vendredi 22 septembre 2017

Efflorescence du Temps suivi de La joie altière des amants







Efflorescence du Temps


Sur la petite route ensoleillée
Cette chose ouverte au ciel
Descendre en admirant les sommets
Dans la plaine apaisé


Remonter vers ses terres
Remercier le ciel de vous les avoir accordées
Dans la blancheur fleurie du salon
Et tout au long —
Efflorescence du Temps



Le 21 septembre 2017









La joie altière des amants



Allongé dans la jouissance du Temps
Qui suit le sommeil d’extase
L’extase
Ce merveilleux triomphe d’abandon convulsif à la Beauté
Cette apothéose anthume
–  Passionnée
Éperdue
Mystique –
Des amants
Au bout d’une longue
Délicate
Caressée
Enflammée
Submergée
Turgide
Dérive exaltée
Sur les terres de la puissance
De la délicatesse
De la joie
De l’amour et de la liberté —,
Je bénirais le ciel si mon esprit n'était pas si illuminé
Dans cette oraison de silence
Où ma raison fait silence
Et me laisse muet…




"L’homme le plus heureux de toute l’histoire de l’humanité"
Fut ma dernière fusée
 Avant de sombrer






Le 22 septembre 2017
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017






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lundi 18 septembre 2017

Extatisme galant






Plume et lin
Coussins de velours serrés
Extase avancée
Caresses ensoleillées
Jeux enjoués
Amour de gaieté

Extatisme galant
Feutré






Le 18 septembre 2017
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017
 
 
 
 
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dimanche 10 septembre 2017

Pour endoctriner on ne vise jamais trop bas








Ce n'est pas tout de dire que la promiscuité sexuelle est l'aumône que la société de l'injouissance accorde à ses esclaves pour les faire tenir tranquilles : il faut dire également que cette promiscuité sexuelle fut aussi cette arme dans la guerre psychologique que mena le capitalisme privé contre le capitalisme d'État, qui permit, entre autres choses, au premier de gagner la Guerre Froide qu'ils se faisaient ; que des pulsions destructrices et auto-destructrices sexualisées de l'injouissant contemporain elle est le bourrier fabuleuse aubaine mercantile des temps présents sur lequel prospèrent toutes les scathophagidae des différentes maffias de la finance et du reste.


Ce n'est pas tout de dire que le monde moderne, ["l'américanisation du monde"], est arrivé à institutionnaliser avec une telle astuce le "changement", la "révolution", l'"anticonformisme", que toute entreprise de libération est une routine inscrite dans le règlement de la prison : il faut dire aussi que : le "monde moderne", "l'américanisation du monde", l'a fait pour les deux raisons que j'ai dites plus haut : parce que dans cette course au désarmement moral, à la débauche et à la transgression, le capitalisme privé, à l'Ouest, était sûr de l'emporter face à un capitalisme d'État, à l'Est, incapable de le suivre sur ce terrain parce que s'appuyant au contraire sur un surmoi fort, même si endoctriné, de ses esclaves, volontaires ou non… tout à coup tout émoustillés par ce qui se passait de l'autre côté du Mur ; que ce point du règlement de la prison est maintenu, et exploité aujourd'hui à outrance, toujours dans une optique de guerre économico-religieuse contre tout ce qui n'est pas cette américanisation du monde. C'est ce mouvement qui a vu sélectionnés, de l'art et de la philosophie à la musique, en passant par la littérature et le reste, les plus tarés que l'époque offrait : regardez l'histoire du pop-art, de la pop-musique, de la pop-littérature, de la pop-philosophie.

Bien sûr, on pourra dire de tout cela ce que l'on dirait du "zoo intellectuel de Vincennes" : ce sont de vieilles armes, aujourd'hui dépassées mais elles ont impressionné les imbéciles, en leur temps. Et fait ce qu'elles avaient à faire.




