ONDES ET FRISSONS
Le
soir
Je
rentre d'un concert
Où
nous avons écouter des airs de [… ]
Et
de [… ]
Que
dire ?
L’ineffable
m'a transporté…
Mon
corps
Par
moments
Était
parcouru d'ondes et de frissons…
Que
dis-je
De
spasmes merveilleux
Qui
me secouaient
— Du
bas du dos jusqu'à la nuque —
Et
l’indicible beauté m'arrachait des larmes…
Et
mon émotion
— Difficile
à cacher complètement
Surtout
au premier rang —
Et
celles des autres spectateurs
Sublimaient
encore le talent
De
ces jeunes filles
De
ces jeunes gens
Emportés
dans l'extase musicale
— Qu'ils
nous donnaient —
Dont
je percevais le frisson…
Le
lendemain
Nous
nous aimons…
Que
dire ?
L’ineffable
m'a transporté…
Mon
corps était parcouru d'ondes et de frissons
Que
dis-je
D'un
spasme merveilleux
Qui
Au
final
Me
secouait
Du
bas du dos jusqu'à la nuque
… En
grandes vagues…
Et
l’indicible beauté m'arrachait des larmes…
Et
mon émotion
— Que
je ne cherchais pas à cacher…
Évidemment…
—
Que
vous partagiez
Comme
dans un nuage
Dans
cet Éther mirobolant
— Que
nous avions créé
Où
nous étions ravagés… merveilleusement —
Sublimait
encore votre extase
Qui
m'enlevait encore davantage
Dans
son typhon
Le
lendemain du lendemain
Je
rentre de [… ]
Où
nous étions avec [… ]
[… ],
[… ] et [… ]…
Autour,
régnaient la misère
Et
puis vaguement la guerre
L'entrée
de l'église était sous bonne garde
— D'un
géant…
Turc,
probablement…
Timide
avec moi
Comme
un enfant… —
[… ]
[… ]
[… ]
[… ]
Et
puis
[… ]
[… ]
— Dans
un beau cadre également …
Que
dire ?
L’ineffable
m'a transporté…
Mon
corps
Par
moments
Était
parcouru d'ondes et de frissons…
Que
dis-je
De
spasmes merveilleux
Qui
me secouaient
— Du
bas du dos jusqu'à la nuque —
Et
l’indicible beauté m'arrachait des larmes…
Et
mon émotion
— Difficile
à cacher complètement
Surtout
au premier rang —
Et
celles des autres spectateurs
Sublimaient
encore le talent
De
ces gens
Emportés
dans l'extase musicale
— Qu'ils
nous donnaient —
Dont
je percevais le frisson…
Le
lendemain encore
Nous
y retournons…
C'est
l'après-midi…
Nous
mangeons les meilleures glaces du monde
— Au
beurre salé et aux marrons —
Et
puis nous rejoignons [… ]
[… ]
[… ],
[… ]…
Que
dire ?
Sinon
l’ineffable
Les
ondes
Les
merveilleux spasmes
Les
frissons…
Les
larmes…
L'émotion
— Difficile
à cacher complètement
Surtout
au premier rang —
Qui
avec celle des autres spectateurs
Sublimaient
encore le talent
De
ces gens
Emportés
dans l'extase musicale
— Qu'ils
nous donnaient —
Dont
je percevais le frisson…
Et puis, nous repartons
Dans
cette fin d'après-midi
Nous
redécouvrons le monde où nous vivons :
Des
montagnes solitaires
Des
cols
Des
paysages sublimes…
Nous
nous arrêtons…
Que
dire ?
L’ineffable
nous a transportés…
Nos
corps
Par
moments
Étaient
parcouru d'ondes et de frissons…
Et
la beauté nous arrachait des rires
Et
des emportements
Et
des bonds…
Dans
la solitude de ces monts
Où
ne sévissaient pas ceux que l'on croisent
Lorsqu'on
quitte nos terres :
Les
têtes plates
— De
Schopenhauer —
Qui
sévissent sur les rubans d'asphalte
Rentrés
dans notre désert
— Qu'ont
déserté encore ses quelques habitants —
Je
me remets au cinéma :
Quinze
ans après
Prolégomènes
pour un troisième millénaire sensualiste – ou non
— Qui
est aussi le Manifeste
du même nom —
Et
je vous compose une petite ode
À
nos victoires contre les barricades mystérieuses
Je
pense à Breton
À
la création de situations
À
Couperin
À
ceux sans lesquels
De
tout cela il n'y aurait rien
Et
— Quoique
sans attentes ni illusions —
Je
laisse traîner
— À
tout hasard —
Pour
une fraîche délicieuse
Ou
un encore jeune poétique avorton
Les
résultats de nos recherches…
Sur
notre Bureau
— Qui
porte si bien son nom…
Le
4 août 2017
BEING
BEAUTOUS
Je
m'étonne :
Pourquoi
l'amour est-elle si forte
Si
ample
Pourquoi
coule-t-elle si évidemment de source
Si douce
Si douce
Pourquoi
s'embrase-t-elle si puissamment
Si
abondamment
— Dans
ses extrêmes
Merveilleuses
Extatiques
Harmoniques
convulsions —
Aujourd'hui
plus que dans tous mes hiers ?
