vendredi 29 mai 2015

Irrévérence printanière absolue (Fatrasie gouailleuse)







Alors que les queues-fourchues
Voletaient au-dessus
De la grande cig
À l'impromptu
Jaillirent des feuillus touffus
Filant comme des obus
Trois blancs-culs
Suivis — ce qui est plus inattendu —
Par un halibut
Avec une mine de fouette-cul
Telle que je n'en avais vue
Depuis Gaylu… —


Mollement étendu
Dans l'herbe moussue
Près d'un rupt
Caressé d'un zéphyr melliflue
À mille lieues de toute cohue
Involu de l'éperdu de l'Absolu…
Dans l'anti-circonvolu...
Où je reposais – confondu —
Éperdu
Absolu
Anti-circonvolu
Où j'étais finalement advenu
Ouvert enfin à tous les haïkus
En négligeant toutes les morues
 Qui auraient bien voulu
— À l'époque où j'habitais Honolulu —  
Que je les eusse distendues
Avec un mât de paille-en-cul
Et même plus
Ou que je les eusse moulues
À grand renfort de pan-pan-cucul
Dieu que j'en ai connues 
Des tordues
Des perdues ! —
Sans oublier non plus
Tous les malvenus
Les m'as-tu-vus
Les malotrus
Bien souvent lèche-culs
Et toujours cuculs
Qu'il avait fallu
Que j'exclue
De ma vue
Pour que — sans guru —
L'Invoulu
Me soit enfin connu…
Enfin parvenu
Disais-je — dans l'Inattendu
L'Inconnu
(Dont j'aime désormais l'air de déjà-vu)
Par un détour détendu
Plutôt membru —
Et jusqu'alors in-vu…
Décidé d'être assidu
À cet Invoulu
Je restais cependant confondu
Par ce que j'avais vu !
Et avais-je bien vu…
Ou avais-je eu la berlue ?
Étaient-ce des dahuts
Des zébus
Ou vraiment des blancs-culs ?
Cela restait ambiguë…
Et le halibut
Avec sa sale gueule de merlu ?
M'était-il déjà connu
Ou totalement inconnu ?


C'est à ce moment que j'ai su :
Avec tout ce raffut
Et cette bande de peigne-cul
Jaillis du talus
L'Invoulu
Je l'avais reperdu !


(L'Invoulu
C'est bien connu
Si t'y penses, c'est foutu !)


Déçu
Je pris une queue-de-morue
Pour peindre des coccigrues
Crépues
Assez incongrues
Mais pas mal foutues…


Et c'est là qu'admirant les coccigrues
Velues
Je me suis reperdu de vue !
Revenu
Ni vu ni connu —
Dans l'Incorrompu…


À peine refondu dans l'Absolu
Comme un bizuth —
J'entends à nouveau un chahut :
Un hippocampe-feuillu
Un rhinocéros laineux — donc barbu —
Et quelques hotus
Bien dodus —
Faisaient du ju-jitsu
Près de mon rupt
À grands coups de passe-rebuts
Vermoulus
En guise de nunchakus…
Un truc archi-connu
De tous les ingénus
Qui amuse toujours les jabirus
Qui habitent ma rue
Mais quand même pas conçu
Doux Jésus ! —
Pour la jouissance détendue
De l'Absolu


Vraiment déçu
Par ce monde mal foutu
Où cette jouissance n'est qu'un rebut
Superflu
Et où personne ne se perd plus
Dans le super flux
De l'Absolu
Mais où le seul flux
Qui intéresse encore cette bande de cocus
Vaincus
Hypertendus
Toyotistes de mon cul
Est le flux tendu !
Sans m'avouer vaincu
Pas même rendu bourru
Par les abus
De tous ces carrés-bossus —
J'en pris mon parti — mis – par-dessus –
Mon pardessus —
Et m'engageai dans l'advenu
Le cœur ouvert à l'inconnu…


La suite est une chanson connue…






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