dimanche 6 mai 2018

Jouissance du Temps et Ressouvenance galante suivi de Éros et compulsion pornographique







Jouissance du Temps




Conservatoire

D’une forme contemplative galante de l’otium

À l'opposé de sa version philosophique gréco-latine, judéo-chrétienne plus ou moins dépressive. 

Pourquoi dépressive ? Cherchez la femme !

Conservatoire

D’une subsomption de l'amour courtois, c’est-à-dire d’une sauvegarde et d’un développement, dans un moment supérieur, de cette forme de l’amour.


La fin du XXe siècle et le début du XXIe étaient certainement les pires moments sinon pour faire du moins pour rendre publique la découverte de l'accord des sexes opposés dans l'extase harmonique, cette extase harmonique, charnelle, qui naît de la complétude génitale et qui ouvre à une autre forme d’extase post-orgastique celle-là , contemplative, mystique, que nous avons appelée la jouissance du Temps ; le tout dessinant cet amour contemplatif galant qui me paraît être ce que madame de Beauvoir pressentait de ce que produirait l’émancipation des femmes, qui devait, selon elle, voir naître entre les hommes et les femmes, « des relations charnelles et affectives dont nous n’avons pas idée ».

Je l’ai déjà noté, une lettre qu’elle écrivit en 1953, et qui a été portée récemment à la connaissance du public, me laisse penser qu’elle avait déjà entrevu, et pas seulement théoriquement, ce qu’elle prédisait dans son livre. Mais l’histoire n’a retenu que les mensonges qu’elle a soutenus avec Sartre à propos des amours nécessaires et des amours contingentes, et que la publication de leurs correspondances a révélés pour ce qu’ils étaient.

Mais c’étaient aussi des justifications théoriques qui convenaient parfaitement à l’injouissance et au genre d’emploi du temps du personnel universitaire et médiatique, amené à compenser cette incapacité, aussi bien pratique que structurelle, à déployer tant le féminin que le masculin dans un papillonnage « sexuel » d’aventures sans lendemains (que son genre de vie ((voyages d’études, tournées de conférences, séjours en résidences privées ou publiques devant apporter la matière à un nouvel ouvrage)) favorisait), alors que l’amour contemplatif galant est au contraire une suite de lendemains pleins d’aventures qui peuvent se contenter d’une seule et même chambre —, qui sont les illuminations sensualistes, poétiques et mystiques qu’il donne. Ce que nous appelons ses illuminescences.


Pour le reste, l’émancipation des femmes, contenue dans le cadre du libéralisme, s’est accompagnée et s’accompagne, dans ce moment de l’Histoire qui est le nôtre, d’une exacerbation de la guerre des sexes que chacune de leurs « revendications » envenime encore : les droits par elles acquis, les prérogatives perdues par les hommes avaient trouvé, dans un premier temps, dans la pornographie (que quelques idiotes médiatiques, désireuses de faire « boutique-mon-cul », comme on dit en Afrique, avaient cru devoir soutenir) et dans la violence des relations sexuelles de base, une sorte d’exutoire à la rage des hommes, exutoire qui en vient, très normalement, à être dénoncé à son tour, la violence en devenant par trop extrême et trop évidemment destructrice ; et même les vieilles prérogatives des « petits-chefs » (les mains aux fesses, l’injure et le mépris « sexuels » et le privilège de la « promotion canapé ») finissent par être, justement et enfin, dénoncées par des femmes qui ont par ailleurs accepté tout le reste du monde, et qui ne sont pas nécessairement de farouches anarcho-primitivistes.


Il y a donc un temps pour ceux dont la pensée et la poésie critiquent la société de l’injouissance et ceux qui la servent, et un temps pour ceux qui en sont les serviteurs, enthousiastes ou forcés. Et les bouleversements « d’avant-garde » des premiers ne sont strictement rien pour les autres.

