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mardi 27 novembre 2018
vendredi 23 novembre 2018
Éthique antipyrétique
Injouissance
La
névrose caractérielle, avec ses fixations pré-génitales, ses
pulsions destructrices et auto-destructrices, assassines et
suicidaires, toutes ensemble responsables de son injouissance —
injouissance qui les entretient en retour —, est la maladie
infantile du sensualisme contemplatif — galant.
Gentilhomme
de fortune
Nous
ne renonçons à nos perversions que parce que nous connaissons les
grâces et les délices supérieurement enchanteresses de l'amour, — et parce que nous
avons la fortune de pouvoir les vivre.
La
revanche des ruminants
La
mise en esclavage des ruminants (bovins, ovins, caprins) pour
les exploiter et consommer leur lait a produit cette inflammation chronique dont
souffrent, physiologiquement,
les humains depuis l'invention de l'agriculture, et qui est la cause
de tant de leurs maladies (auto-immunes, d'encrassage ou
d’élimination), comme la mise en esclavage, au même moment,
d'autres humains, et particulièrement des femmes, pour exploiter
leur progéniture ou leur force de travail, a produit cette
inflammation — physiologique
et psychologique
— chronique qu'est la névrose, qui fait la souffrance et la
fièvre qui, en pulsions irrépressibles, individuelles et sociales,
taraudaient et taraudent — hier sous le vernis social, aujourd'hui
sans même plus prendre la peine de se dissimuler beaucoup — l'homo normalis, hier si corseté (et fier de l’être),
aujourd'hui si trash et si déjanté (et fier de l’être, — toujours).
Fièvre
La
« civilisation », cette longue suite de poussées de fièvre
meurtrière, s'est jusqu'ici développée sur la base d’une
structure
psychophysiologique inflammatoire
chronique et mortifère, et c'est jusqu'à la planète tout entière
qui est aujourd’hui atteinte de cette fièvre — que l'on
diagnostique chez elle comme un « réchauffement climatique ».
Anti-pire
éthique et éthique antipyrétique
C’'est
en libérant les chèvres, les vaches, les moutons et le reste, et en
oubliant le blé — également au sens argotique du terme — que
les femmes et les hommes, apaisés, désenfiévrés — tout à la
fois de la course au gain et de la course à la réalisation de leurs
poussées pulsionnelles irrépressibles et maladives — pourraient —
par un authentique réchauffement « climaxique », c'est-à-dire
sentimental, extatique, donc contemplatif et galant, de leurs
relations — réduire ce réchauffement climatique.
Intoxication in eroticis
Nietzsche,
Rousseau avaient, chacun à sa façon, tenté de régler cette
question de l’intoxication alimentaire : Rousseau, toujours
aussi malheureux dans ses choix, voyait les laitages comme un aliment
de base du « bon sauvage » — quand on voit mal comment
nos ancêtres chasseurs-cueilleurs auraient pu en faire la base de
leur alimentation ; Nietzsche, lui, pourtant nourri sinon de
laitages du moins de philosophie orientale, puisée chez Schopenhauer
— qui en avait fait « sa » philosophie en la
transcrivant en allemand —, en bon fils de pasteur était resté,
comme son inspirateur, terriblement abrahamique en négligeant les
joies ineffables de « l’accord » amoureux du yin
et du yang
— qu’il
aurait pu y trouver —,
pour n’insister que sur l’irrémédiable, à ses yeux, « guerre
des sexes ».
Mais, malheureusement pour lui, les sous-produits
des amours mercenaires sont aussi méphitiques que ceux des bêtes
mercenaires, et l’assujettissement et la « maltraitance »,
in
eroticis
comme ailleurs, n’amènent jamais rien de bon.
…
Voilà,
chère amie, quelques réflexions sur la gastronomie hypotoxique (à
laquelle il manquera malheureusement toujours les fromages !)
et sur un art d’aimer (et de créer le monde) —
lui aussi non toxique —
ayant
dépassé les fièvres névrotiques, elles-mêmes sous-produits de
l’asservissement post-néolithique.
Mais
qu’est-ce que tout cela au regard de l’actualité où, selon B.
Maher, l’empereur d’Occident, à Rome, est un maffieux dont le
parrain est un néo-César des steppes, qui, disposant des moyens qui
sont les siens, fomente des agitations partout dans le monde.
Ceux
qui sont arrivés au pouvoir par ces mêmes agitations manœuvrières,
il y a cinquante ans, ont toutes les raisons de craindre l’efficacité
colorée, façon révolution orange, des réseaux du
Romain, qui ont aujourd’hui changé de main, —
surtout
qu’ils sont soutenus par ceux de l’Asiate.
La
guerre ne cesse jamais. Elle prend seulement des tours variés.
À
vous,
R. C.
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lundi 19 novembre 2018
Les beaux mouvements — Les grands sentiments
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vendredi 16 novembre 2018
Mâtins de Naples
Chère
amie,
Lire ici
…
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Ce
que je veux dire c’est que certains ne sentant pas la terrible
haine sous-jacente qui de tous côtés anime les protagonistes —
n’ayant pas directement –
ou
indirectement mais par famille interposée –
eu l’occasion de vivre les ravages auxquels conduisent ces
exécrations — s’en trouveront soulagés, tant on sent qu’ils
pensent au fond d’eux-mêmes que l’on force la farce.