La promiscuité sexuelle pour les termites, la sexualisation de la termitière tout entière, par le biais de la pop-culture, commença juste après la Première Guerre mondiale par un emballage des marchandises pour mieux les vendre (pin-up etc.), devint ensuite associée à l'intoxication généralisée par les stupéfiants soudain démocratisés une arme de combat dans la Guerre Froide, et, enfin, un nouveau filon en elle-même. En dehors de cet usage, l'exploration sexualisée des pulsions secondaires infantiles sado-masochistes, tout comme les stupéfiants d'ailleurs, est une erreur et une fausse piste.



Nous héritons aujourd'hui de ces "baby-boomers" et de leurs descendants intoxiqués à la destructuration du moi, depuis toujours excités et exploités libidinalement pour les raisons que je viens de dire —, sans aucune expérience de la sensibilité et accros à cette domination impérialiste et vulgaire de leur inconscient —, comme d'une arme d'un autre temps : certains craignent que l'I.A. — si elle a jamais le temps de se développer — ne s'en débarrasse : mais que ce soit en tant qu'arme de propagande ou comme bétail exploitable, ils représenteraient de toute façon une variante inutile de l'espèce Homo sapiens dans un monde ayant dépassé et l’exploitation esclavagiste-marchande et les guerres économico-religieuses.
Dans un tel monde, rien, ni dans leurs goûts ni dans leurs différents emplois du temps et assez peu dans ceux des hommes de l'ancienne domination religieuse , ne mériterait d'être retenu.




Un représentant contemporain du genre en question pourrait par exemple écrire qu'il a fini par décrocher un emploi dans ses goûts, à La Défense. Se demander : que désirer de plus ? Mais, "bizarrement", avoir, le premier soir, un sentiment de vide, un premier doute.


Oui, bien sûr on pourrait aussi se demander pourquoi un autre représentant du genre humain, de l'Ancien Régime cette fois, avait pris la peine de faire construire un château, et de réaliser un parc, à Versailles, et d'y réunir des musiciens et des poètes ; et aussi ce qu'il aurait pensé de "La Défense", et de la "défonce", qui va nécessairement avec, tout aussi bien.

Mais, on le sait bien :

« Le spectacle, qui est l'effacement des limites du moi et du monde par l'écrasement du moi qu'assiège la présence-absence du monde, est également l'effacement des limites du vrai et du faux par le refoulement de toute vérité vécue sous la présence réelle de la fausseté qu'assure l'organisation de l'apparence. Celui qui subit passivement son sort quotidiennement étranger est donc poussé vers une folie qui réagit illusoirement à ce sort, en recourant à des techniques magiques. La reconnaissance et la consommation des marchandises sont au centre de cette pseudo-réponse à une communication sans réponse. Le besoin d'imitation qu'éprouve le consommateur est précisément le besoin infantile, conditionné par tous les aspects de sa dépossession fondamentale. »


On peut se demander quand même où est la vérité vécue pour les masses atomisées qui ont grandi dans la misère considérée sous ses aspects économique, politique, architectural, musical, psychologique, sexuel et notamment intellectuel, misère qu'accompagnaient le mensonge et la privation d'expériences sensorielles accomplies privation elle-même paradoxalement obtenue par l'excès d'excitations infantiles et triviales , et on pourrait remarquer aussi que, pour les injouissants, la solution, le miracle, l'extase consiste toujours à se mettre en tas, à faire meute, et, surtout, à faire le plus de bruit possible, ce qui fait que le "monde moderne", en plus d'être malsain, laid et sale comme une usine est également bruyant et grouillant comme un asile d'aliénés déchaînés.