De sorte que, vu du monde de l’injouissance, célébrer, aujourd’hui, l’accord entre les femmes et les hommes, comme nous le faisons, c'est un peu comme célébrer l'amitié franco-allemande enfin réalisée, en 1913. Je comprends que nous soyons, pour vos amis, des « ovnis »

Pour ce qui est de l’otium des Romains, ou de la scholè des Grecs, c’est Lacan qui a dit tout ce que l’on peut en dire, d’une façon définitive mais qui n’est plus politiquement correcte, lorsque dans son séminaire Le Transfert, en 1960, il a qualifié Le Banquet de Platon.

Et qu’est-ce que toute la philosophie grecque ou romaine, excepté Ovide, sinon cela. Et même celle qui a suivi ?

Toujours se voulant contemplative mais pensive, discursive donc ratée , parce que jamais galante.

La fin’amor est sociale.

Montaigne fut un temps galant, mais pas contemplatif, ou du moins si mais à la manière des Anciens, et confronté dans sa pratique de l’otium aux « chimères et monstres fantasques » qu’il entreprit de calmer en rédigeant les Essais. Il a cependant écrit : « Qu’a fait aux hommes l’acte génital qui est si naturel, si nécessaire et si légitime pour que nous n’osions pas en parler sans honte. »

Cela dit, à part Montaigne (et Sade, mais involontairement puisqu’en tant que prisonnier il n’a pas choisi son exil du monde et n’a jamais pu rechercher l’extase contemplative, mais plutôt tout son contraire), dans l’histoire de la philosophie personne ne nous entretient jamais des phantasmes qui assaillent l’injouissant qui cherche la paix dans l’otium : voilà sans doute toute la misère de la philosophie et de la recherche de la vie contemplative dans l’aire occidentale : avoir été privées, d’une part, de l’illumination poétique et mystique qu’offre la complétude génitale sentimentale dans ses extases harmoniques et post-orgastiques, et, d’autre part, n’avoir pu connaître le calme des ressouvenances galantes qui caressent le corps et l’esprit entre deux prodiges amoureux, ressouvenances galantes qui sont comme un jardin d’Éden lorsqu’on les compare à la violence et à la souffrance des compulsions, pornographiques et autres, qui, dans l’acédie, se nourrissent et des traumatismes du passé et de la misère de l’Éros. 

La complétude génitale sentimentale, tant qu’elle dure, nous sauve ainsi de la folie ordinaire des fixations pré-génitales. Ce n’est pas là son moindre charme.
 
On peut opposer à cette misère occidentale la recherche de l’illumination à travers l’érotisme chez les Chinois, telle qu’elle est exposée dans le Jeou p'ou t'ouan dont la quatrième de couverture de la traduction qu’en a fait Pierre Klossowski nous apprend que ce Jeou p'ou t'ouan « n’est autre que la quête obstinée du lettré Wei-Yang-Cheng pour aboutir, à travers l'érotisme, à l'extase spirituelle. Rien n'est moins occidental, rien n'est moins chrétien que cette littérature hors du péché, déliée de toute pudibonderie, candide dans sa crudité. La recherche de la volupté, minutieusement détaillée, ne s'y accompagne d'aucune perversion morbide. Le tendre souci du plaisir de l'autre y est toujours présent. ».

Malheureusement, le titre français, La chair comme tapis de prière, trahit aussitôt la misère de cette tentative chinoise, heureusement supérieure à l’européenne parce que « hors du péché, déliée de toute pudibonderie, candide dans sa crudité » et ne s'accompagnant d'aucune perversion morbide mais malheureusement inférieure à elle en ceci que la sentimentalité y est totalement absente et que l’autre y est plus ou moins candidement instrumentalisé dans une recherche égotique de l’extase spirituelle et de la longévité.

La camaraderie entre noceurs revenus de tout qui est ce à quoi peut arriver de mieux l’injouissant de l’aire occidentale condamné ab ovo et de tout temps par la notion de péché, la pudibonderie et les perversion morbides qui en découlent y est remplacée par un échange de bons procédés érotiques, spirituels et hygiénistes qui ne cassent pas trois pattes à un canard mandarin.