Je
pénètre votre gourmandise
Qui
brûle d'envie que je m'introduise
Nous
enlève — nous harmonise…
Votre
gourmandise
Qui
— Cela
va sans dire —
Aspire
mon friand désir
Comme
une divine friandise
Et
que j'attise
— Faut-il
que je le dise ? —
Par
tous ces stupéfiants mouvements
Qui
vous colonisent
Vous
hypnotisent
Vous
néantisent
Vous
voient conquise
Qui
voluptueusement
Élégamment
Vous
fanatisent
Votre
friand désir m'offrant alors
Comme
une miraculeuse friandise
Ces
impétueux
Onctueux
Onduleux
Prodigieux
Mouvements
Qui
—Faut-il
que je le dise ? —
M'attisent
Me
colonisent
M’hypnotisent
Me
néantisent
Élégamment
Me
fanatisent
Mon
bouillonnant désir vous offrant alors
Comme
une miraculeuse friandise
Tous
ces stupéfiants mouvements
Qui
vous colonisent
Vous
hypnotisent
Vous
néantisent
Vous
voient conquise
Qui
voluptueusement
Élégamment
Vous
fanatisent
Votre
friand désir m'offrant alors
Comme
une miraculeuse friandise
Ces
impétueux
Onctueux
Onduleux
Prodigieux
Mouvements
Qui
—Faut-il
que je le dise ? —
M'attisent
Me
colonisent
M’hypnotisent
Me
néantisent
Élégamment
Me
fanatisent…
Au
bord du gouffre…
Dans
l'onde de votre plongeon…
Nous
nous posons…
Qui
sont ces êtres bienheureux
— Qui
nous ressemblent
Mais
dont l'esprit vogue déjà dans une sorte de Paradis…
Qui
font les gestes de ce qui suit ?
Qui
s’entre-pénètrent et s'enflamment à nouveau
… Éperdument ?
Poètes !
Vos papiers !
Déclinez
votre identité !
Plutôt
que de l'élever
De
la sublimer
Et
de la vaporiser dans les limbes…
Plutôt
que de vous emparadiser…
Qui
sont ces êtres de toute douceur
De
toute ardeur
De
toute beauté…
Qui
sont ces Êtres de Beauté ?
De
quoi sont-ils faits
Dans
leur jouissance
Dans
leur Olympe
Bien
incapables de penser
Glissant
dans la mirifique vague qui les a emportés ?
Qui
sont ces Êtres de Beauté ?
Amants !
Vos papiers !
Revenez !
Il
est interdit de se fondre dans l'Inconscience de la Déité !
De
se confondre dans la Divinité
De
voluptueusement vous convulser dans la Beauté…
Vous
ne pouvez léviter…
Vous
déconnecter…
Dépasser
les bornes…
Immensément
vous intensifier…
Restez
!
Vous
devez penser !
Queue
diable :
Fantasmez !
Imaginez !
Des
choses tendres ou sales…
Comme
vous voudrez…
Mais
restez arrimés…
Que
dalle !
Nous
avons depuis longtemps perdu la tête
Sans
pouvoir l'éviter…
Absents…
Désabonnés…
Abandonnés…
Qui
sont ces Êtres de Beauté
Qui
plongent sans sourciller
Dans
l'immense vague de la volupté ?
Nous…
Peut-être…
Mais
si c’est le cas
Je
crois l'Extase nous a ôtés…
L'amour
est forte
Victime
des préjugés d'époque
C'est
ma jeunesse que –- comme tout le monde –- j'aurais privilégiée…
Les
excès…
Les
drogues…
–-
Les chamaniques ou de synthèse, c'est plus branché… –-
Mais
–- depuis trente ans –- je suis sobre comme un chameau
–-
Ne buvant même que de l'eau…
Et
je m'étonne :
Pourquoi
l'amour est-elle si forte
Si
ample
Pourquoi
coule-t-elle si évidemment de source
Si
douce
Pourquoi
s'embrase-t-elle si puissamment
Si
abondamment
— Dans
ses extrêmes
Merveilleuses
Extatiques
Harmoniques
convulsions —
Aujourd'hui
plus que dans tous mes hiers ?
Sans
souci de répondre à cette question qu'aucun média n'évoque…
Dans
cet entre-monde de lendemain
Dans lequel béatifiquement je flotte
Dans lequel béatifiquement je flotte
Scrupuleux
secrétaire de mes émotions
J'enregistre
cette déclaration
Que
je déposerai demain
— Au
Bureau qui convient
Le 6 août 2017
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017