Dans
l'onde des canicules
Loin
d'où gesticulent
Les
morts-vivants et les crapules
S'éploie
sans calcul
Et
sans aucun scrupule
Notre
amour qui ondule
Et
nous voit doux et forts comme des hercules
Dans
cette merveilleuse aise
De
l'amour charnel dans la fournaise
Le lendemain
Nous
allons un peu au loin
Dans
un vieux palais qui surplombe un canal
Où
Vivaldi
Ses virtuosités, sa mezzo-soprano et ses chœurs
De
l'introduction jusqu'au final
— Le
soir et même l'après-midi —
Nous
fait pleurer dans sa splendeur
(Penser
Avant
de se laisser submerger par la beauté jubilatoire
À
mettre des lunettes noires… )
Passer notre vie à nous aimer
À
bander et à jouir
Menés
par notre cœur
En
s'immergeant
Le
reste du temps
Dans
la musique baroque
Et
sa grandeur
Nous
paraît sans équivoque
Une
vie selon notre cœur
Finir dans l'un ou l'autre cas
En
larmes de joie
Rester
ensuite longtemps tous deux
Sans
voix
Dans
la jouissance du Temps et du merveilleux
Et
en goûter dans les jours qui suivent
— Et
en silence —
Longtemps
la rémanence lascive
Semble
à nos yeux
La
définition même de la chance
De
toute façon —
c'est tout à fait certain —
Nous
n'aimons rien…
— Que
l'amour charnel…
La
galanterie…
La
contemplation
– Et
ce monde
musicien…
Le 29 août 2016
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences)
2016
(Sur l'air de Antonio Vivaldi: Concerti della Natura (clic))