Pour le reste, l’Europe a des penseurs : ni galants ni contemplatifs : parfois roués.

Des mystiques religieux : contemplatifs mais pas galants.

Au vingtième siècle, des propagandistes politiques plus ou moins masqués, plus ou moins manipulés : idiots utiles ou pas. Mondains, médiatiques à l’usage des foules

Nicolás Gómez Dávila, dont je me sens le plus proche parce que c’est un patricien qui n’a pas eu besoin d’un statut de littérateur ou de « philosophe » pour exister (mais dont beaucoup me sépare), me semble un pater familias de la meilleure veine mais qui a cependant écrit : « Un corps nu résout tous les problèmes de l'univers. »


Caraco, sur ces questions, fou.


Fourier, idem.

« Quelque chose s'élève avec la rencontre des femmes et des hommes. » ai-je écrit. Oui, mais peut-être seulement pour quelques-uns. Dont nous sommes.


Néanmoins, je suis heureux que vous ayez trouvé une psychanalyste freudienne qui soit arrivée au mêmes conclusions à propos de la jouissance génitale. Les freudiens, comme les médecins de Molière et les philosophes universitaires, ont un baragouin tout à fait propre à impressionner le vulgum pecus. Mais si cela peut le mettre sur la voieFaites-la connaître à vos amies.


Disons que ce qui nous occupe, et nous éblouit, ce sont les conséquences mystiques de la jouissance génitale : le stade suivant, donc : la jouissance du Temps et les ressouvenances galantes.





Avec mes respectueux hommages,





R.C. Vaudey



Le 6 mai 2018 






 
Ressouvenance galante





Dans le chaudron du printemps
Inexprimable métamorphose du monde
La vie se déroule avec ses aléas et ses tensions
Jusqu'au miracle :
L'immense ouverture du sans-nom
La vraie vie soudain ici
L'ouverture absolue du sans-souci
La puissance voluptueuse folle
La danse insupportable de délice
L'envahissement total de tout votre être
Par ma masculinité
La dissolution totale de tout mon être
Par votre féminité
Votre acceptation et votre affirmation
Au delà du concevable
De votre féminité souveraine
Mon acceptation et mon affirmation
Au delà du pensable
De ma masculinité souveraine
Avec
Finalement
L’incroyable maestria involontaire de mon amour
Qui vous emplit et vous dissout —
L’incroyable maestria involontaire de votre amour
Qui m’aspire et me dissout


Aujourd’hui, l’éparpillement bienheureux de tout mon être
Au monde tout autour fusionné
Tandis que les bijoux de plume
Sur l’écrin vert de l’herbe fraîchement coupée
Picorent de minuscules graines portées par des tiges imperceptibles
Apparemment un délice immarcescible




Héloïse, je suis fou de vous





Le 5 mai 2018
Journal d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2018








 






Éros et compulsion pornographique










Poèmes-collages. 1987






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lundi 30 avril 2018

Fin’amor contemplative — galante









J’oscille ces temps-ci entre le silence et Haendel
Entre la beauté confondante du monde
Et l’extase harmonique
Dans nos ondes magmatiques


En quoi serais-je qualifié pour plaire à un public ?


Être des amants contemplatifs — galants
Est une étrange chose
Qui ne sert à rien dans ce monde —


Comment en dire le grandiose
Ou même seulement quelque chose —
Dans cette époque et usuraire et guerrière
Et perverse et pudibonde  ?


L’injouissance s’affaire
La brutalité et le cynisme bruyants et grossiers du vulgaire prospèrent
De même que son goût pour la guerre  :
À chacun sa croisade
Pour oublier de la Joie l’ignorance ou la dérobade


«  La poésie n’a pas de place dans le monde.
C’est un flamboiement qui s’infiltre par ses failles.  »


Je ne l’invente pas  :
C’est ce qu’a écrit Nicolás Gómez Dávila
Un autre genre de vieux samouraï



Si les musiciens restent le sel de la terre
Notre nouvelle fin’amor
Ce mystère —
En est la lumière