Le 10 septembre 2017




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lundi 4 septembre 2017

CE QUI BOULEVERSE suivi de GENETTE ET CÆTERA








CE QUI BOULEVERSE



Ce qui bouleverse et élève :


Une jeune musicienne-philosophe
Qui vous fait sentir combien son cœur
Est lié à l'âme de Bach
Le remords que vous en avez
De l'avoir imaginée livrer cette musique
Son âme
Aux triades et à leur bétail


Cette musique elle-même
Dans la canicule et la douceur d'un cloître
Qui vous émeut
Et vous fait pleurer
De bonheur
À chaudes larmes
Le regret que vous en avez d'avoir parfois cédé
À votre temps
À sa vulgarité


Ce qui bouleverse et trahit les belles âmes


[…
 
 
 
     …]   


Ce qui bouleverse et fait bénir la vie


Les rires inextinguibles
À jouer comme des enfants
À imaginer des courses de petits chevaux honnêtes
La délicatesse de l'amour
Et la fraîcheur de votre cœur et de votre âme
Après et dans son mouvement


Plus tard dans la nuit
Voir des jeunes gens riches et puants
Sur un écran
Penser que vous n’êtes pas devenu un mort-vivant
Comme leurs pères
Qui furent à leur âge vos amis
Grâce à une fusée
Que vous avez fait exploser
En permanence
À Saint-Germain-en-Laye




Ce qui laisse sans voix


Exister
Être ainsi
Ici






Le 3 septembre 2017






GENETTE ET CÆTERA



Au réveil, le four à pain
Au loin
Puis nos jeux de mots dans le soleil
Cette bonne leçon
Qui nous fait tant rire


Enfin, l'infinie douceur du soir
Notre envoûtement par le parfum du datura
La lumière du couchant dans les champs
Presque cachée sous les branches mêlées


Un Priape négligent
Habite cette closerie des merveilles
C'est certain
D'ici, nous pouvons voir les piliers des treilles
Au loin
Où sous l'ombre du pampre noircit le raisin


Bénir la vie
La bénir encore
La bénir mieux :
Sans plus y penser et sans un mot


Bénir la vie intense : en jouir en silence


Plus tard
(J'écris ceci dans le jardin
Dans cette magnifique nuit de pleine lune
Du 4 au 5 septembre 2017
Dans cet absolu silence que rien ne trouble
Hors le chant des grillons)


Après l'américanisation du monde
Le monde post-américain


"Nous assistons au retour de l'équilibre des puissances: face à une puissance hégémonique, les autres pays s'allient pour mettre fin à l'hégémonie et imposer un retour à l'équilibre des forces. C'est le système dont la théorie a été élaborée en Europe entre le XVIIe et le XIXe siècle, qui est aujourd'hui transposé à l'échelle mondiale. La Turquie et l'Iran se rapprochent mais cela est à replacer dans la restructuration de l'Eurasie pour contrebalancer la puissance américaine. L'Organisation de Coopération de Shanghai est en train de rassembler, autour de la Russie et de la Chine, toutes les puissances qui veulent se passer de l'argent, des conseils ou des menaces américaines."


Dans la pure jouissance du Temps
On en vient vite à oublier le monde
Et ceux auxquels il appartient
Le panier de crabes
Qu'écrivais-je l'autre soir ?



L'injouissant est un possédé : il n'y a pas de mystique juive, catholique, musulmane, vraiment ; la preuve : ce rappel constant à quelque texte sacré, l'un ou l'autre.
Il y a des mystiques chinois : Lin-tsi : "Tous les matins, je me torche avec les textes sacrés du bouddhisme".
Ainsi enfermé dans une psychose collective doublée d'une névrose individuelle, l'accès à la jouissance du Temps est refusé à l'injouissant identifié, et, s'il l'entre-aperçoit, il la noie dans son délire religieux, philosophique etc. :
l'injouissant est un tueur de vacuité, de silence, qu'il abîme et détruit aussitôt avec ses délires infantiles philosophico-religieux.
Donc, la guerre.
Souffrant ainsi, il produit son malheur et doit disparaître.
Ainsi va la violence de l'Ère de l'injouissance, l'Ère de l'injouissance
cet accident dans l'immense histoire du jouisseur céleste que fut l'Homme avant elle, et qu'il redeviendra, peut-être, après elle.


