vendredi 27 janvier 2012

L'Éther le bleu la pulsation






Vous m'avez laissé la langue pendante
Après les pourlèchements —
Ébahi éberlué confondu
Les yeux clos n'en pouvant plus rien voir
Mais tout vivant dedans
Éblouissamment
Fantastiquement
Dans l'incroyable délectation
De votre con fondant
S'ouvrant en sphère et me saisissant
À la base du fût de cet arbre très étonnant
Qui plonge ses racines
Pour une part
Du plus loin de mon cerveau jusqu'à chaque extrémité de tout mon corps
Incandescent
Et qui de l'autre
Se ramifie
Dans chaque cellule de votre corps
Iridescent —
À la base donc du fût de cet arbre si étonnant
Que nous formons
Ce doit être ce qu'on appelle L'Arbre de Vie ou encore L'Arbre de Vit —
Et qui pulse
L'incroyable vivant
Méduse nous médusant
Dans l'immense océan
Dans lequel toujours nous baignons
Qui est l'eau le bain nous le mouvement la danse le divin la jouissance du Temps le Temps jouissant rien tout l'indicible ce que je dis en ce moment le battement des ailes des papillons le souffle
De l'Éther bleu la pulsation
L'Éther le bleu la pulsation
L'Éther le bleu la pulsation
Le blanc et l'or
Ma main qui n'est pas ma main posée sur votre nuque en caresse
L'infinie douceur du monde nous enchevêtrant
Tandis que pulse profondément d'une force incroyable
Délicieuse
Et qui d'un même mouvement nous broie et nous déploie
Arc fabuleux et extraordinaire concélébration nous aspirant
Réinventant ainsi
Un perpétuel mouvement —
L'arbre de vie que nous formons
S'enracinant gloutonnement
Dans la pulsation du Grand Cœur du Temps


Ce n'est rien…


Nous y sommes…


C'est la perpétuité…


C'est


La boucle émerveillante


De l'Infini…


La perpétuité…









Le 28 juillet 2003.






 Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2002-2003





.