mardi 22 octobre 2019

L’Or-Monde ou La voie du Ça-doux







Chère amie,


Non, je ne partage pas le mot de Nietzsche sur la musique, même si je l'ai cité intégralement dans un poème; — d'ailleurs, lui non plus. Il suffit de repenser à ses formules célèbres sur la sensibilité de l'enfance.


Des « situations » favorables — que l'on se crée, et que la vie vous offre — peuvent permettre, dans ce monde tel qu'il existe depuis maintenant près de dix mille, ans, de conserver ces facultés contemplatives de l'enfance, disons de baigner habituellement dans ce sentiment océanique qui est au cœur et de la mystique et de la poésie que nous expérimentons, que nous exprimons et dont nous rendons compte : mais même le plus heureux des hommes — à cet égard — sera encore heureux de retrouver à travers d'autres genres d'art que celui de la pure présence au monde — si c’en est un —, et particulièrement grâce à certaines formes de la musique, un accès et une provocation à l'éblouissement poétique, puisque la vie ne manque pas de chagrins et de contrariétés, même dans l'otium le plus parfait — et qui peut se vanter de le posséder toujours ! —, pour vous tirer de la jouissance d'exister.
Regardez l'enfant : la vie lui sourit : il est aux anges ; un chagrin, une peur, une contrariété le tirent de son paradis ; une berceuse, un petit air, et hop ! c'est reparti pour le paradis : la vie appartient aux âmes simples, hors-monde : c’est la voie du sadhu les autres, les séculiers, se dévorent, sont des morts.

La vie n'est pas du tout un exil, c'est une bénédiction (et je vous écris cela de mon lit ou ne me tiennent, pour une fois, ni l'amour ni la jouissance du Temps mais l'état grippal et ses inconvénients) : exil me permettait d'écrire : « sans musique moins de merveille dans l'idylle », et ça, j'y crois.


À vous,


R.C.




Post-scriptum

Sans vouloir m’appesantir, et sans a priori, je céderais de façon assez accommodante sur ce point que, entre l’exploitation de l’Homme par l’Homme, celle de la femme par l’homme, l’injouissance poético-sentimentale, qui découle de l’enrégimentement sociologique et de l’enragement individuel, produits et provoqués par de telles prémices, exploitation, injouissance, enrégimentement et enragement dans lesquels les humains sont à peu près tous, d’une façon ou d’une autre, et nécessairement, pris comme dans une glu, et d’où on leur voit naître, symptomatiquement, et cette consommation ostentatoire, dont parlait Veblen, et ce désir mimétique, qu’évoquait Girard, qui alimentent encore les haines des classes, des castes, des races ou des factions religieuses, où tout cela bouillonne, la gent humaine ne vit ni dans une sorte d’apesanteur sociale ni dans un jardin paysager historique, et j’admets que la tâche de celle ou de celui qui tenterait d’échapper à cela, et aux chausse-trapes qui, tous azimuts, la ou le guetteraient, des ennuis pécuniaires aux risques « suicidaires », ou même seulement pénitentiaires, en passant par les menaces susurrées ou aboyées par la pléiade des traditionalistes en tous genres qui, sibyllins ou impératifs, la ou le sommeraient de sortir de son havre de paix si tant est qu’elle ou lui (ou mieux : elle et lui ) aurait pu s’en trouver un pour venir jouer dans quelque saynète (apocalyptique, rédemptrice, salvatrice etc.) de leur cru, où il s’agirait de combattre, à l’envi, à mort et sans un remords, la totalité, ou quelque dysfonctionnement jugé comme tel, et exorbitant , de l’égout de la guerre des goûts et des haines des ego, mystiquement castrés, et, par là, envenimés, j’admets, dis-je, que cette tâche ne serait pas aisée ; pourtant, pour qui voudrait goûter et décrire, pour ainsi dire de façon performative, les féeries contemplatives et galantes des dames et des gentilshommes de demain en admettant qu’il reste toujours des unes, des uns et de l’autre —, je ne vois d’autre chance de succès à cette échappée que dans cette pérégrination possible vers la liberté de l’hors-monde, accompagnée de cette immixtion soudaine et incontrôlée dans l’Absolu qui sait souvent si bien la récompenser.






