samedi 17 janvier 2015

Le Paradis des amants






Régale nos corps
Puissant mouvement de la vie…
Toi qui distingue
Les vivants des morts

Régale nos cœurs
Puissant mouvement de nos sentiments…
Toi qui distingue
Les vivants des morts
Et des morts-vivants… aussi



Dans une splendeur de printemps
De janvier
Je vous pénètre de toute douceur
Vous caressant de mon corps et de mon cœur
Comme jamais

Vous êtes un brasero
D'amour
De désir
Et d'abandon manœuvrier
Ardent…

De toute douceur je vous enlève
Et vous emmène
Rinforzando
En dinamitero
Mais infiniment délicatement tout de même
Vers le Paradis des amants
Vers lequel tout votre être
Glisse
Ondoie
Ondule
Et se convulse…
Si aisément
Si gracieusement
Si puissamment…

Mes yeux obombrés de volupté
Dans le trouble amoureux de vos yeux
Je régale le cœur de votre corps
Où je m'enfonce toujours plus fort —
Qui
En souverain conquistador
Me régale toujours plus fort
De ses pressements et de ses ondulations
Et me fait serpenter
Onduler
Me convulser
Si aisément
Si gracieusement
Si puissamment…
Jusqu'à notre finale communion


Aujourd'hui
Alors que deux jours ont passé —
Dans l'infinie tendresse de l'après-midi
Nous dormons dans les bras l'un de l'autre…
Et dans la friponnerie…


Comment ne pas bénir la vie…








Le 12 janvier 2015



Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2015




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