Les autres
savent qu’il faut être le maître de l’imposture, — aussi
grossière soit-elle.
Enfin,
l’injouissance — cette impuissance, cette défaillance profonde des facultés poétiques, mystiques, sentimentales et amoureuses — mène le monde, et ce ne sont pas ces luttes qui
m’effraient mais cette misère contemplative des Hommes.
Seule
l’extase harmonique
Elle
seule m’importe
La
misère de la sexualité pré-génitale me sidère
Me
consterne
Je
tiens invariablement
que si
un Homme est un contemplatif
—
galant
Il
en sait toujours assez long
Et
que s'il ne l'est pas, il peut bien savoir tout ce qu'il veut
Cela
ne peut que lui nuire
Autant
dire que je vis comme dans un monde de zombies
La
seule vraie noblesse est celle de la contemplation galante :
Il
ne sert à rien de le dire
Il
faut la vivre
Et
prier le ciel de la connaître toujours
Puisqu’elle
n’est elle-même qu’un heureux concours de circonstances…
… Peindre
… Photographier
… Filmer
… Peut-être…
La
théorie me semble assez vaine…
La
poésie devrait rester secrète —
À
vous,
R. C.
Le 12 novembre 2018
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mardi 13 novembre 2018
samedi 10 novembre 2018
Deuxième Bureau des recherches sur l'amour et le merveilleux
Il
existe un deuxième Bureau
des recherches sur l'amour et le merveilleux (clic).
Merci
d’en prendre note.
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vendredi 9 novembre 2018
Perdre terre — dans le ciel — avec les dames...
Poésies
III
Les idées s'améliorent. Le sens des mots y participe. Le plagiat est nécessaire. Le progrès l'implique. Il serre de près la phrase d'un auteur, se sert de ses expressions, efface une idée fausse, la remplace par l'idée juste.
« La fidélité affermit les grandes passions », a écrit, justement, Porter.
*
La
plus fausse de toutes les philosophies est celle qui, sous prétexte
d’affranchir les hommes des dangers de l’amour, leur conseille la
légèreté, le cynisme et l’oubli de leur cœur.
*
Monsieur
V. faisait remarquer à madame de F. que l’on connaissait déjà du
temps de Chamfort le rapport qui existe entre l’abandon à la
jouissance amoureuse, le divin sentiment océanique et le sentiment
amoureux puisqu’il a rapporté ce qui suit — dans ses Caractères
et anecdotes :
—
« Une femme disait à M.... qu’elle le soupçonnait de n’avoir
jamais perdu terre avec les femmes : "Jamais, lui dit-il,
si ce n’est dans le ciel". En effet, son amour s’accroissait
toujours par la jouissance, après avoir commencé assez
tranquillement.
— Quel
homme, aujourd’hui, oserait évoquer le ciel à propos de ses
jouissances ! disait monsieur V., en conclusion.
— La
ruine d’un monde encore contemplatif et pastoral, son remplacement
par la guerre permanente menée par les moyens de la Banque,
de la Technique, de l’Industrie et du Commerce — telle qu’elle
s’est, et qu’elle a été, embrasée au 19e siècle —,
deux conflits militaires mondiaux — au XXe siècle — sont passés
par là ! » lui répondait-elle.
Le
30 août 2012
mardi 6 novembre 2018
jeudi 1 novembre 2018
La jouissance du Temps
Humeur
Il
n’y a, selon
la théorie sensualiste, qu’une vraie jouissance : celle du Temps,
ou quand l’homme n’est riche que de l’extase amoureuse. Celle
qui rejette la passion hystérique pour poétiser « l’union
accomplie ». Celle qui « a fait disparaître la nécessité de la
compensation du manque par l’éternisation du désir dans le poème
: l’amour lance la parole dans une infinie spirale où elle semble
perpétuellement posséder ce qui ne lui échappe jamais ». Ainsi se
lit la poésie du Journal
d’un Libertin-Idyllique,
rédigé entre 2006 et 2009 par R.C. Vaudey. Ainsi s’interpose,
avant la curée de la rentrée littéraire et contre la poésie
excitée du manque, cet étrange calme avec retour à la ligne
rythmé, cette évocation de Venise où l’amour se goûte sur le
quai et dans le palais caché, où l’étreinte est ondulée,
ductile et profonde, pas mise en scène. L’extase derrière le
verrou.
C’est
donc un
plaisir discret, ondulé, ductile et profond que cette poésie.
[…
]
Ces
deux poétiques n’ont
en fait rien à voir entre elles. Toujours est-il qu’elles savent
mettre leur lecteur d’humeur apaisée. Ce qui est sans doute la
quête du plaisir. À défaut de l’obligatoire bonheur dont les
pédagogues du bien nous rebattent les oreilles. Lisez, dans le
silence habité…
Jacques
Sterchi
La
Liberté (Fribourg)
Le
27 août 2011
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