lundi 3 novembre 2014

Houle sentimentale





Cette houle sentimentale
Qui étanche notre soif d'amour idéal
C'est ce qui nous unit
C'est ce caressement ondulant
De nos sentiments
Qui nous saisit dans nos ris
Dans nos grands baisers ardents
Dans notre étreinte aimante
Ce grand saisissement d'amour
Que nous nous faisons l'un de l'autre —
Ce mouvement voluptueux et tendre
Qui balance nos bassins
Qui se veulent du bien
Comme une allégresse d'amour
Comme la palpitation de nos cœurs
Tout à la joie de se retrouver
Dans cette danse archéale
Déjà pénétrés
Mais pas trop —
Par le slow
Move des amours idéales

Les genres encore primaires de libertins
Pouvaient bien représenter
Ce qui les animait
Ce à quoi ils tendaient
Par la peinture ou par le dessin
Par le film ou par l'image
Ou bien par le récit fantasmé
De leurs mauvais desseins... —
Pour moi, je ne trouve pas de moyens
Pour traduire cette houle sentimentale
Qui nous saisit d'amour idéal
Où l’on n'aspire à plus rien
Qu'à fermer les yeux
Et à se laisser porter
Emporter
Comme sur un nuage
Loin des mômeries, des enfantillages
Ou des débordements haineux
Des bousillages
Et des entrains furieux
Des terreurs et des malheurs qui s’ignorent
Et qui se la jouent hardcore
Qui se fantasment cadors
En refoulant la conscience de leur détresse
Devenue prédatrice —
Sur le dos de quelque(s) pauvresse(s)
Quelque(s) jocrisse(s)...
Avec ou sans webcam
Mais toujours sans âme...
C’est leur came...

L'amour physique en gaieté
L'amour charnel comme sentiment
L'amour
Dont tout le monde semble avoir oublié
Qu'il est au-dessus encore de l'amitié —
L'amour, donc, comme une danse enamourée...
Comment l’exprimer ?

Une fois ceci posé
Et trouvé —
Le reste a peu d'importance

Certes votre danse
Représente pour moi
Le vrai sentiment extatique de la vie ...
Sa surabondance...
Je sais comment la provoquer...
Je sais comment la laisser jouer...
Comme une transe-en-danse...

Certes ma danse
Représente pour vous
Le vrai sentiment extatique de la vie ...
Sa surabondance...
Vous savez comment la provoquer...
Vous savez comment la laisser jouer...
Comme une transe-en-danse...
Bien que je sois certain
Que ni vous ni moi
Ne sommes pour grand-chose
Dans leur concordance
Dans leurs rythmes ondulés et leurs accords
Leurs da capo et leurs encore
Pendant la chose... —

Cependant
Le fin du fin
Ce n'est pas ce qui pourrait se voir
De toute façon – les yeux fermés – on est dans le noir —
Mais l'esprit
Æquanime —
Qui l’anime

La volupté en mouvement
Suprême réjouissance
Régal sans égal
Don
Abandon
Prélude à la divine et harmonique jouissance
Elle-même introduction à la contemplation
Expression extasiée de deux amants
Apostats du monde, des familles et des coteries —
À qui la chance sourit ainsi
Voilà le fin du fin du jeu libertin
Ce que l’on connaît maintenant
Mon amour
Par vous, et pour toujours —
Comme l’amour contemplatif — galant ...

L’amour contemplatif — galant ...
L’aboutissement
De cette houle sentimentale
Qui étanche notre soif physique d'amour
Idéale...
Et nous laisse dans le silence et l’émerveillement
De la pure jouissance du Temps...





Le 3 novembre 2014



Journal d’un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2014




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