mardi 5 mai 2015

BEAU — FORT








Ici le silence est d'or…
Seule musique : le vent
Caressant la splendeur du Temps

Il souffle à un degré de Beau si fort
Qu'il effleure à peine les blancs hellébores…
Pour ainsi dire… négligemment…
Exactement comme je caresse de ma bague l'héliodore

Il y a bien sûr encore
Tout autour de notre couvent des oiseaux —
Un nombre incalculable d'oiselets
Et autres tourtereaux —
Qui tous rivalisent avec brio :
Tout cela fait le somptueux décor
Le merveilleux écrin sonore
De notre goûter
Que nous prenons au lit
(Ouvert sur la prairie) 

Les hellébores
De l'Inde les souvenances que l'héliodore donne
Les somptueux décors
Les merveilleux écrins sonores
On le sait —
C'est la vie qui rayonne
À l'opposé de ce qui
Dans ce mauvais monde sévit

Mais où elle irradie bien plus encore
C'est dans nos jeux
Notre silence
Notre complicité
Et ces goûters
Au lit
(Ouverts sur l'Infini)

Lors
Dans une divine vacance
Je savoure chaque instant de cette vie
Qui n'en a plus… qui est unie… —
Et tandis que je dicte ceci
Sans un mot
De tout mon corps… —
Je la remercie





Le 3 mai 2015




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