Les
beaux jours
Le 5 août 2019
R.C
Vaudey
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019
Les
heures heureuses
Les
heures heureuses
Sous
le charme indicible des Bergeries
De
Couperin
— Dans
la douceur des soirées
D'Anna Magdanela et de Johann Sébastian
Le 8 août 2019
R.C
Vaudey
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019
L'enivrement
de silence
[Au
lever de l'amour
Où
comme « deux êtres dont les destinées complices
Ont élevé l’âme
à un égal diapason »
(Baudelaire)
Nous
nous fondions en chœur
Dans
l'Éternité et la Lumière…]
I
L'enivrement
de silence
Le
saisissement soudain
Du
monde la brillance
— J'y
suis –
J'en
reviens —
La
jungle bienfaisante
Après
l'osmose
Et
la possession ultime
Et
bienheureuse
— D'un
comme-Un à corps —
Par
le flux tout-puissant
Absolument
convulsifiant
Onduleux-éblouissant
Du
Monde
L'extase
de la Présence
Le
retour dans la Permanence
Avec
tout, l'in-différence
Puis,
en en revenant…
La
chance
Le
souvenir de la joie baroque
Les
beaux jours
Les
heures heureuses
Les
belles émotions intenses
II
Avant…
Au
détour des esclaffements
Les
soieries enchanteresses
Des
caresses
Puis
nos baisers
… Dans
cette liesse…
Ces
baisers ?
Deux
petits cœurs
Qui
se poursuivent de leurs ardeurs
Qui
initient
L'appel
des grandes vagues
— Et
comme l'éveil de la houle primordiale
L'emballement
du vivant
Le
rayonnement miraculeux
Qui
emportent tout le temps
Et
nous font flamboyer
De
nouveau dans le Temps —
Qui
réveillent
L'aspiration céleste
L'aspiration céleste
La
voie sans parole
— Tout
en mouvements archangéliques
En
circonvolutions divines
Serpentines
—
De
l'éternelle Splendeur
Jusqu'au
point où
— Passés
une première révolution cosmique
Un
premier Big Bang inaugural —
On
entre dans la fusion des éléments
Comme
on pénètre dans le rêve ultime
… Alors
que l'on n'entame que le prélude
De
cette voie royale de la béatitude
— Qui
nous enlève
Plus
que nous la parcourons…
Je
déploie dans cette exploration
Un
grand talent
Et
beaucoup d'improvisation
— Qui
me porte plus que je ne la maîtrise —
Qui
ont le don de provoquer votre émerveillement…
Et
vous me rendez dans une eurythmie
— Également
déprise —
Au
centuple les éclats sublimes
Qui
naissent de ces ravissements
Dans
la pulsion amoureuse toujours s'amplifiant
Qui
nous emporte
Jusqu'au
jaillissement du Sans-Nom…
Qui
nous convulse dans la Beauté…
Semble-t-il
indéfiniment…
Reposant
enfin sur le sable fin du lin de notre grand lit blanc
— Où
nous nous sommes évanouis
Dans
nos beaux cris —
Nous
nous endormons ainsi
Au
Paradis
— Annihilés
de force
De
jeunesse
Et
d'abandon…
Quel
miracle
Que
l'amour des amants !
(da
capo)
Le 10 août 2019
R.C
Vaudey
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019
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