Au
matin
Les
abeilles
Dans
le soleil
De
juin
Font
la merveille
L'air
bleu et heureux
Et
tout le tilleul
— Pour
nous seuls —
Bourdonnent
—
Matin
de juin
Chargé
de verdeur
De
force
Et
de jeunesse incommensurables
Qui
en mon cœur
De
tous les matins de juin résonne
Je
te bénis pour ton retour
Et je
te déclare mon amour…
—
Plus
tard
À
notre bain
L'orage
tonne…
Sans
peur
On
s'étonne…
Au
lit
De
baisers
De
volupté
On
frissonne…
Et
puis soudain
Le
monde explose
La
foudre s'abat à deux pas
Le Déluge
sur nous fond
Et
nous martèle de sa grêle…
— Mais nous,
nous pénétrons
… Dans
l'Intemporel
Et
nous dissolvons
… Dans le Ciel
C'est
une voie royale
Étroite
et divinement ondoyée
Pour
un Triomphe olympien
Vraiment
démesuré
Que
nous fait ce même monde
Qui
partout
Autour
de nous gronde
Et
fulmine
Et
réduit à rien
Tandis
qu'ici l'ondine
Et
l’on musarde
Gourmandement
En
osmose
Dans
ces courants
Nous
entraînant
— Formidablement —
Vers
l’Apothéose
Et
on bénit profondément la vie
Par
ce mouvement de Paradis
Jusqu'à
ce que la Joie
En
tornade
Nous
foudroie
Et
— Comme
une grenade —
Nous fasse voler
… Dans l'Éclat
—
Aujourd’hui
Sur
un écran, on voit
À
quel point le monde
Cet
après-midi-là
Nous
épargna
—
Le 17 juin 2019
R.C.
Vaudey
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2019
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