Par-delà
les époques, les guerres et les Hommes passent...
Visiblement
la magie de l'amour
Nous
caresse de ses charmes
Qui
nous a pris
Tels
que nous étions
Épuisés
et tendus
— Dans
cette ambiance générale
«
Cataplysmique »
(Qui
vous fait comme un cataplasme de cataclysmes) —
Et
qui nous a laissés
Allègres
et pimpants
Tout
plaisantants
Riant
Comme
des canailles
De
je ne sais plus quel aspect méphitique du monde
(Qui
n'en manque guère)
— Il
s'agissait je crois
D'un
aspect assez gai
Si
l'on ose ainsi dire
De
la nef des fous du monde actuel —
Considérant
joyeusement notre bonne étoile
Qui
Dans
la meute hystérisée des chiens de guerre
Échappés
du chenil du vieil ordre patriarcal
— Qu'ont
détruit
Les
libertins roués
Et
les usuriers
Et
tous ceux qui
Pour
une raison ou une autre
N'y
aimaient pas leur place —
Qui
aujourd'hui se déchirent et se battent
Comme
une meute sans maître
Avec
les libertins roués
Et
les usuriers
— Et
certains de ceux dont on a dit
Qu'ils
cherchaient une place —
Qui
les manipulent et les excitent
Pour
les faire servir dans des guerres que chaque groupe
— Pour
son propre compte —
Mène
Et
qu'ils déguisent sous des formes
«
Économiques »
Pour
les faire passer
— Alors
qu'elles ne sont que la manifestation de leur misère spécifique
D'injouissants
embrigadés —
Considérant
Donc
Joyeusement
notre bonne étoile
Qui
nous a fait nous rencontrer
Et
découvrir et explorer ces territoires
Tout
à la fois neufs et archaïques
De
la délicatesse et de la puissance
Réciproques
et partagées
Dans
les mouvements sublimes-subtils
Des
grâces corporelles et sentimentales
Et
dans la jouissance paroxystique-harmonique
Et
l'abandon poétique
À
la jouissance de l'Être
Qui
Dans
les époques précédentes
N'avaient
pu occuper
Ni
les maîtres
Ni
les domestiques
Ni
les serfs
Ni
les usuriers
— Qui
Les
uns et les autres
N'en
avaient ni le temps ni le goût
Et
Pour
tout dire
Avaient
d'autres choses à faire
Et
que tout ça
– Pour
lequel ils n'avaient pas été pensés –
À
vrai dire
Dégoûtait
—
Et
qui
Dans
l'époque actuelle
En
ring où s'affrontent
Des
valets sans maîtres
Des
serfs encore plus serfs
Des
usuriers encore plus usuriers
Passe
pour le dernier degré
Du
ridicule et de la débilité…
Considérant
Donc
Joyeusement
notre bonne étoile
Qui
nous a menés l'un à l'autre
Pour
découvrir cet art qui est le nôtre
Si
particulier
Seul
résultat désirable
De
ces guerres insensées et déchaînées
Nous
riions
Au
souvenir de nos ébats
En
disant qu'une avant-garde comme la nôtre
N'était
pas près d'être rattrapée
Ni
même retentée…
Dans
l'instance d'une pénétration intense et caressante
Les
bras levés vers le ciel
Ou
prosternés comme pour le remercier
Dans
l'ondulance lactée
D'un
abandon gourmand
Ardent
et désarmé
Dans
une étreinte immense
Noyée
dans une débordance
Convulsive-éperdue-abandonnée
Nous
avions fait tourner la chance
Et
refait le monde
Retrouvé
sa vibration-danse
Celle
qui
Quoi
que fassent les Hommes
Ne
cesse de l'animer
Et
nous en étions ressortis
De
nouveau ressuscités
Ce
qui
Il
faut bien l'avouer
A
de quoi provoquer les rires et les alanguissement enamourés
Pour
finir nous disions :
Par-delà
les époques
Les
guerres et les Hommes passent
Mais
Le
puissant mouvement poétique du monde
Et
ceux qui le font être
Et
savent le goûter
Restent…
Ce
que tout un chacun
Pourra
à son tour vérifier..
Le
11 décembre 2011
.