On
s'aime avec l'absolutisme des vivants
Emportés
dans d'immenses épousailles
Où
votre délicat cœur de corail nous sert de gouvernail
On
s'aime comme des amants débordant d'amour désarmant
Ayant
assisté la veille à de bouleversantes funérailles
On
s'aime avec l'absolutisme des vivants
On
s'aime puissamment
Passionnément
Délicatement
Absolument
Et
la Vie tout entière
— Qui
nous saisit si royalement
Avec
son habituelle outrecuidance enchanteresse
Dans
sa toute-puissance élémentaire —
Semble
jaillir et être le fruit de nos entrailles
Et
le tsunami produit par l'intensité de nos caresses
Qui
nous pulvérisent dans la stratosphère
De
la passion et de la volupté plénières
On
s'aime comme des Titans
On
s'aime comme des volcans
On
s’aime comme à l’Âge d’or…
Emportés
par l'absolutisme du vivant
Exquisément,
on explore
Des
univers caressants
— Comme
des enfants —
… Rien
n'est trop beau…
On
savoure sans fin nos plaisirs divins
On
goûte immodérément
Chaque
sensation phénoménale
Et
puis on est saisis par la fusion totale
Et
qu'importe alors l'extase invraisemblable…
On
continue en poursuivant vers le firmamental
Passées
enfin les bornes de la Beauté convulsive
On
repose annihilés sur les rivages de la vie miraculée
— Affirmative
—
Et
comme revenus — tels des phœnix —
Des
rives du Stix et de la vie enlevée
— Sauvée
néanmoins par une cérémonie sublimée
Par
l'assurance et l'humanité d'un bon abbé —
On
jouit de l'Existence miraculeuse
Silencieuse
— Belle
et prolixe —
Faveur
à nuls autres réservée
Qu'à
ceux qui s'aiment comme des Titans
Comme
des volcans
Comme
à l’Âge d’or…
Emportés
par l'absolutisme du vivant…
Et
que nous voyons comme un trésor —
Le 5 octobre 2019
R.C.
Vaudey
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences)
2019.