Par exemple, pour les chants des amants
Je vous joue sensualistement un grand air
Noble et tendre et savamment galant
Pourléchant-désarrimant —
Ce qui unit nos souffles et nos âmes et nos cœurs
Qui s’envolent en torrents
Pour le dire en quiétiste


Le lendemain — quittant le Vercors —
On traverse la tempête et la plaine
Afin que Louise Audubert
En muse galante, en virtuose, en artiste —
Nous fasse pleurer — à Givors —
En interprétant son Concerto de Haydn


En rentrant, j’apprends que la belle Jessie nous a quittés 
Reste seul son Éclair


Il n’y a de plaisir des larmes que si elles sont d’émotion et non de peine


Voilà au moins une chose qui est claire




 
 
 
Le 30 avril 2018
 
 
R.C. Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2018 
 
 
 
 
 
 
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mardi 24 avril 2018

Les perles du contentement










Les fleurs
Les buissons
Le ciel noir
L’orage tonnant


Fin d’après-midi de printemps


Hier, nous roulions au vent
Dans le plein été fleuri
D’avril
Et nous écoutions à l’abbaye
Michel de La Barre
Enfin, celle qui nous chantait  : «  …  »
Et surtout Bach :
«  Ouvre-toi mon âme…  »


Ici, nous pratiquons l’extase :


C’est une surbrillance du monde
Dans le silence
C’est très bon

Nous appelons ça des illuminescences
Pourquoi non  ?





Le 23 avril 2018
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2018 





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lundi 16 avril 2018

L'hacienda












L’hacienda




Par la fenêtre
L’éblouissement vient dans le vert
Qui rayonne d’or mêlé


Ici, même les murs semblent irradier
Tandis que j'écoute le luth de Kaspsberger


(Et quoi de plus printanier
Que le luth de Kaspsberger ?)


Le duveteux nuage de vie
Qui danse légèrement dans le souffle du vent —
S'est déployé
Autour des branches et des brindilles


Maintenant
Tout le ciel à cette hauteur est empli
De cette danse heureuse de la vie


Au bout du couloir
Sur la terrasse du petit jardin
En plein soleil
Vous apprenez à jouer pour le ciel


Tout autour dans son silence
Et sa poussée surnaturelle
La douceur du monde
Nous enveloppe de sa tendresse surréelle


Et, dans ce havre amoureux et ce nid d'élégance libre
Où l'Amour naturellement galant
Les illuminescences langoureuses
La beauté extatique
Récurrente
Totale
Composent une
Vie d'aventure unique dans l'éclat de vos yeux
Ma belle Héloïse –
Que dominent depuis toujours une
Harmonie éblouie, lascive, dans un océan infini de silence extasié,
Une force absolue, un nirvana tendre —
Notre hacienda
Oasis de noblesse —
Je la bénis




Et je continue d’écouter
O’Dette jouer,
Au chitarrone, la Toccata aspergiata
De Kaspsberger











Le 16 avril 2018
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences





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dimanche 8 avril 2018

L’abandon amoureux à l'harmonie des révélations célestes de l’amour charnel (Parade galante)






I


L’émerveillement mystique


En roulant vers le bleu du ciel
J’entre dans l’émerveillement mystique
Qu’en dire ?
Dans la beauté du monde : un


L’extase harmonique


Emportés par les vagues successives de la jouissance
Nous sommes enlevés par l’extase harmonique
Qu’en dire ?
Dans la beauté et le triomphe de la volupté : un




II




Une hermine de fourrure brûlante
La source d’un miel onctueux délicatement
Une petite conque nacrée de ce même miel
Qui lorsqu’on en joue
Tout à notre joie et à l’ivresse de nos célestes baisers d’amants —
Vous envoie dans de merveilleuses transes
Et des émois si immenses
Qu’on n'en rêve même pas


Ai-je dit que le printemps rend fou de joie ? —


Les nacres roses n’aspirent qu'à une chose :
Un sceptre de roi…
On dit « aspirent »
Certes —
[ …
]
Tout à leur somptueuse danse
Tout à leur joie


Ai-je dit que le printemps, justement, rend fou de joie ? —


Somptueux est le mot qui convient le mieux
À cette merveilleuse extravagance
Qui n'en finit pas…


Mais pourquoi finir le jeu merveilleux
De l'amour
De l'abandon total
De l'embrasement sentimental
De l'impensable voluptueux
Et de la chance ?


