Au
réveil, c’est encore la demi-nuit
La
campagne — de glace — brille…
L’esprit
clair et frais
Je
me recouche à vos côtés
— Heureux
comme un vrai drille…
Plus
tard
— Dans
notre sommeil —
Nous
expérimentons
Toutes
les figures de l’abandon
Et
des enlacements
— Qui
sont aussi celles
De
l’infinie exquisivité de la vie…
C’est
Nicolás Gómez Dávila
Qui
a écrit :
«
Pour parler de l’éternité
Il
suffit de parler avec talent
Des
choses de chaque jour »
… Un
talent que nous n’avons pas toujours…
Et
ni vous ni moi
N’avons
jamais sensibilisé personne
À
cette jouissance
du Temps
— À
cette contemplation galante –
et à leur splendeur —
Que
nous avons trouvées
— Dont
nous sommes – en
quelque sorte –
Les
« inventeurs » …
Mais
qu’importe
— De
Bach
– Au
luth —
On
comprend aisément pourquoi
Pour faire saisir l’éternité dans l’instant
même
(Hors
de l’acte de l’amour où elle est comme nulle part ailleurs
appréhendée
(Ainsi
que Breton l’écrivait ))
Entre
la musique et les arts plastiques ou les poèmes
Il
ne peut y avoir de lutte…
Dans
la douceur de cette journée
— Par
Johann Sebastian illuminée —
Notre
amour s’écoule comme un miracle
Où
la société du Spectacle
Serait
depuis toujours et à jamais… désintégrée…
De
plus, que pourrions-nous demander ?
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017
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