lundi 11 décembre 2017

Alumbrados y dejamiento








Au réveil, c’est encore la demi-nuit
La campagne — de glace — brille…
L’esprit clair et frais
Je me recouche à vos côtés
Heureux comme un vrai drille…


Plus tard
Dans notre sommeil —
Nous expérimentons
Toutes les figures de l’abandon
Et des enlacements
Qui sont aussi celles
De l’infinie exquisivité de la vie…


C’est Nicolás Gómez Dávila
Qui a écrit :
« Pour parler de l’éternité
Il suffit de parler avec talent
Des choses de chaque jour »
Un talent que nous n’avons pas toujours…
Et ni vous ni moi
N’avons jamais sensibilisé personne
À cette jouissance du Temps
À cette contemplation galante et à leur splendeur —
Que nous avons trouvées
Dont nous sommes en quelque sorte
Les « inventeurs »




Mais qu’importe
En écoutant ces Sonatas & Partitas
De Bach
Au luth —
On comprend aisément pourquoi
Pour faire saisir l’éternité dans l’instant même
(Hors de l’acte de l’amour où elle est comme nulle part ailleurs appréhendée
(Ainsi que Breton l’écrivait ))
Entre la musique et les arts plastiques ou les poèmes
Il ne peut y avoir de lutte…


Dans la douceur de cette journée
Par Johann Sebastian illuminée —
Notre amour s’écoule comme un miracle
la société du Spectacle
Serait depuis toujours et à jamais… désintégrée

 De plus, que pourrions-nous demander ?









Le 10 décembre 2017
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017





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