
rousses —
Que
font les feuilles des arbres
Dans
l’ensauvagement du parc
Où
se détache aussi une fleur bleue…
Bien
sûr, l'uniforme de la chape de misère
Habille
et écrase ordinairement le monde
Qui
Partout
Brûle
Gronde
Parade
Parade
Tue
Et
chasse...
Se
défonce et « « plane »…
Et
c'est un jour pour tous dérisoire…
Comme
ils le sont presque
tous
Pour presque tout le monde…
Pourtant
Ici
Nous
sommes baignés par une incroyable lumière
Qui
irradie encore
De
la passacaille canaille
Où
vous jouiez hier
Un
solo d'une telle beauté
Que
s'en était à gronder de joie
Et
à pleurer…
Moi
Sous
vos virtuosités
Tout
fier caressant
Immobile
quasiment
Et
pourtant
Au
moindre mouvement
Bouleversant
Tout
le concert…
Vos
[…]
Qui
me font sentir la douceur de votre cœur
Votre
maestria…
Quand
je caresse vos bras…
Je vous aime pour la beauté de vos ardeurs
Leur
grandeur
Dans
une époque
Qui
les mépriserait
Si
elle les connaissait...
Je
vous aime pour votre féminité
Pafaitement
endivinisée
Majestueusement
déployée
Dont
rien ne passe la merveille
Dans
le somptueux allegro final
J’ai
mené le bal
Et
donné le tempo
Mais
pour finir
Vos
hauts cris
Étaient ce que j’ai entendu de plus beau…
— Auxquels
se mêlaient mes plaintes mâles…
Nos
douceurs étonnées
Au
réveil
Après
Le
plus beau jour du monde
Est
un jour de novembre
— De
deux mille seize… —
C’est
le jour auquel
Depuis
toujours
Le monde voulait en venir
Et
après lequel
Il
pourrait tout aussi bien finir…
C'est
un jour de merveille
Et
de formidable aise
C’est
un jour beau
Comme
on ne peut pas le dire
R.C. Vaudey
Le 30 novembre 2016
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2016
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