"On parle beaucoup, depuis quelque temps, de la "Nouvelle Route de la Soie" chinoise (le projet One Belt. One Road) mais ce n'est au fond qu'une tentative d'accélérer les rapprochements amorcés entre puissances du Proche-Orient, d'Asie Centrale et d'Extrême-Orient. Le retour à l'équilibre des puissances se conjugue avec la révolution géopolitique que permet la digitalisation de toutes les activités. Le géopoliticien britannique Mac Kinder avait théorisé, en 1904, l'opposition entre la maîtrise des espaces maritimes et celle de la grande masse continentale eurasiatique.
La mise en place de liaisons ferroviaires à grande vitesse, le partage instantané de l'information, l'avènement des monnaies cryptées, la construction des réseaux électriques intelligents et décentralisés, tout cela transforme la grande masse continentale en un espace beaucoup plus fluide qu'il y a un siècle. Les différentes parties de l'Eurasie se désenclavent. La grande puissance maritime, les États-Unis, perd l'avantage que donnait, il y a quelques décennies, la maîtrise des mers." *


Bien entendu, pendant que se poursuivent les recherches sur le sens de la vie qui est cette jouissance du Temps dont nous parlons , la partie suit son cours, qui peut à chaque instant avoir raison de tout.


Mais j'entends, dans le petit bois, des craquements : sans doute est-ce ma genette qui passe par là et marque son territoire.
Ni la genette ni ma belle adorée ni moi ne pesons du moindre poids face à ceux que mènent ces psychoses collectives et ces névroses individuelles dont je parlais, dont les délires politico-religieux sont encore aggravés par les questions de l'appropriation des ressources naturelles nécessaires au maintien de l'exploitation et des délires des masses.


Mais j'entends une vieille taupe qui creuse toujours : que feront les Hommes lorsque l'Intelligence Artificielle fera tout ? se demandent, très angoissés, ceux qui se définissent par leur fonction routinière.

Bien sûr, l'Avant-garde sensualiste est la réponse à cette question.

Et qui pourrait être mieux placé qu'un gentilhomme de fortune contemplatif galant "que l'on n'a jamais vu exercer ni profession ni commerce [et qui a] trouvé, au long de sa course et de ses dérives, la mine d'un or très rare et peu recherché : celui du Temps" pour apporter, certes un peu tôt, la solution à cette énigme.


Marx prétendait que l'on ne pouvait dépasser la philosophie sans supprimer le prolétariat :
la question est : comment est supprimé le prolétariat ?


Sans réponse à cette question, je laisse la parole aux grillons
Et plonge dans l'infini de la nuit
Sans un mot
Et même sans subvocation

C'est ma vocation








Genette de la Closerie des Amants




Le 5 septembre 2017
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017 




* Les textes entre guillemets et en italique sont extraits d'un article récent d'un des innombrables spécialistes de géo-politique actuels, — que l'on retrouvera sans peine.







jeudi 31 août 2017

Docteur ès nihil








Le nihilisme, compris comme la critique de l'idéalisme — qui superpose au monde fortuit, un monde ordonné – de toute éternité et pour l'éternité — est le plus souvent associé à un pessimisme plus ou moins radical : c'est une erreur.

Parfois, la découverte du fortuit princeps se mêle d'un malin plaisir à la destruction : elle se teinte alors d'une joie mauvaise de faire tomber et de voir s'effondrer l'illusion d'un monde ordonné. Cette surdétermination, historiquement datée et idiosyncratiquement caractérisée — sadienne, au fond — gâche, le plus souvent, la fraîcheur du « Rien n'est vrai » par un « Tout est permis » — ressentimental – en dernière analyse.

