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« On le voyait guère [Abetz] qu'entouré de « clients »... courtisans, clients-courtisans de toutes les Cours !... les mêmes ou leurs frères... vous pouvez aller chez Mendès... Churchill, Nasser ou Khrouchtchev... les mêmes ou leurs frères ! Versailles, Kremlin, Vel' d'Hiv', Salle des Ventes... chez Laval ! de Gaulle !... vous pensez !... éminences grises, voyous, verreux, Académistes ou Tiers-État, pluri-sexués, rigoristes ou proxénétistes, bouffeurs de croûtons ou d'hosties, vous les verrez toujours sibylles, toujours renaissants, de siècle en siècle !... continuité des Pouvoirs !... vous cherchez certain petit poison ?... tel document ?... ce gros chandelier ?... ou ce petit boudoir ? ce groom dodu ?... il est à vous ! un clin d'œil ! vous l'avez là !... tout et tout !... Agobart, évêque de Lyon (632) se plaignait déjà, rentrant de Clichy (Cour de Dagobert) que c'était, cette Cour, un de ces bouges ! ramassis de voleurs et pétasses !... qu'il y revienne en 3060 Agobart de Lyon !... voleurs et pétasses ! il retrouvera les mêmes ! pardi !... Éminences-Grooms et morues de Cours ! »
Louis-Ferdinand Céline
D’un château l’autre
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