samedi 21 mai 2016

Délicatesse du génie et génie de la délicatesse








Allongé dans soleil
Caressé par le vent
Vous près de moi
Monsieur Torby
Le gros chat mâle —
Étalé dans le vieil escalier de pierre
Dans un sommeil dédaigneux du monde
Les deux poules apportant leur note
Au chanteur de folk au pied léger
Vous tous
Bande de bohémiens
Insoucieux de tout
Cette guitare, qu'est-ce qui la sépare
Du temps éternel
De notre insouciance familière ?





Le 16 mai 2016






Sarah Bernhardt







Nous dérivons dans la plaine le long du fleuve
Jusqu'au jardin où jaillit des pivoines la splendeur
Il y a tant d'émerveillement et de paix dans mon cœur
Que j'en oublie tous les poèmes dont m'abreuvent
Ces jours d'intense bonheur
Passés dans le silence
Et dans les fleurs
— Et
– Sans voix
Je remercie ma chance



 Le 19 mai 2016








Aujourd'hui 
Dans la chaleur de cet après-midi
Et dans cet autre concert
Que me font tous les oiseaux
J'écoute 
De Mozart —
La sonate pour deux pianos
KV 448
Et son concerto en la majeur n° 23 
KV 488
Qui soignent – sinon guérissent – l’épilepsie

     N'étant pas sujet aux crises de cette maladie
    De cette musique je goûte simplement 
    L'émerveillement
    Qu'elle me donne
    Et je salue de mon vieil ami le génie 
    — Le génie 
    Seule véritable aristocratie –  
    Dont on sait qu'à défaut de sauver le monde  
    Des crapules et des injouissants
    Qui l'encombrent 
    Qu'il ne soigne ni ne guérit
    Il manifeste et déploie l'âme du monde 
    Et nous donne la vraie vie —  


    Le 21 mai 2016






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