jeudi 14 avril 2016

Sans-Pareil









Dans la jeunesse du Printemps
Je plonge dans le ciel
Voluptueusement
Le gris, le bleu, le blanc, l’éclatant —

Dans la jeunesse du Printemps
Toujours plonger et se perdre
Dans la Merveille...
Infiniment

Dans la jeunesse de l'Amour
Passé le point des troubadours
On plonge et se perd
Infiniment caressants
(Ma main qui vous frôle comme une merveille...
D'une infinie délicatesse... qui me surprend...
Votre corps — touché – étonné — qui me la rend...)

Dans la jeunesse de l'Amour
Plonger et se perdre
Toujours...
Exultemment !

Dans la jeunesse de l'Extase
Pulvérisée la stase
De l’infortunée prégénitalité :
C'est la grande joie endivinisée
Avec l'absolu de l’abandon — allée

(Si nous ignorions pourquoi nous existons
Cette immense vague de félicité accordée
Nous a — en nous inondant — illuminés)

Dans la jeunesse de l'Extase
Toujours s'abandonner et se perdre
Dans la Merveille
Du Sans-Pareil





Le 12 avril 2016