Injouissance
La
névrose caractérielle, avec ses fixations pré-génitales, ses
pulsions destructrices et auto-destructrices, assassines et
suicidaires, toutes ensemble responsables de son injouissance —
injouissance qui les entretient en retour —, est la maladie
infantile du sensualisme contemplatif — galant.
Gentilhomme
de fortune
Nous
ne renonçons à nos perversions que parce que nous connaissons les
grâces et les délices supérieurement enchanteresses de l'amour, — et parce que nous
avons la fortune de pouvoir les vivre.
La
revanche des ruminants
La
mise en esclavage des ruminants (bovins, ovins, caprins) pour
les exploiter et consommer leur lait a produit cette inflammation chronique dont
souffrent, physiologiquement,
les humains depuis l'invention de l'agriculture, et qui est la cause
de tant de leurs maladies (auto-immunes, d'encrassage ou
d’élimination), comme la mise en esclavage, au même moment,
d'autres humains, et particulièrement des femmes, pour exploiter
leur progéniture ou leur force de travail, a produit cette
inflammation — physiologique
et psychologique
— chronique qu'est la névrose, qui fait la souffrance et la
fièvre qui, en pulsions irrépressibles, individuelles et sociales,
taraudaient et taraudent — hier sous le vernis social, aujourd'hui
sans même plus prendre la peine de se dissimuler beaucoup — l'homo normalis, hier si corseté (et fier de l’être),
aujourd'hui si trash et si déjanté (et fier de l’être, — toujours).
Fièvre
La
« civilisation », cette longue suite de poussées de fièvre
meurtrière, s'est jusqu'ici développée sur la base d’une
structure
psychophysiologique inflammatoire
chronique et mortifère, et c'est jusqu'à la planète tout entière
qui est aujourd’hui atteinte de cette fièvre — que l'on
diagnostique chez elle comme un « réchauffement climatique ».
Anti-pire
éthique et éthique antipyrétique
C’'est
en libérant les chèvres, les vaches, les moutons et le reste, et en
oubliant le blé — également au sens argotique du terme — que
les femmes et les hommes, apaisés, désenfiévrés — tout à la
fois de la course au gain et de la course à la réalisation de leurs
poussées pulsionnelles irrépressibles et maladives — pourraient —
par un authentique réchauffement « climaxique », c'est-à-dire
sentimental, extatique, donc contemplatif et galant, de leurs
relations — réduire ce réchauffement climatique.
Intoxication in eroticis
Nietzsche,
Rousseau avaient, chacun à sa façon, tenté de régler cette
question de l’intoxication alimentaire : Rousseau, toujours
aussi malheureux dans ses choix, voyait les laitages comme un aliment
de base du « bon sauvage » — quand on voit mal comment
nos ancêtres chasseurs-cueilleurs auraient pu en faire la base de
leur alimentation ; Nietzsche, lui, pourtant nourri sinon de
laitages du moins de philosophie orientale, puisée chez Schopenhauer
— qui en avait fait « sa » philosophie en la
transcrivant en allemand —, en bon fils de pasteur était resté,
comme son inspirateur, terriblement abrahamique en négligeant les
joies ineffables de « l’accord » amoureux du yin
et du yang
— qu’il
aurait pu y trouver —,
pour n’insister que sur l’irrémédiable, à ses yeux, « guerre
des sexes ».
Mais, malheureusement pour lui, les sous-produits
des amours mercenaires sont aussi méphitiques que ceux des bêtes
mercenaires, et l’assujettissement et la « maltraitance »,
in
eroticis
comme ailleurs, n’amènent jamais rien de bon.
…
Voilà,
chère amie, quelques réflexions sur la gastronomie hypotoxique (à
laquelle il manquera malheureusement toujours les fromages !)
et sur un art d’aimer (et de créer le monde) —
lui aussi non toxique —
ayant
dépassé les fièvres névrotiques, elles-mêmes sous-produits de
l’asservissement post-néolithique.
Mais
qu’est-ce que tout cela au regard de l’actualité où, selon B.
Maher, l’empereur d’Occident, à Rome, est un maffieux dont le
parrain est un néo-César des steppes, qui, disposant des moyens qui
sont les siens, fomente des agitations partout dans le monde.
Ceux
qui sont arrivés au pouvoir par ces mêmes agitations manœuvrières,
il y a cinquante ans, ont toutes les raisons de craindre l’efficacité
colorée, façon révolution orange, des réseaux du
Romain, qui ont aujourd’hui changé de main, —
surtout
qu’ils sont soutenus par ceux de l’Asiate.
La
guerre ne cesse jamais. Elle prend seulement des tours variés.
À
vous,
R. C.
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