Nous
expliquerons, un autre jour, pourquoi, selon nous, « il y a
partout beaucoup plus de fous qu'autrefois ».
Il
y a peu d'occasions — pour des gens tels que nous — de trouver
les foules bon enfant, portées au silence et à l'émerveillement.
Les
feux d'artice — qui simulent les splendeurs des aurores boréales
ou les illuminations et les grondements fabuleux des orages — ont
ce même effet d'excercer sur les hommes leur pouvoir de fascination
— muettte ou exclamative…
Et
nous, qui accordons une si grande importance à ce qui reste —
malgré tout — de capacité à l'émerveillement dans l'homme
d'aujourd'hui, nous pensons à celles et à ceux qui furent fauchés
dans ce rare moment d'innocence de leur vie, et, plus encore, nous
nous associons — sans pouvoir en ressentir l'insondabilité — à
la peine de celles et de ceux qui les ont perdus.
Pour
le Bureau :
Héloïse
Angilbert & R.C. Vaudey
.

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