Allongé
dans soleil
Caressé
par le vent
Vous
près de moi
Monsieur Torby
— Le
gros chat mâle —
Étalé
dans le vieil escalier de pierre
Dans
un sommeil dédaigneux du monde
Les
deux poules apportant leur note
Au
chanteur de folk au pied léger…
Vous
tous
Bande
de bohémiens
Insoucieux
de tout
Cette
guitare, qu'est-ce qui la sépare
Du
temps éternel
De
notre insouciance familière ?
Le
16 mai 2016
![]() |
| Sarah Bernhardt |
Nous
dérivons dans la plaine le long du fleuve
Jusqu'au
jardin où jaillit des pivoines la splendeur…
Il
y a tant d'émerveillement et de paix dans mon cœur
Que
j'en oublie tous les poèmes dont m'abreuvent
Ces
jours d'intense bonheur
Passés
dans le silence
Et
dans les fleurs
— Et
– Sans
voix –
Je remercie ma chance
Le
19 mai 2016
Aujourd'hui
Dans
la chaleur de cet après-midi
Et
dans cet autre concert
Que
me font tous les oiseaux
J'écoute
— De
Mozart —
La
sonate pour deux pianos
— KV 448 —
Et
son concerto en la majeur n° 23
— KV 488 —
Qui
soignent – sinon guérissent – l’épilepsie
N'étant
pas sujet aux crises de cette maladie
De
cette musique je goûte simplement
L'émerveillement
— Qu'elle
me donne —
Et
je salue de mon vieil ami le génie
— Le
génie
– Seule
véritable aristocratie –
Dont
on sait qu'à défaut de sauver le monde
Des
crapules et des injouissants
Qui
l'encombrent
– Qu'il
ne soigne ni ne guérit –
Il
manifeste et déploie l'âme du monde
Et
nous donne la vraie vie —
Le
21 mai 2016
.
