mercredi 2 janvier 2013

Le mouvement spontané de l'univers...


Kho Phi Phi 
Bamboo
Le 8 mai 1995





L’île de Phi-Phi a été ravagée par le tsunami du 26 décembre 2004 ; elle avait été saccagée, pendant la décennie précédente, par l'industrie du tourisme spectaculaire. Elle fut, il y a dix ans, un des repaires des sensualistes – quand elle n'était encore qu'un paradis pour les plongeurs – à la recherche des sentiments océaniques.
La confondante beauté de ces îles a marqué la poésie de la fin du dernier millénaire puisque Vaudey y a écrit quelques-uns des poèmes de L'ample amour, le vaste monde, repris aujourd'hui dans Le Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences).

Les très jeunes filles au sourire si intense, les jeunes femmes qui ajustaient leurs cheveux ou passaient discrètement une main sur leurs seins, celles qui l'appelaient Calabao (Carabao), qui sait ce qui leur est advenu ?

Mais elles sont ici pour toujours, dans ces poèmes à leur mémoire.




Le mouvement spontané de l'univers...


Je ne joue pas
Je reste assis
Je regarde l'arc-en-ciel
Je me promène
Je ramasse des coquillages
— Le mouvement spontané de l'univers —
Nous en faisons un éventail
La beauté nous surprend

Nous ne jouons pas
Nous restons assis
Nous regardons l'arc-en-ciel
Nous nous promenons
Nous ramassons des coquillages
— Le mouvement spontané de l'univers —
Nous en faisons un éventail
La beauté nous surprend

Le soir retombe sur les îles
La mer le ciel ont
D'infinies couleurs
L'or s'irise en bleu

Nous ne faisons
Que
L'amour

La mer en violet
Et en vert
Lumineux

La tranquille
Agitation des Hommes et
Des enfants…
Le soir tombe sur
Les îles

Le monde nous
Remplit d'une
Paix infinie

La beauté nous reprend.

Kho Phi Phi. Le 8 mai 1995



Avant-garde sensualiste 2 ; Janvier/décembre 2004



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