dimanche 11 août 2019

Les beaux jours — Les heures heureuses — L'enivrement de silence









Les beaux jours




Le 5 août 2019
R.C Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019




Les heures heureuses




Les heures heureuses
Sous le charme indicible des Bergeries
De Couperin
— Dans la douceur des soirées
D'Anna Magdanela et de Johann Sébastian




Le 8 août 2019
R.C Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019





 L'enivrement de silence



[Au lever de l'amour

Où comme « deux êtres dont les destinées complices 
Ont élevé l’âme à un égal diapason »

(Baudelaire)

Nous nous fondions en chœur

Dans l'Éternité et la Lumière]


I


L'enivrement de silence


Le saisissement soudain


Du monde la brillance
J'y suis
J'en reviens


La jungle bienfaisante
Après l'osmose
Et la possession ultime
Et bienheureuse
D'un comme-Un à corps
Par le flux tout-puissant
Absolument convulsifiant
Onduleux-éblouissant
Du Monde


L'extase de la Présence


Le retour dans la Permanence


Avec tout, l'in-différence






Puis, en en revenant


La chance


Le souvenir de la joie baroque


Les beaux jours


Les heures heureuses


Les belles émotions intenses



II



Avant


Au détour des esclaffements
Les soieries enchanteresses
Des caresses
Puis nos baisers
Dans cette liesse


Ces baisers ?
Deux petits cœurs
Qui se poursuivent de leurs ardeurs
Qui initient
L'appel des grandes vagues
Et comme l'éveil de la houle primordiale
L'emballement du vivant
Le rayonnement miraculeux
Qui emportent tout le temps
Et nous font flamboyer
De nouveau dans le Temps
Qui réveillent 
L'aspiration céleste
La voie sans parole
Tout en mouvements archangéliques
En circonvolutions divines
Serpentines
De l'éternelle Splendeur
Jusqu'au point où
Passés une première révolution cosmique
Un premier Big Bang inaugural
On entre dans la fusion des éléments
Comme on pénètre dans le rêve ultime
Alors que l'on n'entame que le prélude
De cette voie royale de la béatitude
Qui nous enlève
Plus que nous la parcourons


Je déploie dans cette exploration
Un grand talent
Et beaucoup d'improvisation
Qui me porte plus que je ne la maîtrise
Qui ont le don de provoquer votre émerveillement
Et vous me rendez dans une eurythmie
Également déprise
Au centuple les éclats sublimes
Qui naissent de ces ravissements
Dans la pulsion amoureuse toujours s'amplifiant
Qui nous emporte
Jusqu'au jaillissement du Sans-Nom
Qui nous convulse dans la Beauté
Semble-t-il indéfiniment


Reposant enfin sur le sable fin du lin de notre grand lit blanc
Où nous nous sommes évanouis
Dans nos beaux cris
Nous nous endormons ainsi
Au Paradis
Annihilés de force
De jeunesse
Et d'abandon


Quel miracle
Que l'amour des amants !




(da capo)




Le 10 août 2019
R.C Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019






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