lundi 30 juillet 2012

La contemplation galante



 Poésies III



Les idées s'améliorent. Le sens des mots y participe. Le plagiat est nécessaire. Le progrès l'implique. Il serre de près la phrase d'un auteur, se sert de ses expressions, efface une idée fausse, la remplace par l'idée juste. 



La contemplation galante — la jouissance du Temps, la flottance est le propre du Libertin-Idyllique. L’insouciance de toutes les affaires du temps, les mots d’amour dits à propos, les façons de faire délicates, font l’homme sensualiste ; et, plus il a de tout cela, moins il tient du vulgaire. Toujours une caresse, une illuminescence partagée, un moment de concorde océanique, font plus pour la beauté de l’amour et du Temps qui s’ouvre alors que toutes les leçons des maîtres — ignorants de cela, pour la plupart — de l’illusion et de l’ignorance philosophiques.
L’art d’aimer ainsi servira plus à quelques-uns pour connaître — dans le moment où ils en seront devenus insoucieux — le sens du monde et de leur vie, que les sept arts libéraux tous ensemble — et le reste, que je ne nomme pas.




Le 30 juillet 2012.