Le 21 octobre 2019
R.C. Vaudey
Correspondances 




.

lundi 14 octobre 2019

Idillie









Antoine Watteau

La gamme d’amour
1715-1718





« Je comprends enfin
Que c'est d'avoir joué
À la petite bergère
Enfant —
Lorsque vous courriez le plateau
Accompagnant votre voisine fermière
Avec ses vaches, ses chèvres et ses petits veaux
Que vous vient ce cœur idyllique
Cette belle âme pure et fière
À laquelle répugnent tant
Toutes les formes de la friponnerie
Et de l'indignité —
Et aussi ce grand goût du silence
Et de la contemplation
Bref, tout ce qui illumine tant nos amours bucoliques
Marquées du sceau de votre fraîcheur
Et de votre intégrité mystiques


Et je sens bien à quel point je suis le plus heureux des hommes
De vous avoir rencontrée
Et d'avoir su de vous me faire aimer
Ce qui au départ — je l'avoue — n'était pas gagné


Ces âmes pures et bucoliques
Auxquelles à travers le temps
Rêvaient tant les mondains et les courtisans
Adeptes de la flagornerie et de la trahison
Confrontés aux putains et aux manipulatrices
Aux coureurs de dot, aux abuseurs et aux pervers narcissiques
Et dont le mythe traverse l'histoire de la littérature et de la poésie
De Théocrite à d'Urfé
En passant par Virgile, Ronsard et Vauquelin de La Fresnaye —
Finalement, elles existent :


Et je vous ai rencontrée


Le fond de votre cœur était frais
(Le mien ne demandait qu’à le redevenir
Sans avoir été vraiment altéré)
Et Paris ne vous avait pas pervertie
Ne nous étant depuis jamais mêlés au monde
Comme deux aimables Sainte-Colombe
Ayant toujours cultivé l’otium
Autant qu'on le pouvait –
L’otium par la poésie vécue illuminé —
Il l'est resté




Aujourd'hui, nous tentons de préserver
Cet environnement poétique et agreste
Où vous avez grandi
Et où s'épanouit notre amour depuis tant d'années…
C'est bien sûr lui qui nous inspire ce beau geste
Et sa réussite
Comble et enflamme notre amour en retour


Tout cela est évidemment bien charmant
Et bien sûr aussi peu de chose
Dans la guerre du temps
Où tout peut être balayé en un instant… »






Allongés dans notre grand lit frais
Voilà les réflexions que l'on se fait
Encore tout émus et émerveillés
Du concert qui hier
Nous bouleversait et nous ressuscitait


Tout cela est si délicat et si hors du temps
Que nos baisers s'envolent
En farandole
Suivant nos âmes d'enfants


Dehors, l'après-midi est resplendissant
Son or force nos rideaux
Tandis que dans notre pénombre
On se coule dans l'amour caressant


Si l'Humanité a rêvé des amours idylliques
Il semble que nous seuls en ayons la clef
Et connaissions du tableau la partie toujours voilée
Ou alors les autres restent bien discrets


Disons que rien n'est si délicat
Si puissant et si beau
Pas même la musique —
Que ce chapitre toujours tu du récit des amours rustiques
Et si hier
Lors du concert
J'étais plutôt passif
Soumis à la toute-puissance
Béatifique
D'une Diva lyrique –
Je suis cette fois un des deux héros
Un musicien même
Qui n'ai que peu le loisir
D'apprécier la sublimité du génie féminin
Même si je m'en délecte au-delà du dicible –
Emporté que je suis dans les vagues harmoniques
De la jouissance en comme-un
Et de son tempo
Dans ce duo
Avec vous
En Déesse sensualiste
Extatique
Que guide son cœur palpitant
Aspirant à l'amour
Attentive à mes élans
Savourant mes retardements
Et mes abbellimenti de paradis —
Débordée par ses vagues célestes
Et puis
Finalement
Au bout du bout de l'enchantement —
Convulsée de Beauté définitive
Alors que je suis moi-même emporté
Dans une transe miraculeuse
Absolue et clonique


Découvrir la réalité des amours pastorales
Galantes et mystiques —
De si longue tradition
Et si mythiques
Ou peut-être encore leur donner enfin corps
Voilà quelque chose que seuls les miracles de la vie peuvent offrir
Et ce à quoi nul n'est vraiment préparé


Qui nous laisse absolument muets


Et comme sous un charme
Indicible
Dans cette sorte de faille spatio-temporelle
Qui à travers l'horreur des époques semble demeurer toujours aussi belle
Et aussi surréelle


Enfin, c’est ce que je me dis
À cette heure de la nuit
Où il est temps de m’endormir
En vous remerciant
Vous et la vie









Le 14 octobre 2019
R.C. Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019










.

dimanche 13 octobre 2019

Sublimité du génie féminin








Le matin
Ce sont les forêts des montagnes
Qui viennent à nous :
Remorque géante
Tracteur surdimensionné
Bois en abondance


En quelque sorte :
Les Vosges
Leurs bûcherons et leurs sombres futaies


(Je connais
J'y étais
Bûcheron — avec mon Unimog 411
Je l'ai été
Après la Sorbonne
À vingt-cinq ans –
Tout une année… —


J'ai aimé
La solitude et la liberté totales
Si loin de tout
Si loin du monde —
L'air mystique et cristallin
De la sylve avec laquelle on fusionne
La formidable énergie déployée…
Mais j'ai déjà donné…)