On pousse plutôt son avantage
De-ci de-là —
En explorant tous les confins
D'un univers de merveilles
Dont on ne sait rien
Et qui se découvre…
Toujours sans pareil…


Ou bien on laisse le coquillage
Qui divinement se ferme et s'ouvre —
Mener le bal et, pour ainsi dire, l’orpaillage…
On ferme les yeux
On s’étire au ciel
On sourit de félicité
Avec ce rythme divin dans la peau
Qui nous entraîne de son miraculeux tempo
Par-delà le Vrai
Par-delà le Bon
Par-delà le Beau
Au-delà de l'Idéal
Dans cette contrée sensorielle
Surréelle
Ignorée de l’injouissance —
Dans la présence-absence immense de l’Immanence




Plus tard, j’accentuerai la chance
En poussant toujours plus loin l’huis de l'Ouvre-Ciel
Ce qui aura pour conséquence
Le déchaînement hallucinant
De notre jouissance surnaturelle




Et lorsque nous reposerons enfin
Bienheureusement anéantis dans le Sans-Vouloir
J’apercevrai dans un brouillard
Sur votre beau visage endormi
Mon bel amour —
Comme toujours
Un extraordinaire sourire d'extase et de ravissement…


(Sans pouvoir voir le mien
Évidemment —
Mais en ne ressentant que lui…
Éperdument… )




III


Symphonia harmoniae caelestium revelationum
(Symphonie de l'harmonie des révélations célestes)


Le contemplatisme monacal c’est :
L’amour du silence
De la musique
Du chant
Et de l’abandon amoureux
Au silence
À la musique
Au chant
Avec finalement
Une immersion dans l’Outre-Ciel
Toujours ici présent




Le contemplatisme galant c’est :
L’amour du silence
De la musique
Du chant
Et de l’abandon amoureux
Au silence
À la musique
Au chant
Mais allié à l’amour sentimental
À la volupté
Et à l’abandon amoureux à l'harmonie des révélations célestes
De l’amour charnel
Avec, finalement,
Une immersion dans l’Outre-Ciel
Toujours ici présent




IV




À la lumières des chandelles
On prend notre brunch
En écoutant les motets de Vivaldi
Ou les chants d’Hildegard von Bingen…


L’amour est un jeu merveilleux…
Comme apprendre à jouer du violon…




Mis en page cet après-midi du 8 avril 2018, sous le regard amusé de quelques Gros-becs qui, perchés sur une branche juste derrière la vitre, ne cessent de m’observer.
(Les Gros-becs, on le sait, ont une parade nuptiale galante : « lorsqu'un Gros-bec mâle a réussi à séduire une femelle, il commence sa parade nuptiale. Le mâle hérisse ses plumes et agite ses ailes et sa queue. Ensuite sa partenaire s'avance vers lui et il commence à faire des révérences.


La parade se termine par un « baiser » entre les deux partenaires, ils collent leurs deux becs. À ce stade le mâle va chercher de la nourriture qu'il dépose directement dans le bec de la femelle. Il arrive que pendant le vol nuptial les Gros-becs se poursuivent en poussant de grands cris. Pendant cette période le Gros-bec se montre très nerveux et agressif. »


Pour les grands cris durant le vol nuptial, d’accord ; pour la nervosité et l’agressivité, c’est tout à fait le contraire.


Enfin, on appelle « ornithologues » ceux qui observent les oiseaux, mais comment appelle-t-on ceux qui, comme nous, en sont observés ? Je suppose en effet que c’est de notre observation constante et discrète que ces genres de passereaux, ordinairement si farouches, ont pris goût à venir passer leur temps juste derrière nos carreaux… )









Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2018






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