Plus encore, on prend le plus souvent pour du nihilisme un idéalisme en quelque sorte inversé, que Nietzsche appelait l'idéalisme en laid, qui — dans une posture inverse mais dans une démarche identique à celle de l'idéalisme « en beau » — superpose au monde fortuit, un monde assurément laid et mauvais :
Être assuré, même du pire, c'est être rassuré — et telle est la raison d'être de l'idéologie.
Dans un cas comme dans l'autre.

Enfin, lorsque l'extase de la contemplation est remplacée par son exact contraire — lorsqu'elle est, pour une raison ou une autre, impossible , c'est-à-dire lorsqu'elle est remplacée par l'effondrement et l'effroi devant ce qui est alors perçu comme l'étrangeté absolue, apparaît une autre forme du nihilisme marqué, lui, par la sidération et par l'horreur, infinie, du vide — vécu comme sidérant. (L'analyse et le revécu des traumatismes archaïques, l'expérimentation des psychotropes les plus puissants, les deuils et les traumatismes s'accompagnent toujours de ces expériences terrorisantes, et plus ou moins résurgentes, de déréalisation.)

Freud, qui disait ne rien entendre à la musique et au sentiment océanique, a, pour l'avoir connu — comme beaucoup d'entre nous —,. décrit parfaitement cela.

À l'opposé de ce nihilisme de la terreur du vide absolu, Nietzsche a présenté une forme, en quelque sorte jubilatoire, d'un nihilisme de la plénitude, du trop-plein absolu, avec sa théorie de l'Éternel Retour et de l'amor fati, où le « Rien n'est vrai » débouche cette fois sur un « Tout est possible » — qui est aussi bien un « Tout a été, est et sera possible. »

Cette critique radicale de l'idéalisme, ce nihilisme jubilatoire, est en quelque sorte le grand discours cosmique : « Le fatalisme extrême est au fond identique avec le hasard et l'activité créatrice. (Pas de hiérarchie des valeurs dans les choses ! Il faut la créer !) »

Personnellement, j'aurais souligné : Il faut la créer!

Mais, si l'on excepte quelques rares cas où transparaît encore de façon évidente un malin plaisir destructeur, personne avant nous ne s'était hasardé dans ces formes de l'activité créatrice où le fortuit princeps peut tout aussi bien laisser place — si on en a le bon plaisir — au sensualisme princeps et à ses passions affirmatives, où le monde est perçu comme « un jeu divin » placé par-delà le bien et le mal, et où le poète, en antéphilosophe, peut dire : Ego fatum !

À ce point d'accord et de plénitude on peut admettre qu'il est difficile d'associer le concept de Néant — que plus de deux mille ans de métaphysique ont connoté négativement – quand il est pour nous, les « artistes de rang supérieur » (« Le "Moi", le "Sujet", pris comme ligne d'horizon. Renversement de la perspective. »), ce qui ouvre au jeu - et au Je - suprêmes.
C'est pourquoi nous l'avons — avec ceux de nihilisme et de nihiliste — abandonné depuis longtemps à cette époque condamnée, pour lui préférer avec ceux de libertinage et de libertin idylliques celui d'impermanence (qui est extra-européen).

Mais, au fond, on pourrait, tout aussi bien, pour nous qualifier, parler de nihilisme et de nihilistes idylliques — si l'association de ces termes n'était, pour nos oreilles européennes, encore plus choquante que celles de libertin, de libertinage, et d'idyllique.


Où peut bien mener une telle métaphysique — ou plutôt une telle anti-métaphysique ! — et à quoi peut-on bien aboutir en partant, à vingt ans, de telles considérations ?

