Régale
nos corps
Puissant
mouvement de la vie…
Toi
qui distingue
Les
vivants des morts
Régale nos cœurs
Puissant
mouvement de nos sentiments…
Toi
qui distingue
Les
vivants des morts
— Et
des morts-vivants… aussi
Dans une splendeur de printemps
De
janvier
Je
vous pénètre de toute douceur
Vous
caressant de mon corps et de mon cœur
— Comme
jamais
Vous êtes un brasero
D'amour
De
désir
Et
d'abandon
manœuvrier
Ardent…
De toute douceur je vous enlève
Et
vous emmène
— Rinforzando
—
En
dinamitero
— Mais
infiniment délicatement tout de même
—
Vers
le Paradis des amants
Vers
lequel tout votre être
Glisse
Ondoie
Ondule
Et
se convulse…
Si
aisément
Si
gracieusement
Si
puissamment…
Mes yeux obombrés de volupté
Dans
le trouble amoureux de vos yeux
Je
régale le cœur de votre corps
— Où
je m'enfonce toujours plus fort —
… Qui
— En
souverain conquistador —
Me
régale toujours plus fort
De
ses pressements et de ses ondulations
Et
me fait serpenter
Onduler
Me
convulser…
Si
aisément
Si
gracieusement
Si
puissamment…
Jusqu'à
notre finale communion
Aujourd'hui
— Alors
que deux
jours ont passé —
Dans
l'infinie tendresse de l'après-midi
Nous
dormons dans les bras l'un de l'autre…
Et
dans la friponnerie…
Comment
ne pas bénir la vie…
Le
12 janvier 2015
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences)
2015
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