lundi 23 novembre 2015

Franchement...









Franchement...
À part le vent
À part le froid
À part ce délicieux hiver
Qui surgit soudain
En plein été indien
Et nous fait ce grand silence
De soleil glacé
Qui repose
Nos corps merveilleusement enlacés
Divinement abandonnés
Et 
Par l'amour que nous faisions hier 
Absolument comblés
Je revis encore
Vos célestes ardeurs
Si profondément énamourées
Qui exaltaient la joie
Qui emportait mon corps
Mes yeux clos
Mes bras au ciel étirés
Dans une irrépressible vague
De majestueuse volupté
Parfaitement endivinisée...
J'entends aussi
Comme un merveilleux chant
Nos cris
Infinis
Ébahis
De joie
De vie...
Je ressens toujours
Comment nous fûmes balayés
Entourbillonnés
Engalaxisés
Par l'amour
Tandis que nous rejaillissions
Extasiés
Dans la Voie
Lactée
Qui de moi
Qui de vous
Jaillissait...
Et
Franchement...
À part le vent
À part le froid
À part ce délicieux hiver
Qui surgit soudain
En plein été indien
Et nous fait ce grand silence
De soleil glacé
Qui repose
Nos corps merveilleusement enlacés
Divinement abandonnés
Et 
Par l'amour que nous faisions hier 
Absolument comblés
Que sais-je du monde
Ce matin ?






Le 22 novembre 2015

Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2015