Ma
conscience
— Enfin
ce qu'il en reste —
S'éteint
avec ceci :
« Vous distillez dans tout mon être
Depuis
toujours
Un
élixir de jeunesse
Qui
me donne une ivresse
Qui
me dissout dans une félicité inimaginée »
Ce qui n'est pas
Une
phrase
de réveil de sommeil d'amour
Mais
tout l'opposé :
Une
phrase de pâmoison extasiée…
En quelque sorte la transcription
De
ce qui m'a traversé
— L'esprit,
le cœur et le corps —
Après
que la dernière des dernières
Ravageantes
vagues cloniques
De
notre longue
Puissante
Profonde
Miraculeuse
Catalepsie
orgasmique
M'eut
laissé sans force
Sur
la plage de votre corps…
On dira
Que
je fais bien des phrases
Avant
que de m'évanouir d'amour…
Parmi tous ceux
— De
toutes les époques —
Que
je connais pour les avoir lus
Ces
phrases nul ne les avait vécues
Ou
— Dans
le cas contraire —
N'avait
pris le plaisir de les noter
Ou
n'avait estimé bon qu'on les évoque
— Et
tous auraient donc ainsi choisi de les taire…
À défaut d'être le maître de son destin
Il
est loisible à chacun
D’être
— Selon
le mot d'un écrivain —
Le
secrétaire de ses émotions
(À condition d'en avoir
Et
de ne pas se mépriser)
… Et
de ne pas être
Ce
qu'un autre appelait
Un
benêt
:
Une
conscience terne
Pour
laquelle toute splendeur
Toutes
jouissances sont pauvres…
À
jamais…
J'ajouterai donc ceci
— En
invite majestueuse — :
« Amants
— Autant
que vous le pouvez —
Ne
laissez pas l'injouissance de la société du spectacle
Et
le spectacle de la société de l'injouissance
Vous
divertir de votre éternité… »
…
« Amants jouissez de concert toujours davantage »
Qui
me vient à l'instant
Est
—
elle —
une phrase
détournée
C'est-à-dire
poétiquement
améliorée
Et
précisée par le feu de l'expérience renouvelée…
Puisque ces phrases me viennent en « écrivant »
Dans
la rémanence de l'extase
Comment
devrais-je encore les qualifier ?
Mais à ce moment je suis sans forces
Pour
chercher davantage…
Aujourd'hui
— Lorsque je
ne les chuchote pas à ce petit écran —
Je
jouis du Temps…
Je
respire…
Et
Et
Allongé à vos côtés
Je
regarde le monde à l'envers
Les
yeux dans le vague
— Alangui…
Comme
un chat sans projet qui s'étire…
Le 4 septembre 2016
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences)
2016
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