Pour répondre à ces questions, et pour finir aimablement et en chanson, comme il se doit, tout en tranchant d'avec les apeurements névrotiques pascaliens, nous allons rejouer maintenant un air, à jamais heureusement acquis, qui s'intitule :



SÉRÉNADE




mais qui aurait pu tout aussi bien s'appeler :




AU CENTRE DE L'UNIVERS


La vérité toute simple
C'est que j'aime jouir
Du mouvement souple
Puissant et extrême
Qu'entraîne notre interpénétration
Suprême
Caressante
Coulée
Où se déploie pour moi à chaque fois
La sensation
Suprême
Caressante
Coulée
Puissante et extrême
Et de ma maturité
Et du sentiment
Surabondant
Que j'ai
De tant vous aimer

Cette interpénétration d'apothéoses
Nous l'aimons tant
Que nous lui sacrifions sans y penser
Tout le reste
Et passés les premiers baisers
Et les premières ardentes caresses
Sans plus attendre
Nous la reprenons
Extatiquement
Le souffle coupé
Impatients et tranquilles
De nous laisser emporter
Par son divin déroulé

Depuis que je vous ai rencontrée
Rien d'autre
De l'amour charnel
Ne m'intéresse
Ni bouche
Ni seins ni fesses —
Rien que cet amour interpénétrant
Qui me déroule en puissance
En douceur et en ivresse
Qui me voit explorer
Et ma maturité
Et le sentiment surabondant
Que j'ai
De tant vous aimer

On dit remercier le ciel
Sa bonne étoile
Sa bonne fortune...
Assis là dans la nuit
Seul
Sous les étoiles et le ciel
En gentilhomme de fortune
Au centre de l'univers
Goûtant la chance de la plénitude
C'est le cœur débordant d'une immense gratitude
Que j'ai dicté
Pour vous
Ces quelques lignes
Sous la fenêtre de la chambre où vous dormez
D'un sommeil où j'espère vous rejouez
Quelques-unes de nos harmonies
D'apothéose enamourée

À la vie !
À l'amour !
À la bonne étoile !
À la galaxie en spirale étoilée de l'amour que nous aimons tant jouer !
Dont nous aimons tant être les jouets !
À vous mon amour...






Le 24 septembre 2007, pour le poème.
Le 7 décembre 2013, pour le reste.





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samedi 26 août 2017

Noblesse de fortune









Nous ne sommes que des amants
Heureux amants…


Les peintres…
Doivent peindre tout le temps
Les écrivains…
Doivent écrire tout le temps
Les sculpteurs…
Doivent sculpter tout le temps
Les philosophes…
Doivent philosopher tout le temps
Les essayistes…
Doivent « essayer » tout le temps


Nous
Nous ne sommes que des amants
Heureux amants…
Jouissant éperdument
De la puissance et du sentiment
Du sentiment de la puissance et de la grâce se déroulant voluptueusement
Amoureusement


La jouissance fait l'union
L'union renforce la jouissance
La jouissance et l'union
Qui les renforcent
Font les amants
Heureux amants


La Séparation fait l'injouissance
L'injouissance renforce la Séparation
L'injouissance et la Séparation
Qui les flétrissent
Font
Les tripoteurs
Qui rêvent de « trips-auteur »
Et de carrière
De peintre
D'écrivain
De philosophe
D'essayiste
De sculpteur


Nous nous ne sommes que des amants
Et
Bien sûr
Nous écrivons
Nous peignons
Nous sculptons
Nous philosophons


Mais
Qu'on nous donne une belle chambre
La Beauté
Le calme
Un magnifique isolement
Et un lit blanc
Les seules choses
(Avec les vagues… )
Que nous briguons
Et
— En beaux brigands
Nous faisons jouir tout le Temps


 






Le 11 novembre 2011
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2009-2012






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mercredi 23 août 2017

L'amour contemplatif — galant (Rondeau)








Surabondance
De silence
De soleil
De solitude
De sérénité


Donc :


Force
Complicité
Amour
Énigme résolue


Joie joueuse


Suprême légèreté


Nager


Rendre grâce


Et rendre grâce encore






video










Le 23 août 2017
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017






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