vendredi 23 mars 2012

LA SPLENDIDE RENAISSANCE DU MONDE...



Commencer un rendez-vous galant
En examinant les probabilités et les raisons
D’une guerre civile ou d'une révolution
En se disant
Qu'au regard de la situation actuelle de ce pays
– Et de celle qu’il connaissait
Lorsque l’avait saisi
Il y a près d’un demi-siècle 
(Alors qu’il était dans l'euphorie et la passion de la technique et de la consommation)
Son dernier grand ébranlement
Et alors qu'aujourd'hui
Se dévoile
À tous
Tout l'atroce des conséquences de cette euphorie et de cette passion
Dans le même temps que leurs manipulateurs
En boucs émissaires
Bien en évidence
Se dégagent
Insolemment –
Tout semble donner mille fois plus de raisons
Aujourd'hui qu'alors
À l'explosion de la colère des hommes
Ou à leurs affrontements…
Commencer ainsi un rendez-vous galant
Est vraisemblablement d'époque…

Le continuer en plaisantant
Sur une possible radio sensualiste
Sur le Net
Que nous ferions
Vous
Terrassée de rire
Rien qu'en devinant
Mes gestes de professionnel
Et mes lancements
Voilà ce que jamais
On n'aurait pu imaginer
Auparavant

Ce qui nous entraîne hors du siècle
Et qui nous ouvre au Temps
Ce sont les baisers qui suivent
Dans le printemps
Et tout ce grand mouvement
Ce merveilleux ébranlement
Où je vous gâte
Et je vous aime
Comme on doit aimer celles qui aiment qu'on les aime
Vraiment
Et qui ne se rencontrent pas si souvent

L’union d'un homme et d'une femme
Où la gaucherie
L'inexpérience
La peur
Le ressentiment
Les malheurs précédents
Et les réflexes de clans
N'entraînent pas
Immédiatement
Des attitudes
– Psychophysiologiques –
De soumission ou de domination
Avec tous les scénarios qu'elles entraînent
On le sait
Est l'exception

Je vous aime comme on aime en commençant
Dans la délicatesse et dans l'ivresse du moindre effleurement
Je vous aime comme on aime à seize ans
Avec cette différence tout de même
Que je connais parfaitement tout le beau
Puissant mais délicat mouvement
Qui mène
En m’y abandonnant
À la jouissance suprême
Celle dont on rêve  à peine à seize ans
Celle dont nous savourons ensuite encore longuement
Les infinies rythmiques constrictions

Le soir et le jour qui suivent
Vous me câlinez dans l’abandon

Ensuite il y a notre jardin
Couvert de violettes
Dont nous nous enivrons

Enfin
Aujourd'hui
Dénudé dans le soleil
Je goûte la splendide renaissance du monde
Et le printemps…
Tout en vous écrivant…



Le 23 mars 2010.