À midi, c'est le portail
Qui tombe et manque de me tuer
Avec l'aide d'un quidam
On le remet


Plus tard, je réinstalle
À grand peine
Les Grandes Eaux
Face au dieu des jardins
Dans un petit coin


Vous, vous êtes diaphane


Heureusement :
J'ai déjà les billets :
Nous irons


Le soir, enfin
Sous l'effet d'une Déesse vivante
Cumulant la jeunesse
La beauté
Et la grâce
Chantant avec toute la puissance
Et la féerie sans appel
Envoûtante —
De son sexe
Et qui
Pour la première fois de ma vie
Me fait sentir
À ce point-là
Très précisément
Comme si j'y étais –
La sublimité du génie de la fémininité
(Dans ce cas, au carré… )
Nous quittons ce monde sans pitié
Nous renaissons dans le miracle
Tantôt pétrifiés
Tantôt chantants et dansants
Intérieurement —
Dans la profondeur intense
Des airs de Barbara Strozzi




Revenant dans la nuit
Débordants de joie
Tout nimbés de l'aura d'énergie surnaturelle
Que notre Diva avait projetée
Comme un tsunami de merveille
Et qui l'auréolait encore
Tandis que gauchement je devisais avec elle
Après –
(Les divinités extraterrestres me subjuguent
C'est un fait) —
Comment aurions-nous pu contredire Nietzsche
Nous qui sans elle
Aujourd'hui –
Au lieu d'un transport d’émotion transcendantal
Inoubliable —
Aurions été tout simplement privés
De la sensation intense
De la magie
De la vie
Et seulement fatigués de sa trivialité —
Nietzsche qui a écrit ceci :


« Sans la musique
La vie serait une erreur
Une besogne éreintante
Un exil »


Ce à quoi j'ajouterai
Puisqu'il n'a pas pu le faire
Et parlant en expert — :
Sans la musique moins de merveille dans l'idylle...











Le 12 octobre 2019
R.C. Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019


(Petites proses en poëmes)



.

vendredi 11 octobre 2019

Vert Paradis






Des princes hindous
Des Grands d’Espagne
Et même des sâdhu —
Sont mes amis


Mais ils m’envient
Quand sur mon toit
Je grimpe pour toi


D’où je fusionne dans la splendeur d’automne


Alors que l’on s’éloigne de l’or de l’astre solaire
On fait rentrer du bois
On ramone


Autour…
Personne


Sinon la Beauté du monde qui rayonne


Vous trouvez des petites branches
Pour faciliter tout ça


Et les tuyaux flambent
Et le bistre foisonne


Quand tout est fini
J’ai risqué dix fois ma vie
Et dans la virginité du soir
Nous sommes heureux
Comme au retour
D’une aventure de preux …


La fraîcheur peut venir
Le gros poêle de nouveau respire


Pour finir
On écoute Barbara Strozzi
Et
Paisibles comme à Venise —
On sourit


Tous ces amis
Ces princes hindous
Ces Grands d’Espagne
Et même ces sâdhu —
S’ils m’envient
À vrai dire —
C’est parce qu’ils n’ont pas
Une petite camarade
Une complice
Une amie
Comme toi
Une amante
Un amour
Comme vous


Et voilà tout !







Le 11 octobre 2019
R.C. Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019



.

mardi 8 octobre 2019

Héloïse — Merveille d'octobre







Héloïse


Avec vous, j'ai découvert le sens du monde
Le sens de la vie
L'union mystique avec le monde
L'amour accompli


La frigidité poétique rend l'existence insupportable


La misère sentimentale et charnelle est bien pire qu'une relative misère matérielle :
Elle est source de folies sans nombre
D'addictions toutes plus misérables, affligeantes, assujettissantes les unes que les autres.


Je vous aime à l'infini.










Le 7 octobre 2019
R.C. Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019







Merveille d'octobre




Depuis le matin
On évolue dans la Merveille


La campagne est si riante
Sous le bleu du ciel
Et le soleil
Et elle nous dilate tant le cœur d'une joie si enthousiasmée


Descendus de notre Vercors
Nous rencontrons d'abord
Madame de Chantemerle-les-Blés
Dont le nom nous fait rêver —
Avant de poursuivre vers Hauterives
Sur la route d'un Palais


On s'émerveille de vivre
Et aussi dans tant de beauté


De retour
Vers le soir —
Le soleil fait briller le nôtre
Comme un diamant de lumière
D'une douceur jamais rêvée


J'en prends note
Pour que cette Merveille d'octobre
Ne soit jamais oubliée


Ah ! aussi
Je suis passé remercier ma mère
De m'avoir donné cette vie
  … Et de m'avoir toujours tant aimé


