dimanche 6 octobre 2019

L’Âge d’or







On s'aime avec l'absolutisme des vivants
Emportés dans d'immenses épousailles
Où votre délicat cœur de corail nous sert de gouvernail
On s'aime comme des amants débordant d'amour désarmant
Ayant assisté la veille à de bouleversantes funérailles


On s'aime avec l'absolutisme des vivants


On s'aime puissamment
Passionnément
Délicatement
Absolument


Et la Vie tout entière
Qui nous saisit si royalement
Avec son habituelle outrecuidance enchanteresse
Dans sa toute-puissance élémentaire —
Semble jaillir et être le fruit de nos entrailles
Et le tsunami produit par l'intensité de nos caresses
Qui nous pulvérisent dans la stratosphère
De la passion et de la volupté plénières


On s'aime comme des Titans
On s'aime comme des volcans
On s’aime comme à l’Âge d’or
Emportés par l'absolutisme du vivant


Exquisément, on explore
Des univers caressants
Comme des enfants —
Rien n'est trop beau
On savoure sans fin nos plaisirs divins
On goûte immodérément
Chaque sensation phénoménale
Et puis on est saisis par la fusion totale
Et qu'importe alors l'extase invraisemblable
On continue en poursuivant vers le firmamental


Passées enfin les bornes de la Beauté convulsive
On repose annihilés sur les rivages de la vie miraculée
Affirmative —


Et comme revenus — tels des phœnix —
Des rives du Stix et de la vie enlevée
Sauvée néanmoins par une cérémonie sublimée
Par l'assurance et l'humanité d'un bon abbé —
On jouit de l'Existence miraculeuse
Silencieuse
Belle et prolixe


Faveur à nuls autres réservée
Qu'à ceux qui s'aiment comme des Titans
Comme des volcans
Comme à l’Âge d’or
Emportés par l'absolutisme du vivant
Et que nous voyons comme un trésor —










Le 5 octobre 2019
R.C. Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019




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