À
midi,
sortir le pain du four…
Et
puis manger des œufs à la coque
Plus
tard
— Au
sortir du bain —
Rire
et s'aimer
Dans
une pénombre moirée
Et
— Dans
ce ciel ouvert —
Jaillir
— En
longues vagues convulsées
De
suprême volupté —
Dans
ce qui ne peut être nommé
Au
réveil
— Assis
sous l'or des genêts —
Dans
le soleil du soir
Qui
ne cesse de goûter le jour
Regarder
deux gallinacés
Se
régaler du monde…
Mi-Pan
au repos
— Qui
« rêve, les yeux mi-clos
Avec
un air de joie »
Après
avoir aimé l'Oréade
En
sa demeure de lui seul connue… —
Mi-très-mystique-pâtre-grec…
— De
poulettes… —
De
la rumeur humaine et du monde oublieux
Qui
regarde « les bois et les collines
Laissant
couler sa vie et les heures divines
Savourant
en paix la lumière des cieux »
Et
— Tandis
que le brocard aboie tout au près
– Là,
dans le pré —
Désirer
ainsi toujours demeurer
De
l'Estre le Berger…
… Ou
le Héros
— Mais
un héraut muet… —
De
l'Amour et de sa divine Danse
— Donc
de la jouissance
De
l'or du Temps et des genêts…
… Et
de l'Immanence
… Comme
il plaira à chacun de le penser…
Le
5 mai 2017
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017
.