Enfin, j'avais le cœur à lui redire
Et je l'ai fait


Sous son silence de marbre
Je sais qu'elle m’a souri








Le 8 octobre 2019
R.C. Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019



.

dimanche 6 octobre 2019

L’Âge d’or







On s'aime avec l'absolutisme des vivants
Emportés dans d'immenses épousailles
Où votre délicat cœur de corail nous sert de gouvernail
On s'aime comme des amants débordant d'amour désarmant
Ayant assisté la veille à de bouleversantes funérailles


On s'aime avec l'absolutisme des vivants


On s'aime puissamment
Passionnément
Délicatement
Absolument


Et la Vie tout entière
Qui nous saisit si royalement
Avec son habituelle outrecuidance enchanteresse
Dans sa toute-puissance élémentaire —
Semble jaillir et être le fruit de nos entrailles
Et le tsunami produit par l'intensité de nos caresses
Qui nous pulvérisent dans la stratosphère
De la passion et de la volupté plénières


On s'aime comme des Titans
On s'aime comme des volcans
On s’aime comme à l’Âge d’or
Emportés par l'absolutisme du vivant


Exquisément, on explore
Des univers caressants
Comme des enfants —
Rien n'est trop beau
On savoure sans fin nos plaisirs divins
On goûte immodérément
Chaque sensation phénoménale
Et puis on est saisis par la fusion totale
Et qu'importe alors l'extase invraisemblable
On continue en poursuivant vers le firmamental


Passées enfin les bornes de la Beauté convulsive
On repose annihilés sur les rivages de la vie miraculée
Affirmative —


Et comme revenus — tels des phœnix —
Des rives du Stix et de la vie enlevée
Sauvée néanmoins par une cérémonie sublimée
Par l'assurance et l'humanité d'un bon abbé —
On jouit de l'Existence miraculeuse
Silencieuse
Belle et prolixe


Faveur à nuls autres réservée
Qu'à ceux qui s'aiment comme des Titans
Comme des volcans
Comme à l’Âge d’or
Emportés par l'absolutisme du vivant
Et que nous voyons comme un trésor —










Le 5 octobre 2019
R.C. Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019




.

dimanche 29 septembre 2019

Noces mystiques






L'amour est un vrai miracle
Qui vient se couler
Tendrement
– Ardemment —
Dans la mélancolie du moment


Personne ne peut imaginer
Sauf à l'expérimenter —
Que des humeurs sombres
Puissent prédisposer à tant de sincérité
À tant de simplicité caressante
À tant de complicité riante
À tant de volupté extasiante
Entre deux amants
Que le spectacle de la Société du Spectacle
Et quelques-uns de ses autres inconvénients —
Fatiguent — évidemment


Et pourtant


Rires
Baisers et caresses énamourées
Dissolvent en un instant
Cette chape de plomb que distille nécessairement
Ce temps


Et la Beauté de la vie l'emporte
Sans même s'en soucier —
Sur la bêtise et le malheur programmés
Environnants


On ouvre d'un coup tout grand les portes
De ce royaume de félicité
Qu'offrent :
La connivence de ceux qui s’aiment
Un toit
La liberté
Le silence
La santé
Et du temps devant soi
Dégagé de toute obligation —
Toutes choses qui sont les ingrédients
Nécessaires à ce Grand Œuvre
Qui
Lorsqu'on les possède —
Ne souffrent pas qu'on ne fasse pas
Jaillir de cette chape de plomb
Que j’évoquais précédemment —
L'or du Temps
Car posséder chacun de ces éléments
Est en soi un privilège
Rare, au fond —
Qui oblige
Délicieusement —
Les poètes et les amants…


On n'arrête pas ainsi le monde à sa porte
Pour seulement lui faire rendre compte
Comme le pensait Nietzsche… —
On l'arrête pour entrer dans l'Unique Dimension
Et redevenir la manifestation éblouie
Du miracle du Sans-Nom
Dans cette présence-absence
Immobile ou en mouvement —
Proprement hors du temps
Où nous saisit la Grâce
Pour entrer de nouveau dans la Présence
Réintégrer notre Déité
L'Absolu
Le Brahm des Hindous
Quel que soit le nom que les fantaisies religieuses ou idéologiques
Qui déterminent cependant la conscience et la vie de leurs partisans —
Ont tissé autour de l'Indicible
Primordial
Invincible
Mais dont l’expérience est toujours menacée cependant


Et je repense
Le cœur et le corps débordants
– Souriants —
À ce merveilleux mouvement
Qui nous inondait d'abandon
Finalement —
Qui nous a menés
Lors de nos noces mystiques
Ce tantôt —
Dans ce séjour béatifique
Que manifeste encore
Le halo
De tendresse mirifique
Dans lequel nous baignons
Dans cette nuit idyllique

Et je remercie…
Et je bénis la vie…
À nouveau…









Le 28 septembre 2019
R.C. Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019







.