lundi 4 juillet 2016

« Le génie n’est que l’enfance retrouvée à volonté »










« On se prend au berceau »
C'est la phrase qui me viendra au réveil
Et on s'emmène au septième ciel
Avec une ardeur
Une fougue
Une douceur
Qui font le monde merveilleux et rieur…


C'est très beau…
Et j'en reste sans mots
Ou à peine —

Baudelaire
Pensif —
 Qui ne nous quitte pas
Ou à peine —
 Le voit…
Il me donne les siens et sa peine
Pour qu'à l'aune de ma Joie
Affirmatif —
J'en fasse :




CAELUM ET TERRA




Je sais, ton cœur souvent se déploie, Héloïse,
Loin du noir océan de l'immonde cité,
Dans un autre océan où ta splendeur irise,
Bleu, clair, profond, ainsi que ta sublimité !
Je sais, ton cœur souvent se déploie, Héloïse

La Terre, la vaste Terre, conforte nos ardeurs !
Quel génie a doté la Terre, douce chanteuse
Qu'accompagne l'immense orgue des vents charmeurs
De cette fonction sublime de marieuse ?
La Terre, la vaste Terre, conforte nos ardeurs !


Garde-nous là, grillon ! Garde-nous là, musardise !
Toujours ! Ici la Joie est faite de nos heurs !
Il est vrai que souvent le beau cœur d'Héloïse
Dise : Loin des remords, des crimes, des douleurs,
Garde-nous là, grillon ! Garde-nous là, musardise !


Comme nous sommes bien, paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n'est qu'amour et joie,
Où l'être que l'on aime est digne d'être aimé,
Où dans la volupté pure le cœur se noie !
Comme nous sommes bien, paradis parfumé !


Et le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les pianos vibrant, derrière les collines,
Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
Et le vert paradis des amours enfantines,


L'innocent paradis, plein de plaisirs lascifs,
Toujours beaucoup moins loin que l'Inde et que la Chine
On peut le rappeler avec des cris naïfs,
Et l'animer encor d'une voix argentine,
L'innocent paradis plein de plaisirs lascifs








R.C. Vaudey, le 4 juillet 2016



Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2016





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